‹ Œuvres completesChapitre 156 sur 232 · POUR LA FÈTK DE TOUS LES SAINTS · texte numérisé non relu

POUR LA FÈTK DE TOUS LES SAINTS

Quels accords! quels concerts augustes I Quelle pompe éblouit mes yeux !

Fais silence à l'aspect des justes, Terre, écoute léchant des cieux.

0 divine et tendre lia-mouie, Que vous nous inspirer de respect et d'amour ! Anges, espiils de feu, dont la troupe est unie Aux nouveaux liabitanls du céleste séjour, Vous seuls pouvez cliaiiter la grandeur infinie

Du Dieu dont vous formez la cour.

0 divine et tendre harmonie Que vous nous inspirez de respect et d'amour !

Dieu se montre sans nuage Aus regards des bienheureux; ,1s contemplent de son visage Les traits sereins et lumineux.

Voyez autour de liii les ministres fidèles. Qu'il cboisit pour instruire et la terre et ses rois. 0 princes de l'Eglise! ô liéros dont la voix Cl.arma les cœurs soumis, confondit les rebelles.

Les martyrs, ces brillants vainqueurs

Dû la nouvelle Babylone,

Le front ceinl d'immortelles fleurs,

Sont assis au pied de son trône.

Je vois briller du haut des airs

Les couronnes qu'ils remportèrent

De la défaite des enfers;

Et leurs vi^lemenls sont couverts

Du sang précieux qu'ils versèrent

Tour le salut do l'univers.

Les vierges, ces tendres victimes, De leur chaste amour pour l'époux, Demandenl grâce pour nos crimes.

Et nous dérobent à ses coups.

Ils IriomphenI, ils jouissent Du fruit de leurs combats.

Que nos chants ici-bas

A leur bonheur applaudissent;

Chantons le Dieu qu'ils bénissent, El marchons sur leurs pas.

Nous enchaînent à leur char.

Seigneur, rends-nous l'héritage Que mérile noire foi.

fj'esl languir dans l'esclavage Que de vivre loin de loi.

Désarme, arrête la lurie Des démons révoltés, et de l'enler jaloux. Nous sommes tes enfans, tu fis le ciel pour tous.

Et pour tous lu perdis la vie.

Le temple de la gloire est la seule patrie, Qui soit digne de nous.

Rentrez dans le néant, volnplés périssables.

N'empoisonnez plus les mortels.

Coulez, torrents inépuisables De plaisirs sans mélange, et de biens éierne.s.

HYMNE XIIL

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