SCÈNE V
JUDITH, et la femme isrmHite (fui l'xcomi>rt(ine, suivies de soldais et de citmjens de Béllmlie, OZIAS, AZAEL, un OFFIOEU israélile, femmes el filles.
jl'DiTn.
Voyez si j'ai rempji vos vœux cl votre attente ; Fixez sur cel objet vos avides regards.
(Elle déploie le voile de pourpre qui cmeloppail la lêle d'Holoplierne, porté par sa compatjue.
Du chef assyrien c'est la lêle sanglante .\llachez-la sur vos remparts.
LE CHOEUR
0 ciel ! 6 surprise ! ô miracle !
JUOITU.
Les ordres du Seigneur ne trouvent point d'obsta-
[de :
Voilà toul le prodige. Il a coiuluii mon bras
oz:as.
Chaste et belle Judith, vous serviez des ingrat;.
Si vous saviez l'excès de noue rlofiance,
Ce qu'on a craiiii ici de vous, de voire absence !
JUDITH
Eli quoi ! j'aurai peui-èire excilé des soupçons !
C'est le destin de l'innocence.
Je vous pardonne celle offense ; Le salut dlsraël efface mes affionls.
Mais l'aurore a déjà dissipé les léiièbres.
Ses rayons ne seront funèbres
Que pour nos baibares lyrans.
(Juditli, Ozids, cl loiis les acteurs s'approchent des remparts pour considérer le camp des Assyriens.)
Tous ensemble.
Quel désordre et quel bruit ! quelle terreur sou-
Jdaine !