POUR LA FÊTE DE SAINT LOUIS KOI DE FRANCE
Fraiiçais, voici le jour de gloire,
(4-4) Le jour qu'elle fit vœu de chasteié entre les mains de saint Germain, ce prélat lui attacha au c(iu une monnaie de cuivre, sur laquelle était gravée une
croix. Sainte Geneviève porta toujours jusqu'à sa mnit, cette marque de sa consécration.
(13) Voy. ce trait dans l'histoire de sa vie.
I2ÏJ l'UK.MiKUF l'Auni: l'OKsiKS s\i;uKi;s i;r l'iiu.osui'iiioiF.s. —hymnes. hzo
Li* jour où lescliants li>s |i|iis ilniit De l'aieiil des Bourbons CL^èbrent lii ini'--
[iiioiro ; Cœurs fr.-inçflis, a|>|)lnuilissc2 tous.
Couvroin ilf fliHirs i-i il.' rt'iiill;<gcs La iloineinc paisilili- oi'i Lmi s liiit >a <oiir. Kiis aieu\ yporlaKiil les till>iii~ <li- l'amour;
l'orloiis y lies \a-iu, îles liuiiiinagcii Oui niontcnt jusqu'à lui dans lo divin sciour.
() VinciMitics, pinliiis cliampiMro, Tes bois aiiliiiucs, Il-s verj^ers Husst'iiiliJnienl autour do U-ur maître Lesgiiiiids, le peuple, ul les bergers.
Du premier .1|;o Toutrappelail les mœurs.
C'était le tjago Des célestes faveurs ;
C'était l'image Du règne des pasteurs.
Raisonnez, hautbois et muselles, Conservez-en le souvenir.
Echos de ces mêmes retraites Vous le direz encor aux siècles à venir.
Quel éclat sur son front; quelle majesté sainte! Qii'd savait inspirer de respect et de crainte Lorsqu'il était assis dans le temple des lois ! Qu'il donnait de leçons et d'exemples aux rois,
Quand le glaive de sa justire Frappait le faux honneur, le blasphème, le vice, Et du tiôiie insulté vengeait les justes droits I
Mais avec quelle ardeur guerrière Il s'arrache au repos, et brave le trépas! Il terrasse Albion sous l'effort de son bras. Des rebelles servaient celle rivale altière ; Son essai fui de vaincre, et leur défaite enticic Signala ses preniieis combats^
loin de nous désormais de nouveaux soins l'enir.ii-
[nuiit.
Jérusalem esclave implore un bras vengeur. Il entead vos cris de douleur, Chiéiicns infortunés qii'enchaiiieiit Les ennemis de son Sauveur.
Il part brûlant de zèle.
Tremblez peuple iiitidèle Au ■bruit de ses exploits.
Redoutez à la fois Redoutez sa vaillance, Les drapeaux de la France, L'èleiidord de la croix.
L'Egypte s'assemble et frissonne.
Le héros des chrétiens marche cl conduit leurs pas : Les anges de l'enfer excitent leurs soldats : Parmi les flots du Nil le sang coule et bouillonne. Hélas! du Rédempteur, de son nom précieux
Louis cherche à venger la gloire.
Sa valeur biille dans ses y. ux,
Sa foi lui promet la vinoiro ; Il combat, il la perd : Louis bénit les cioiix.
i*Io"iels, a Inions la puissance (Jiii l'épi Olive par ces rij;iieurs ; Va CDiniiif lui (le nos malheurs Keiidoiis givicc h la l'rovidenco.
Ce sont de nouvelles faveurs Que nous ménage sa clémence.
Quel exemple d'un cœur magnanime et soumis !
Mais que feront s. s ennemis*
Vont-ils insulter h ses peines?
Sera- i-il accablé de fureurs inhumaines,
Et d'outrages multipliés?
0 miracle ! 6 vertu ! Louis est dans les chain s.
Et ses vainqueurs sont h ses pies.
Des cruels enfants des Tartarcs Au vaincu le sceptre est oITert.
Sarrasins ei Français, courtisans et barbares, Inlidcle ou Chrétien, tout l'adore et le sert.
Reprenez ce tribut profane Que dédaigne Louis, et que le ciel condamne; Cessez, peuple odieux, un téméraire effort. Eh ! quels sceptres pourraient exciter son cnvio! Deux trônes seulement ont dû remplir son sort:
Les lis durant sa vie,
Le ciel après sa mort.
C'en est fait. Dieu l'appelle, et du sein de la guerre Il monte aux lambris radieux.
Sonnez, trompettes de la terre.
Sonnez, unissez-vous aux trompettes des ci ux.
Ainsi Louis obtient la palme qu'il désire;
Quel protecteur pour cet empire^ !
0 monarque, ô saint roi, favorisez nos vœux ; 0 peuples, ô Français, méritez d'être heureux
Que nos climats soient les asiles El de la paix et de l'honneur.
Que la concorde et le bonheur
Habitent dans nos villes.
Que nos champs soient toujours cultivés et iranqiiii'Ls. Encourageons le laboureur
Dans ses travaux utiles.
0 monarque, ô saint roi, favorisez nos vœux ; 0 peuples, ô Français, mériiez d'être heureux
Des mœurs conservons l'innocence.
Des arts qui suivent l'opulence Prévenons l'abus criminel.
Que de l'impiété l'effroyable licence
Ne trompe point la vigilance Des sages défenseurs du trône et de l'autel. Qu'ils sachent l'un de l'autre affermir la puissance; Que pour l'honneur des lois, pour la cause dn ciel, Ils soient toujours d'intelligence.
O nionarqno. ô saint roi ; favorisez nos vœn? ; 0 peuples, ô Français mériiez d'êire heureux.
i23l ŒUVRES RELIGIECSES DE J.-J,
Que Louis m ce jour dans la gloire immortelle, De son peuple cliéri reconnaisse la voix. Qu'il soit de ses enfants à jamais le moilèle, El que du haut des cieux il règne avec nos rois.