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RAPPORT DANS L'ASSEMBLÉE DU CLERGÉ

cil 1775,

A l'occasion d'un mandement de MONSElGNrUR l'ÉVÉQUE DE LISIEUX POLR LES CONFÉRENCES ET RETRAITES ECCLÉSIASTIQUES.

(Extrait des procès-verbaux des asseiiiblées du clergé, tom. VIII, part, ii, p. 2380.)

Le 20 octobre, Mgr rarclievé(]ue du Vienne a dit :

L'atVairc dont nous allons vous rendre comj'le, Messeigneurs, intéresse un prélat lespeclahle , les droits de l'épiscopat, les lèjiles de la liiérarcliie, le maintien de l'ordre et de la iniix dans un grand diocèse.

Conimençons par exposer sommairement les faits. Mgr l'évêque de Lisieux a puljlié, le 20 décembre 1773, un mandement , pour ordonner au clergé de son. diocèse des conlérences et des retraites ; des conférences , qui doivent être tenues dix mois de l'année, ceux de décembre el de janvier extepiés; des retraites de cinq jours dans le séminaire de Lisieux, fixées à un temps com.niode pour le service des paroisses, entre Pâques et la Pentecôte, el tellement distribuées, que chaque ecclésiasiique y assistera de quatre en quatre ans. Ce mandement fl trouvé peu de contradicteurs dans le diocèse de Lisieux. Nous disons peu , si on en compare le nombre à celui dés curés qui s'y sont soumis. Mgr l'évoque de Lisieux assure dans des écrits publics qu'aujourd'hui , et après bien des ell'orts pour grossir le nombre des contradicteurs, il n'y en a guère iilusijue soixante sur cinq cents vingt-deux curés. On nous a remis des jirocès-veibaux de conférences, lesquels foiil loi que , sur le nombre do trente-trois, il y en a vingt-neuf qui si; tiennent exactement. Les prenjiers témoignages d'oppusilion à son mandement, ont été des représentations et des lettres à lui adressées. Mgr l'évoque de Lisieux jugea à propos d'y répondre par une instruction | asturalo im|ii iniée , en date du 15 avril 1774.. Culte instruction fut suivie de protestations, de la jiart des curés opposants, déposées clii'Z des nolancs. .Mgr l'évoque de Lisieux ])itîsenta uti mémoire au conseil contre ces )>rotestations ; le conseil crut devoir prélérer d'.ibird les voies de persuasion à celles

d'autorité. Deux intendants do Normandie^ dans le département desijuels sont siluées différentes paroi.«ses du diocèse de Lisieux, furent chargés du conférer avec les curés opposants, et de les engager à se conformer au mandement de leur siqiérieur.

Il n'est résulté decetteidémarche qu'une consultation imprimée de quatre cent soixante-douze pages, signées par quatre avocats, en date du 29 octobie 1774., rendue sur les mémoires des curés opposants. Ceux-ci ont persisté dans leurs [irotestations.

Il est nécessaire de nous arrêter quelques moments sur cette consultation. C'est cette pièce qui a donné le plus d'éclat à l'allaire dont nous avons l'honneur de vnus [)arler; et c'est è son occasion que .Mgr l'évéquo de Lisieux s'est vu obligé de recourir à cette assemblée. L'idée généiale que nous pouvons et que nous devons ollrir de cette consultation, c'est qu'elle ne so renferme pas dans l'objet précis de cette contestation. Elle se jette, elle s'étend sur des questions épineuses et critiques en elles-mêmes, ca- [lables , par la iiianière dont elles sont traitées, d'émouvoir les esprits, el du troubler la concorde et riiannonie , si désirables entre les évoques et leurs coo|)éraleurs. Elle avance beaucoup de propositions qui n'échapperaient pas k la censure, si elles étaient soumises à l'examen et au jugement.

