PREMIÈRE PRIÈRE
Considérer Dieu tel qu'il est en lui-même. Dieu éternel, Dieu touf-puissant, je mo prosteriiR humblement au pied du trône de votre miséricorde, tout grand pécheur que je suis, et quoique indigne d'y paraître. Je vous adore, ineffable Trinité, qui n'êtes qu'un seul Dieu, qui n'avez jamais commencé, qui ne linircz jamais, et qui êtes le commencement et la fin de toutes choses. J'adore votre essence parfaite et infinie. Je me réjouis de votre gl ire et de votre sainte foi. Je crois fermement tout ce que vous avez révélé à l'Eglise, vous qui êtes la première vérité; je crois tout ce qu'elle m'enseigne en votre nom : je suis prêt à donner ma vie pour ces précieuses vérités. Je voudrais, au i)rix de mon sang, que les infidèles, les liérétiques et tous les pécheurs du monde n'adorassent que vous seul, n'aimassent que vous seul, et vous servissent comme leur véritable et unique Dieu,
O Seigneur, ô mon bien, ô vie de mon âme, ô ma gloire, ô souverain amour, que ne me consumez-vous dans les feux de votre divine charité ! Je voudrais vous aimer comme vous ont aimé tous les justes de la terre, tous les bienheureux et tous les anges du ciel ; comme vous aime Jésus-Christ votre Fils, et s'il était possible, comme vous vous aimez vou--m6rae. Je voudrais vous avoir toujours aimé, vous aimer sans cesse, vous aimer sans fin, et que toutes les créatures, les anges et les hommes vous aimassent aussi pour moi. Je suis affligé de l'impuissance de mes vœux, et je me réjouis intiniraent que vous soyiez un objet d'amour pour les bienheureux dans le paradis, et pour les justes dans celte vie. Je sais bien que vous êtes si parfaitement aimable qu'ils ne sauraient tous ensemble vous aimer d'un amour égal ni proportionné à votre bonté inlinie- Mais du moins, ô mon Dieu, je sais que vous vous aimez vousnièaie autant que vous méritez d'être aimé. Je voudrais aux dépends de ma vie racheter les olfenses qui vous on.t été faites, et celles qu'on vous fait encore. C'est pour moi un sujet de consolation et de joie que vous soyez ce que vous êtes, et que toutes les grandeurs, touies les vertus, toutes les perfections possibles soient réunies en vous.