‹ Œuvres completesChapitre 187 sur 232 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

(OZIAS, JOaiASAB, femmes et filles de Bélliulie.)

OZIAS

Compagnes de Judith, que je plains vos malheurs! J'aiiemlais son retour; une crainte funeste

S'empare ici de tous les cœurs •

Votre vertu seule vous reste.

,Une femme israélile.

Il n'est pas temps encor de répandre des pleurs. Pour sauver Bélliulie Dieu n'a pas besoin de soldats.

Hon ange en un instant, sans livrer de combats, Affraiicliit nos aïeux du joug de l'Assyrie.

Pour sauver Bélliulie Dieu n'a pas besoin de soldats.

OZIAS

Grand Dieu! nous adorons les jugements sévères;

t Vj;»

OF.LXILMi: l'Ail III.

l'CIKSIKS DIVb;USF;S. — LKS IIKIIOI.NKS ihsiiaki..

M'iis tu il4i|;ii:iit souvent |iuriloiim'r ù iiosi pures. I)e« iiilracliii rciit fols rciioiivfléi pniir ciu ,

rartiiiil il nslc ilus vf.'<li^c«.

l.'Exypio, Aiiiaift' et li'iii':> diciit

Uiit-IU c|iui»é te;» pruili^t's ?

tiiiKia (le (emmen et de fitlei israélitet.

Judilli le lli'cliii.i |)U(ir iiiiii!>.

Lcï blaspliéiiics du lt.iljyluiio

Uni assez bravé son cuurruux.

La iiricre du jnsle usl l'encon!) le plus doux

Uui puisse niuiilcr ù sun tiùiic.

oziis.

Mnis quel lieiircnv desliii ruius ramène Aznol .

Coinnicnl a l-il brisé ses chaînes?

SCÈNK 111.

(OZIAS, AZAEL, JOaiASAR, femitia el filUs de Bc- Uudie.)

AZIEL.

0 crime , ô lionte d'Israël !

OZIAS

Que viens-tu nous apprendre !

4ZAEL.

Espérances trop vaines !

Malheureuse JuJiih!

OZIAS

Événement cruel !

Je f.'enlends; son trépas met le comble à nos peines.

AZAEL.

Sou trépas ! elle vit, et c'est-là son malheur.

OZIAS

Que veux-tu dire?

AZAEL.

HélaS ! Seigneur, Ce n'est plus cette veuve, autrefois si jalouse De sa vertu, de son honneur.

OZIAS

Tu me fais frissonner d'horreur; Achève.

AZAEL.

En ce moment Holophernc Pcpouse.

OZIAS

El la foudre ne tombe pas jSur cette JuAe abominable?

Mais quels témoins as-tu de ce crime exécrable ?

AZAEL.

Mi)i-mcmo. Laissé libre au mileu des soldais, Dans le camp ennemi riennn gênait mes pas.

J'ai vn de la pompe fatale Le S' pcrbe .ipparel, les apprêts fastueux ;

J'ai vu la couche nuptiale

Sous un pavillon sonipluoux.

Après une féto éclaïaiiie,

De son prochain boiilicnr lluloplieriie enchanté,

A iiidué Judith dans sa Ivnic.

La pcrilde jamais ne pariK n brillante ; Ses aiutirs rrlcvaii-m l't'clai de sa beauté

Mille Ir(uiipelles lelenlissent ; Et tandis qu'à l'envi les soldats applaudissent,

J'ai fui par des cbemiiis obvcurs Jusqu'au pied des rochers <pii défendent nos murs.

OZIAS

Quel terrible récit! Que d'iinages crue les Tu préscnie^ à nos regarda!

azai:l.

Eu approchant de nos remparts.

Je n'ai plus ciilendu les cris des infidèles.

Leurs feux éieints de toutes paris Ne jelaieiil <laus le^ ars qu'un reste d'étincelles. J'ai loiiglenips observé ; mais tout dorl, cl nul bru l N'interrompt dans leur camp lo repos de la iiuii.

CHoeuit de (cmmcs c( de filles israiHiles.

0 Judilli, voici tes viclinics, Voici les frères et les sa-urs Tu dors, et ton réveil achèvera tes crimes

Dans notre sang et dans nos pleurs.

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