loi, qui m'es s: cher, vieux berceau de mes pères
Château qu'ils ont construit sur des bords soli-
llaircs.
Fleuve, bois clroch'is, vigiiol.les précieux, Seiez-vous d.nic toujours éloignés de nos yeux? Qui nie iraiiSjiorieradaiis vos divers asiles? Mais pourquoi me remplir d'illusions stériles? Tes maux et la faiblesse augmentant chaiiue jour, T'enchai.eiil malgré toi dans ce f. lal séjour. Eli bien, cédons au temps, sans ihangT de de-
[meure.
Pour ctrc lieuicux, qu'importe où l'on vive, où l'on
[meure?
Les villes ni les champs ne sont pas le b.uilieur : Sa source est en nous-mème, il nail dans no:r«
[cœur.
Toui homme au sein du bruit el de la miiliiiu 'e. Peut, sans fuir !• s humains, trouver la soiiiii 'e. Le silence du cloître, et la paix du désert : A nos grùls réunis ce secours est offi rt. Il n'est pointen des lieux secrets, inaccessibles; Il e,-t dans ni^s foyers et sous nos toits paisibhs. Vivons-y dans le calme et dans l'obscurité. Insensibles aux traits de la malignité, Ciioyens isolés, et nialirailés peut-être. Mais toujours bons Ffanç:>is, et prompts à le pa-
[rnilr', Nous forons l'un et l'aulre avec zèle, avec foi, Des vœux pour ca empire, et pour son jeune roi; Nous dirons : en lui seul tonte la France espère. Enfant de saint Louis, qu'il imite son père (l'JO); Qu'il soit des rois chrétiens l'AHgusle et le Titus. Que l'oiK lion sacrée ajoute à ses vertus; Qu'elle éclaire son cœur, son esprit, sa justice; Qu'il réprime du lise l'intraitable avarice. Qu'il rende au laboureur et son temps el ses btas,; Trop souvcîit immolés à des travaux ingrats. Que la foi de (^lovis jusqu'à nous respecté'. Sous les yeux d'un Bourbon ne soit plus insultée; Qu'il venge les autels, cl réforme les mœurs. Qu» nul bominc pervers n'obtienne ses faveurs. Des trésors de l'Etai éeoiiome sévère.
Qu'il proscrive le luxe, auteur de la misère,
crucifix U'argent, avec les bénédictions in articuh inorlis.
(190) Enfant de sainl Louis, iinilcz voire père: premiers mots a'une lettre de M. de Fénelon au duc de Bourgogne.
IKUVRES RELIGIEUSES DE J.-J. LEFRÂNC. MARQUIS DE PO.MPIGNAN. 1320
i:t Ju bonlieur public loujoiirs environne, Qu'il soit le maître heureux d'un peuple fortuné.
Tel sera de nos cœurs le tendre et digne hommage ; Mais quels amusements seront notre partage? Il en faut : 'e ciel même a mis entre nos mains Les pl^iisirs innocenls qu'il fit pour les humains. Ella terre et les eaux, les fruits, les c;éatures, Tout appartient, tout sert aux âm« les pins pures. L'austère Précurseur nourrissait un agneau : L'Apôtre hien-aimé s'amusait d'un o seau. Ne crains pas que jamais Arnauld, Pascal, Niiole, Et de Jaiiséuitis l'incxoralilc écohs Condamnent ton amour pour ce joli bouvreuil, Ni pour Calheau Mignonne, ol'jel d un si long àeu\. Beaujeauuc, Mousquetaire ont droit à tes caresses; Cataquoi de son bec met ses barreaux en pièces. Tu braves sa colère, elle épargne tes doigts. Mais ce peuple léger t'irrite quelquefois. Tu vois avec chagrin l'aimable tourterelle, D'un époux trop volage épouse peu fidèle. Tu ne peux soutenir leurs coupables écarts. La colombe plus chaste attire tes regards; Lorsque son choix est fait, elle aime sans partage, Lecolomb:au chéri reçoit seul son hommage, Nul rival ne s'oppose à leur félicité , Mod«le parmi nous rarement imité.
Dans ta cour cependant un coq plus fort qu'Alcide, Règne en Sultan jaloux sur un sérail timide, Et du chantre enroué le cortège et les feux T'arrachent au sommeil plutôt que tu ne veux. De l'insolent bijou dirai-je les caprices? C'est le chien favori, tout respec e ses vices. Mylord même le craint, lui qui gronde toujours, Et Rebelle à lui seul fait patte de velours.
Qu'eniends-jj, et quel bruit sourd dans ton jardin
ll'appt^ile?
On crie , on bal l'airain : ô funeste querelle ! Tes abeilles dans l'air s'apprêtent au combat. Deux reines ont paru, le trouble est dans l'Étr.t. Chacune a rassemblé ses phalanges ailées. Les morts elles mourants tombent dans tes allées, 0 petits animaux, pourquoi tant de fureurs? Quoi! pour du romarin, pour du thym, p".nr des
[Oeurs!
