‹ Œuvres completesChapitre 186 sur 232 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

(f,.' llicAire reprâseiilc tinc espldiiade, cl les remparts de B^tl»Uie, d'uu ion déevuvre le camp des Assyriens. La vène se pusse dmis la imil.)

OZIAS, JOCllASAR.

UZIAS.

Jiiditli ne revioiii point encore.

l,:i nuit a plusieurs luis suspendu nos combats, Depuis que, pour remplir un projet qu'on ignore; Dans le camp d'IIolopbcrne elle arrête ses pas. Je connais sa venu, mais je ne suis plus maître V)e soldais épuisés par un si long effort.

Le jour qui va bieniôl paraîire,

.Décidera de noire sort.

Que fait-on dans nos murs!

J0CIIASAH.

Tout gémit et tout tremble.

Ce n csi plus la valeur, c'est l'effroi qui rassemble Nos babiianis désespérés.

Par l'affreuse soif dévorés.

Contre nous, contre cux-mêmc ils murmurent en-

[semble.

Ils n'ont (|ue trop bravé, si j'en crois leur terreu'. Des rois de l'Oiicni le superbe vainqueur.

OZIAS

T:i ne m'éionnes pas, je le sais, le mal presse; El je connais trop la faiblesse De ce peuple murinuraieur

JOCnASAR.

Leurs femmes cependant, leurs filles et leurs mères

En rougissent pour eux,

El du Dieu de nos pères Implorent le secours par les plus tendres vœux.

OZIAS

J'admire ce courage.

Sexe faible, mais généreux, Le salul d'Israël fut souvent ton ouvrage I

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