PRÔNE, TOUS LES TROIS MOIS, TROIS ARRÊTS PRONONCÉS PAR LUI
(Extrait des procès-verbaux des assemblées du clergé, tom. YIII, part, ii, p. 2393.)
Le 21 octobre. Monseigneur l'Archevêque de Vienne a dit :
Le parlement de Toulouse, Messeigneurs, ayant condamné à mort trois filles, coupables d'avoir celé leur grossesse et laissé périr leurs fruits, a ordonné de publier tous les trois mois au prône, non-seulement l'édit de Henri II, mais encore la déclara- ;tion de 1708, et les trois arrêts qu'il avait •prononcés. Si le parleuient s'était borné à ordonner la publication de l'édit de Henri II, il n'aurait fait que rappeler aux ministres de l'Eglise leur obligation d'annoncer, tous les trois mois, au peuple, une loi qui a pour objet le maintien des bonnes mœurs, la conservation et le salut des enfants; mais il veut donner à la déclaration de 1708 un elfet que ne lui attribue pas Louis XIV, qui n'en ordonna jamais ja publication au
prône, quoiqu'elle fût relative à l'édit de Henri II; il veut donner à ces arrêts plus d'étendue que le législateur n'en donna à sa loi. Sans parler des ordonnances qui défendent d'interrompie le service divin par la lecture d'aucunes choses profanes, il suffit d'observer que la chaire chrétienne n'est pas destinée à perpétuer l'opprobre, et l'inlamie des familles ; que la (lublication desactes émanés de la justice pour punir le' crime, ne doit pas remplir un temps destiné aux instructions plus utiles de la religion qui en prévii-iit même jusqu'à la pensée. 11 est sans doute nécessaire que les ministres de la religion ne [lerdent pas l'occasion de rappeler faux peuples l'action toujours constante de la loi ; mais nesullil-ilpas qu'ils mettent sous leurs yeux les exemples des supplices, sans nommer les coupables. La
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iiuhlii-alinii lies arrCls, sans procurer |ilii.s ftirleiiiciU l'ubsrrvalioii do l.i loi, sans lairo |pliis tl"ini|iri'Ssi()n sur les csprils, iioilurait alU'iiilo h la saiiitelû il h la cliariti'' du iiiimslèro ([u'ils roniplissonl. Nous avons donc l'honneur do vous proiioserdo charger Mes-
soi(;ncurs et messieurs vos commissaires <i F()ntainci)k'nii, ilo |Micr M. le gardi; des siiraiix d'éi-riri! au iiailL'ini.'nl du Toulouse de nu |ilus l'xij^cr la |>nlilic:ilion des trois arrùls relatifs à l'édil de Henri II.
R.vrroirr pouii le compte desanciennesrentes.
(Extrall lies procès-verbaux des assemblées du clergé, années 1783 et 1786.)