Mais de moindres sujds oni dt^pouplé nos tenes, Pour des boules de neige on fait d'horribles guerres. Insectes généreux, n'imite/, pas nos rois. Connaissez mieux le prix de la paix et des lois. Laissez-nous, insensés et cruels i|ue nous sommes. Pour de vils intérêts assassiner les hommes. Ainsi ([ue vos travaux, soyez aimables, doux : La guêpe et le fielon méritent seuls vos coups , C?. sont vos ennemis : l'homme en a de sembla-
[bles, Plus vains, plus acharnés, sans doute plus cou-
(pables Us rtisonnenl du moins dans leur complot fatal,
El les frelons humains savent cl font le mal. Erjfin, le combat cesse et la retraite sonne. Les restes échappés aux transports de Bellonc, Rentrent dans leur demeure à regret triomphants, El pkurenl, mais trop tard, des sœurs et des en-
[fanls.
Tu les plains; d'autres soins consoleront ton an.e. D'un feti pur et divin je la vois qui s'endamine. Tandis que sous des cieux liop éloignés de loi. Des fléaux imprévus m'appellent malgié moi. Dans les vallons d'Orçai tu vas par la présence. De la foi qui périt relever* la puissance. Des ministres zélés, les amis, tes soutiens, Combattront sous tes yeux l'ennemi de» Chrétiens. Contre le dogme impie il n'est plus de barrières , Il passe impunément des palais aux chaumières. Son souflltf est un poison qui tue en peud'iostanls. Il dévore la terre avec ses hï^bitants. Le pauvre est abreuvé dansdcs sources impures, Il est souvent sans pain, mais il lit des brochures. Consultons nos pasteurs sur ces lâches mortels. Qui nienacint toujours le culte et les autels, Témoins indifférents des maux les plus extrêmes, Qu'ont-ils pour soulager l'indigent? des blasphèmes. Mais de ta charité rien ne borne le cours , Tu fournis à la fois l'exemple et le secours. Si Ion cœur est pieux, tes mains sont libérales. Quelles profusions aux tiennes sont égales? J'en dis Irop : lu rougis de ma naïveté. Pour la première fois tu crains la vérité. Je suis du sentimcnUimpulsio;! fidèle, Ce qu'il dicte avec feu, je l'écris avec zèle. Malgré les froids dédains, les sarcasmes amers. Du lecteur insensible, ou frivole, ou pervers. Je veux, si je le puis, je veux, dans mes ouvra£;es. Apprendre à l'univers, montrer à lous les âges. De l'amour conjugal jusqu'où va le pouvoir. Je m'en fais un plaisir, un honneur, un devoir. Pé.isse la doctrine à jamais détestable. Qui détruit de l'hymen le r.œud si respectable, D'une sainte union méconnaît la douceur. Combat insolemment le vœu du Créateur, Abolit jus'iu'aux noms cl d'époux et de pères. Fait de lous les mortels un peuple d'adultères, Anéanlit les droits qui règlent nos plaisirs. Et ne donne aux humains pour lois que leurs dé-
[sirs.
Philosophie affreuse ! cl des sages l'adinrcnt ! Pour nous, que d'autres soins, qued'aulres mœurs
[inspirent, Chérissons encorplus ce lien révéré, Qu'en formant les bumains Dieu même a consacré. Ses lois n'ont d'aulre objet que le bonheur du
[monde ; i Tout est rempli pour nous de sa bonté féconde. Par vos inimitiés vous en perdez le fruit, Miséiablcs mortels, quel démon vous «éduiiT
{zn i>Ki MKMi; l'Ainii:.
Quel einplui <lcs laleiils, ilc r.ii l d ilii };i>iiii' ! Kails pour unir lis cn'iiis, pour adiiucii- h vii', l'iir qut'l l'iiiiiste mhi m- si'rvcn(-il< jamais Uu'ik IriHililer parmi nous la citiicurdu et la paix !
l't vous i|Ui> l'inipo^Uirc ri ilfs haines rriicllos Prnvo(|iiciil lij^seiiiciil par (riiiju>li'S i|iirrellcs, l'icft'ioz le siii'rioe à ces liclios ciiiiiliais , IMaigiifz vo(rc ennemi, ne lui rcpondcii pas.
l'OKSiKs i)ivK(isr:s.
l.KS IIF.HOI.NKS DISIIALI..
i:.ii
Il cl .1SM/ puni dans I'i-mis do sa rage. Ul- nic-eoMialirc st-iil lavi'iiu (|u'll outrage.
Le ("ici, Iropili^nr i^piiusi', n gravit dans Ion coMir Crs nidilos siniinicnls ile sagt'ssi! cl d'Iiiinni'ur, Ils pasM'iil dans iniiii àinc, vl ton txrnjpli' iililit Snilit pour m'inspircr la ferincté Iraiiqnillo. Je vis dans la reirailc, et j'y *is avec toi : Quel cpoux, quel mortel est plus heureux que moi!