HYMNE LK
Orn LA FÊTE DE SAINTE GENEVIÈVE, PA- TRONNE DE PARIS.
Qui conduit ces jeunes troupeaux Sur les rivages de la Seine ?
Quelle bergère les ramène Au bercail des prochains hameaux ?
Germain (45) l'aperçoit et s'arrête.
Il lit ses vertus dans ses yeux;
Il lit dans les décrets des cieux
Quel bonheur pour elle s'apprête.
Le pontife sacré la présente aux autels. Et l'unit à son Dieu par des nœuds immortels.
Reçois ton épouse nouvelle, Agneau sans tache, auguste époux.
Elle l'offre un amour fidèle; C'est pour toi l'encens le plus doux.
Séjour des rois, cité maîtresse, Quelle garde pour tes remparts I • Son sexe a perdu sa faiblesse; L'enfer et l'ennemi redoutent ses regaids.
Le tyran des énergumènes Cède à sa voix qui le poursuil.
Elle parle : il blasphème et luit, Il fuit, et ses menaces vaines Tombent dans la brûlanle nuit, Où lui-même il reprend ses chaînes.
(45) ENêqiie de Paris.
OlitiVRES COlliM.. DE LeFRANC DU PoMPIiJNAN. IL
Mais des glaces du Nord. • Quel uionslre dans la France Apporte la vengeance, L'esclavage elld mori I Fléau du ciel qui gronde Sur les tristes humains, Les châtiments du monde Sont rerais dans ses mains
Auila cependant plein d'orgueil el de rage. S'avance vers Paris, désole nos climats. Son nom remplit d'effroi nos plus braves soldats; La bergère se montre, et leur rend le courage.
Du cit^l qu'elle a fléchi pour eux
La f.ivcur se déclare.
Sa croix {hh), sa houlette et ses vœux
Triompiient d'un barbare.
Bienfaits trop peu connus, ou trop peu révérés ! Quels nuages affreux sur ses jours vois-je éclore? L'envie ose ternir un éclat qu'elle abhorre.
Vierge innocente, vous pleurez (46) :
0 douleur ingénue, et que le crime ignore!
Et qu'obtiendront ces cœurs jaloux Par l'imposture la plus noire?
Rendez plutôt grûce à leuis coups; 11 ne manquait à votre gl.oire Que les traits lancés con'lre vous.
Le succès des méchants leur est toujours funeste ; La \criu les confond, les écrase à son tour. Ame sainte, volez dans l'empire céleste De la concorde et de l'amour.
Sur le tombeau d'une bergère
Implorons le divin Pasteur.
Que ce dépôt sacré qu'en nos murs on révère, Fixe à jamais sur euv les regards du Seigneur,
El qu'il détourne sa colère.
Sur le tombeau d'une bergère Implorons le divin Pasteu