‹ Œuvres completesChapitre 180 sur 232 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

On n'a tonte qu'iino seule fuis encore de mellrc sur In scùiio ljri((uo des «clions et des persoiuiages lires de l'Eerilure sainte. Cust rnuteiir de ro[)ér,i du Jephté (lu'i a fait celle l'reniière tentative. Elh; roussit dans le teiDfisîi la faveur de queli|ues beaux morceaux de inusiiiue. Le poëini; csl trùs-faihle. Son plus grand vice est l'amour rdcif)roquc du prince des Ammonites et de la lille de Jeplilê ; é|)isodc trivial, (pii n'a pas d'ailleurs le moindre fondement dans l'Ecriture. C'est violer le respect dû aux livres saints que d'y iBÔler des fictions. Ce violeincnt est un crime ' '" — ' ^ ' "" ''

e quand ce sont des fictions profanes, n des années, contre les périphrases <

On s'éleva justement, il y a bien des années, contre les périphrases et les sup[)!éraenls que le P. B. s'était [>erîjiis dans la première partie de VUistoirc du peuple:c-àr la seconde a été condamnée depuis [lar le Souverain Pontife et par la Sorbonne, pour des défauts plus graves. On blAma aussi le style de l'iiislorien ; on le trouva peu digne de la majeslidu sujet, et fort éloigné surtout de la simplicité noble et sublime des écrivains sacrés.

Il n'y avait qu'un Bossurl qui fiU capable d'écrire dignement VHisloire du peuple de Dieu; comme il n'y a eu qu'un Hacine ([ui lût en état de faire des chefs-d'œuvre tragiques des deux sujets qu'il a pris dans la Bible. Les tragédies d'Estlier clû'Athalie doiviMil servir de modèles, non-seulement par leurs beautés tliéAtrales, mais par l'exacliiude religieuse avec laquelle l'auteur do ces pièces s'est coriformé littéralement au texte sacré. Il n'y a rien de son invention, et tout y respire le génie. Les sujets el les personnages sont de l'Ecriture; la comJuite et l'intérêt de l'action, le contraste et le développement des caractères appartiennent au poète. C'est ainsi qu'il est parvenu sans (iclion , sans épisode, à composer deux poèmes dramatiques de la [ilus grande beauté. La versilicu tion d'Èsther est admirable ; et,: pour Alhalic, tout le monde s'accorde aujourd'hui à la regarder comme le chef-d'œuvre du théâtre et la plus parfaite {iroduclion de l'esprit lii;uiain.

Avec des talents bien inférieurs à ceux de Racine , j'ai respecté aussi scrupulensemenl que lui le texte divin. Je n'ai rien ajouté d'étranger ni de faux, aux trois sujets que j' ' choisis dans l'Ecriti

propre fonds. J'ai ...

constances qui en étaient susceptibles.

vin. Je n ai rien ajoute a étranger ni de taux, aux trois sujets que j

iture, pour en former un poëme lyrique. Ils sont assez riclnjs de lei

tâché seulement d'y jeter de l'intérê!, en prolitant des faits et des ci

i!S de leur r-

OtiUVRES COMPl.. UE LeFRANC DE Poiiria^i AN . II.

Oi'LVRES RELIGIEUSES DE J.-.J. LEb'RANC, MAUQIJIS DE POMPIGNAN. 1514

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