‹ Œuvres completesChapitre 185 sur 232 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

(JAHKL, à l'entrée de su tente qu'elle v:enl d'ouvrir , BAllAC, UKllUKA, soldats, femmes et liiks israéiites.)

JAUEL.

Il vous attend ici; venez.

bakac s'approche de la tente, el voit Sisara étendu ntort auprès de Julicl.

Que vois -je ! ô cieux !

Il nage dans son sang; il ineiiit.

JAliCL.

C'est mon ouvrage.

Cet iiKirconcis odieux.

A vomi sous mes pieds son àme avec sa rage.

harac.

Quel prodige inouï de force et de courage!

Deux femmes sauvenl Israël, Deux femmes en un jour ont réiabli sa gloire.

0 vous Oébora, vous Jahel,

Qui partagez cette victoire, Recevez des tribus l'imiiiuiage solennel ; Que vos noms à jamais vivent dans notie histoire.

JAUEL ET DÉBORA.

Dieu choisit de nouveaux C(;uiliai> Pour mieux assurer sa vengeance.

' Par la faiblesse de nos bras Il fait éclater sa puissance.

Sous les pas hrùlanis du Seigneur Tout s'embrase, les iocIums fondeul ; Il nous pal le dans sa fureur, Et les tonnerres lui répondent.

(Le cliœur répète ces quatre vers.)

JAUEL.

Il annonçait aux Philislins ' Le désastre qui les accable.

Que de nos nialhenreiix destins Ls speclacle était lamenluble!

1527 CKUVRES RELIGIEUSES DE J. J. 1.

Sidis le jong (lu plus dur pouvoir ToiU gciiiissail dans les alarmes;

iSos villes sans renipails, leurs liabilanls sans ar-

[mcs ,

Nos soldais sans courage, et leurs chefs sans espoir. Débora paraît ; sa naissance

A rempli nos guerriers du plus ardent transport;

Elle clumge à la fois nos cœurs et noire sort.

jAiiEL, cl tin chœur de filles israéliles.

Mère d'Isr^iël, la présence Est l'aurore de nos beaux jours ; Ils vont recommencer leur cours Avec la paix ei l'abondance.

EFRANC, MARQUIS DE POMPIGNAN. lô-î

Mère d'Israël, la présence >

Est l'aurore de nos beaux jours.

DÉBOn.V.

Non, mes filles, Jaliel décide la victoire ; Sans elle nos exploits ne seraient qu'imparfaits. La mon de Sisara nous assure la paix, Et niei le comble à notre gloire.

PÉBOnA, BARAC, Cl Us ehœuTs.

Qu'ils éprouvent un sort pareil, Les ennemis du Dieu, maître de la nature; Mais que son peuple brille, autant que le soleil

Dans sa lumière la plus pure.

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