POUR LA FÊTE DE LA PENTECÔTE
Viens, descends, Esfiril Créateur, Espril-Sainl, source de luuiiôrc; Descends divin consolaleur.
Des cieux viens ouvrir la barrière,
L'univers dont lu fais l'espoir, Cel univers qui va renaître.
Arrosé du sang de son maître, Est digne de te recevoir
Hélas 1 nous le pleurons sans cesse Ce raaîlre rempli île bonté.
Du Seigneur aux cieux remonté Acquitte aujourd'hui la [iromesse.
Fais luire aux yeux des nations Ce trésor de lois, de mystères, El ce jour brillant dont nos pères N'ont vu que de faibles rayons.
Viens parr.ii les mortels, Esprit-S.ùnt qu'ils atten
fdent.
ŒUVRES RELIGIEUSES DE J.-.I. LEFRANC MARQUIS DE POMPIGNAN
Ma;s quel souffle bruyant? les cieux sont ébranlés ;
Quels fiémissenienls redoublés !
Quels éclairs partout se répandent !
Quels tourbillons de feu descendent
Sur les ûdèles assemblés
Ce bruit, ce tonnerre Est-il pour l;i terre Heureux ou fatal ? Ce bruit, ce tonnerre Est-il un signai De paix ou de guerre?
Non, non, rassurez-vous, mortels Irop cCTrayés ; Reconnaissez les biens qui vous sont envoyés
Par nn Dieu qui vous aime.
C'est ce Dieu que vous revoyez
Dans un autre lui-même.
Lien du Père et du Fils, Au Fils, nu Père scnihlablo; Dieu comme eux. Etre inclfiilile.
;,Tu parais, et nous remplis De ta présence adorable.
Répands sur nous tes faveurs ; Eclaire, attendris nos cœurs.
Rends l'homme à tes lois docile- Flambeau de nos tristes jours, Notre âme triste et fragile Ne peut rien sans ton secours.
i;'en est fait, le Seigneur sensible au vœu des jnsîcs Consomme son ouvrage, et déclare son choix. Marqués d"uu sceau de feu, ses euvoyé» augustes
Vont donner des leçons aux rois.
Us déconcertent les faux sages;
Et leur bouche annonce aux mortels
Dans mille différents langiges.
Du Dieu qu'ils ont trahi les bienfaits éternels.
Troupe sainte, nouveaux prophètes, Volez où vous appelle un devoir glorieux. Du souverain du ciel lidèles interprètes.
Publiez sa gloire en tous lieux.
Les Hébreux, vos malheureux frères, Vous deranndent vos premiers soins; Mais des nations étrangères Soulagez aussi les besoins.
Au delà des tombeaux de l'onde, Portez la semence féconde De la grâce et delà ferveur.
Toutes les régions du monde Sont l'héritage du Sauveur.
La vérité sainte Régnera sans crainte Dans tout l'univers; L'esprit du mensonge S'enfuit et se plonge Au sein des enfers.
Dans son noir asile L'affreuse Sibylle Demeure sans voix.
Los tyr.i'is succombent,
Mil
Et les bourreaux tombent Au pied de la croix.
0 iriomplie éclatant I ô céleste parole !
Tu nous ouvres les yeux, tu brises nos liens.
L'idolàlre renverse et brûle son idole :
Le soleil dans son cours voit partout des chrétier.û.
HYMNE VH.
POIR LA FÊTE DE l' ASSOMPTION.
Accourez, enfants de lumière.
Vous esprits, qui brûlez d'un amour immortel ; Votre reine ici bas termine sa carrière;
Elle monte aux portes du ciel.
Volez, ouvrez-lui la barrière
Des lieux ou régne l'Eternel.
Etendez vos ailes rapides.
Chérubins, soutenez ses pas.
Empressez-vous d'être ses guides.
Et que ses augustes appas Enchantent vos regards timides.
Le Dieu que ses flancs ont porté, La reçoit, l'embrasse et lui doimc Le sceptre de l'éterniié.
Sur son front il met la couronna; Et des plus purs rayons île la Divinité Sa main l'éclairé et l'environne.
Quel spectacle orne les cieusl Sur un trône radieux
Une Vierge s'est assise :
Le Seigneur sur elle épuise Ses dons les plus précieux.
Du triomphe de sa mère ]| contemple l'appareil ; Elle marche, et du sulei.
Sous ses pieds brille la sphèro.
La mortjetle un cri perçant Qui trouble les noirs abîmes :
L'enfer qui perd ses victimes, Lui répond en rugissant.
Fille de David, tu ramènes, Les jours d'innocence et d.'espoir.
Les démons n'ont [itus de pouvoi.r.
Et l'homme est libre de leurs chaînes.
Fille Je David, tu ramènes
Les jours d'innocence et d'espoir.
