C..ni iribuil fada, atquc iras adjunxil acerbasi
Quare relligio pedibus sub;ecla vici.ssim (i, v. 79.) Ùbleriuir. .\os exa-quat Victoria cie.lo.
PFl XIEML l'AKTIE. - l'OESIES KIVKRSF.S. - ODES.
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<■ Nous avons lUMitri^ les liniiiiiios lUi joug (lus SM|ifrsti(ioii*i, • Va, uiiilgri^ l;i fomli'c, iious soniiiios l.i'S |iréci'|ili'urs ili'S iiiilinns.
I.n iclii^ioii siihju^ui't', Sur l.i lonc Iriip l;iligutV, No rt'(>!milru plus sl-s cxcùs. <!iiMi|uu li> corps l'ilnic est inortclle ; Tout Miourl, (oui Huit nui- cllc', Hors la yloirc ilo nos sucrùs. »
Telle PSl la iloclrino porvciso, O sopliislcs pcniiciuux, Oi»'a<lr"itctncul volie ail di.'poisc Duus lies écrits niystéiicux.
Ainsi (les sibylles nnti(iues, Les délires énij^ui;ili(|ues Knfiinliiieut ces oriicles vdins, Que sur des l'eiiilles v.igiiL)ouil''S, Les venis ï(ju« des roches |ii'nt(>:i(lcs, -MCluieiil pour troiiipur lus huiuuiiis.
Mais ce n'est point assez d'iiistruiro
Vos élèves respectueux ;
Ce n'est point assez de séduire
Des cœurs aulrelois vertueux.
S'il vous reste quelque Icintuie,'
De ces scnliuieiUs de droiluie,
Dans votre école tant vantés,
Il faudrait au moins pour su yloiro
Que voire excni|)le apjirît à croiio
Lus d0(jiucs par elle inventés.
Les croj-cz-vous ? Parlez sans feinle ; Votre esprit est-il convaincu?
Vos Lucrèees, exempts de crainte.
Meurent-ils comme ils ont véi u ?
Appréciions de cesjils funèbres, Où des incrédules célèbres Vont enlin terminer leur sort.
Uéiosde la pliiloso[jliie, Voyons leurs adieux à la vie, Ei leur dernier pas vers la mort.
Oii suis-je! quels Iransiiorls horribles!
Quels cris I quels discours insensés 1
Clierchons des objets moins terribles,
Celui-là nous en uit assez.
Ici, d'un mouraut plus tranquille
Je vois sous uu œil immobile
Les remords cuisants et la peur;
.Mais il expire avec décence.
Et de la si clo qui l'encense,
Il accroît l'orgueil et l'erreur.
D'une inililférenre aiïecléo
Un nutic étale les apfirôls.
Que cette constance emprunléo
Cache d'efïorls et de rcyj'ets 1
Aveugle et l'aible créature.
Qui croit par sa vaine im|)OSlure,
De la mort tromper le regard,
lit qui, se lroui(ianl la première,
Arrive à son heure dernière,
Ouvre alors les yeux, mais trop tard.
O sainte et juste Providence, Dans tous ces différents tableaux, Tu nous dépeins de ta puissance Les prodiges toujours nouveaux. L'incrédule qui la blasphème.
1.0 Chrétien résigné qui l'oime, lui sont égiilernurit soumis; Lt d(! son pouvoir invincililo, Jaiunis reli'cl ti"ost si vi>iblo Qu'à la mort do tes ennemis.
Leiii' inori, leur vie et leurs ouvrages,
'Joui coitrc eux dépose pour toi.
Leurs sopliisniessont des sulfiagos
Qui conlirmeiit encor la loi.
La nature, ton inlcrju'ète,
Kn f:enl lan>;ages leur répôlo
Qu'un jiHir les (Jroils seront vengés;
l't (]ii'il est un trône suprCinc,
Où par la sagesse elle-méuio
Les philosoplii s sont Jugés.
ODi': ViJL
LU TRIOMPUE Ulî LA CROIX,
Voici les ('lendards du Soiiv;r.iin d(i monde. Par (pii IVi,.''er, I,i mon, le pétlic sont ddiruits : Voici l'ai lire sacié, dont la lli,'t! CécoïKie ^()us proiiicl tant do fruits.
0 croix, liiiiijue (spoir dans II" siiii d.s disgrâces, Qui soutiens la faiMes.se et dissipes l'effroi, Le sang d'un Di.u, le saM^' donl lu portes les Ira ;l'S, A djiic coulé p;)ur moi.
J;idis vil insinmient des plus rrucls supplices. Aujourd'hui le plus noLliîei le plus giaivl d ebiens. Tu calmes les toiirnienis, et tu fais les liôlicc» Des cœurs vraiineia tîjioiieiis.
Si dans cc.~ jours de deuil nous répandons des larmes, Ton aspect consolant tempère nos douleurs. Nous pleurons : mais liélas?ipie d'incflabics ch.'ir-
[mcs Nous trouvons dans ces phiirs!
Nous pleuons sur des maux qui fennciil nos bles-
[siires ; La viclirncqiii meurt nous sauve de la mort. Le Cr(5altur s'immole, et Vc ul des crcalures Subir le irisle so:l.
Ocioix de mon Sauveur, à l'instant qu'dtxpire, Le salut des mortels sur ton bois est écrit. De ses sanglanies mains, en mourant, il déchire L'arrêt qui nous proscrit.
C'est le trône sublime où son règne commence, Itèççîïe qu'un Roi proplièle annonçait dans sis verj. D'un esclavage affreux, c'est là que sa puissai o; Uach.éte l'iuiivers.
Fi'(''le protecteur des c aplifs qu'il délivre, Il nous aide lui-même à piali(pier ses lois ; Il marche devant nous : m.iis il faut pour le suivre. S'attacher à sa croix.
Gage de ses faveurs, croix sainte, croix auguste, C'est !i loi désormais que mon àme a recours. Le pécheur se prosterne à tes pieds, et le juste Réclame ton secours
Et ce fui lo temple où la sie-Mie Se vouait à loi sans retour.
Ï2'J5 ŒUVRES RFXIGIErSES DE î.i. LEFRANC, MARQUIS DE POMPIGNAN
llpureu> q.ii >le la clinir élniiffant les miiiinurpR, Yienl chercher dans tes bras, d'un cœur iiumbie et
[soumis, Li: frein des pnssions, le pardon des injures, L'amour des ennemis!
Heureux qui, plein de foi, l'embrasse avec courage, Au milieu de l'opprobre el des afilictions; Qui souffre sans aigreur l'injusiice, l'oulrage, El les dérisions !
Courbe mes volonlës sous ion poids salutaire. Qui mérite si peu ne saurait trop souffrir. Pour moi, dans mon eïil, sois la croix du Calvaire, J'y dois vivre et mourir.
Mais deviens à ma mort un signe de victoire; Sois alors trioniphanie, 6 croix de mon Sauveur. Ouvre-moi le séjour de rimmorlclle gloire Et du parfait bonheur.