Que de biens nous t'allons devoir t Que tu vas nous sauver do |ieincs
Fille de David lu ramènes
Les jours d'innocente et d'csi)ûir.
"^ Par nos hommages attcndiie, Fléchis pour nous un Dieu, l'objet de ton amnur. Souviens-toi dansl'éclai de la céUsie cour,
Du sang qui t'a donné la vie,
El des lieux où tu vis le jour.
Les cieux deviennent ton séjour,
Mais la terre fut la patrie.
Fiétliis pour Rou.s un Dieu, l'objet de (on amour
tu:, l'UKMii.ui. l'AUiii:. loisii-s sm ai
rriiiiii|ilie uvri- Ion Vi\», ri-itm- un iiiilii-u des »nt;i'*, lti-^'ii-> . asHure à jamais lu Ixinlirur i!es liuinaiiis.
(,>iti- It) ciel iMiviTl |i;ir li's iiifiins Ki'ItMitisso ili' li'S lim.iiii^cs.
Tu (liiiii|iles rciili'i' ol iKdis vonijes Du l'.'iliil criiieini i|ui tiouhlait nus deslins.
rii(iin|)lie avi'C ton l'ils, ri'i;iic nu niil'u'ii des ang^s, lt)>);iie : assiiri! fi jnmai» \e, liiuilinir (li;>< hiiiiKiiiis.
HVMM' Mil
povii i.\ n":Tii i>K SAINT ji-.AN-ii.vrTisTr.
D.His lo ilésoi'l une voix fiio (.)iii iiMiii jimioiico lo Si'igiH'ur.
J'cnli'iuls ck's pnrolos de vie, El je vois le jour du boniieur.
In oiifaiil vient ilo luiîlro nu ntilicu ilis froiliges. yiii'l osl-il it't eul'anl, ohjel il • laiil d"auiour? Il ii'esl pas la lumière, il précède le jour, Et le Christ suivra ses vestiges.
Il sV-sl élevé coniuic un fi'u.
Cliargé du plus saint niiiiislére.
Du maître qui l'envoie il reniplira le vo'ii. Sun front du sci'au divin porte le caractère. Dieu l'a sanctifie dans les flancs de sa mère, F.t dans ces mêmes .lancs il a connu son Uieii.
Sublime enfant, l;i terre e( l'onde De les cris senlent le pouvoir.
Jusqu'en leur racine profoiule Les rochers semblent s'émouvoir.
PiU'le, lonne, remplis le monde De terreur, d'amour et d'espoir.
Mais déjà le nouveau proplicle
Est suivi d'un peuple nombreux.
Les étrangers et les Hébreux
Du ciel écoutent l'inlerprèle.
Sh voix les instruit, et sa main ElVace leurs souillures Dans les llnts du Jourdain :
Présage des grilces plus pures
Que promet à ses créatures Leur maître souverain.
Ce maiire si puissant lui-même s'humilie. Sur lui nièiiie il remplit les décrets éternels Qu'.iuit yeux des nations son précurseur publie. Il reçoit dans les eaux les signes solennels. Qui seront pour tous les mortels Le gage précieux d'une nouvelle vie.
Enfant d'Elizabetli, quelle gloire pour loi!
Qui pourra dignement célébrer tes louanges? Tu méiilas par ton empldi L'envie et le respect des anges.
Eiifant d'Elizabeth, quelle gloire pour loi?
Mais quel ordre a proscrit sa têle?
A qui de si beaux jours sont-ils sacrifiés? Où vas-tu, femme indigne? Arrèie.
;i:s ET l'iiu.nsoi'lllgll.s. IIVM.NES. IliO
Tu demandes ton sang! Cuiiis plutôt h ses pied.'i Te l'al};ner dans l'ciii Aulntaire, Ui'i de ton uinour adultère Les flambeaux impurs &uiciit noyés.
Le ciinie se cunsunimc, et le Prophète expire.
Mais qu'il est content de son sort!
.Ministre du nouvel empire.
Il mi'uri, et voit linir le règne de la ^mort.
Quille (dus brillanio (;ariiéro !
Ses niiiins oui ouvert la barrière .\ti vrai soleil do l'univers.
Los léiièbri's duraient encore; L'instant qu'il naquit, l'ut l'aurore Du jour (pie craignaient les enfers.
Quelle [dus brillante carrière 1 Ses mains ont ouvert la barrière Au vrai soleil de l'univers.
Trop heureux fils de Zacliarie, C'est par toi qu'au fils de Maria Les premiers tributs sont olfcrts.
Quelle plus brillante carrière I Ses mains ont ouvert la barrière Au vrai soleil de l'univers.
Qu'au souvenir de sa naissance La terre chante avec les cieux.
Que son nom soit béni ; que sa léie eu tous lieux Soil un jour de réjouissance.