Telle est, par exemple, celte assertion qu'on lit à la page G : Il semble que, depuis le cnncile de Trente, il se soil [oriné dans l'Eglise une conspiration générale contre les druils du second ordre, et que les premiers pasteurs aient u/l'ecté un esprit de dominalion cl de despotisme que Jésus-Clirist leur a iulerdil très-expressément. Voilà donc une violation manifeste de l'ordre établi par Jésus- Christ, une alfeclation criminellu du domination et de despotisme, représentée comme une consiùration générale dans l'Eglise.

OI'AVRLS COMPL. DE LeFRANC DE PO-MPIGNAN. II.

œUVRES COMPLETES DE LEFRANC DE POMPIGNAN.

ECS

Cette conspiration dure depuis plus de deux siècles, et tous les premiers pnsleurs en sont déclart^s complices. L'Eglise, celte colonne inébranlable de la vérité, et l'ordre entier des évêques, successeurs des apôtres, avec lesquels Jésus-Christ a promis j'èlre tous les jours jusqu'à la consommation des siècles, sont envelojipés dans cette odieuse accusation. Il ne faut pas s'étonner que, après avoir attaqué avec si peu de ménagement l'Eglise entière et le corps des premiers pasteurs, le môme ouvrage s'élève, depuis la page 9 jusqu'à la page 14, contre les conciles provinciaux tenus en France vers la fin du xvi* siècle et au commencement du xvn', contre une foule de j)rélats respectables, morts ou encore vivants, dont on accuse quelques-uns d'avoir corrompu les catéchismes ; d'autres, et singulièrement M. Languet , arclievêque de Sens, d'avoir soutenu des erreurs dans son troisième avertissement touchant les droits du second ordre. Quel langage dons une consultation d'avocats ! et quelle témérité dans ceux qui l'ont composée et rendue jmblique 1

Nous ne disconviendrons point que celte consultation ne fjisse profession de reconnaître que lus curés sont soumis, de droit divin, aux évoques, mais il est inexcusable d'égaler en certitude, page 59, ces deux dogmes : l'un, que les curés sont de droit divin; l'autre, que les curés sont soumis aux évêques, et d'ajouter qu'un évc'que dépouillé d'ambition et du désir de dominer, doive rendre un égalltommage à ces deux vérités. Nous voyons que la consultation réduit souvent le droit des curés dans l'adiuinislration de l'Eg'ise, à celui d'être consultés par leur évèque et de lui donner leur avis; il n'eu est pas moins viai qu'elle j)orte ces droits ))rétendiis jusipi'à concourir par leur suffrage à la tormaiion des lois les [ilus importantes de l'Eglise. Depuis la naissance de l'L'(jlise, dit 0!i à la jiago 8, dans presque tous les conciles oi) tous les curés ont assisté, ils ont eu droit de suffrage. Us ont concouru avec les évêques à la formation des lois, tant sur la doctrine que sur la discipline ; et à la page 290 : On peut dire que suivant l'esprit de l'Eglise, les curés sont les co-législateurs ; expression insoutenable et digne de censure : il fallaii s'en abstenir et ne pas se llnlter de la ramener à un sens orthodoxe par un correctif insulhsant, sans exactitude it sans précision, tel (jue l'expriuienl les paroles suivantes : C'est-à-dire, que toutes les lois ecclésiastiques devraient être formées avec eux; l'évêque doit au moins les consulter, prendre leur avis et profiter de leurs lumières,

Aîgr. 1 évôiiue de Lisieux s'est adressé à cette assemblée pour lui demander son secours dans la conjoncture où il se trouve, i! s'agit maintenant de savoir ce qu'elle peut et ce qu'elle doit faire en sa faveur.

Son ordonnance peut être considérée dans son fond et dans sa forme. Quand au fond, les dispositions en sont parfaitement régu-

lières. Qui peut douter que des retraites et des conférences ecclésiastiques ne soieni des exercices utiles? El s'ils le sont, à qui appartient-il de les ordonner de nouveau, ou de les rétablir, suivant l'exigeance des cas, si ce n'est à l'évêque, supérieur du clergé de son diocèse. ,■

Mais, disent les curés opposants, il y a des choses bonnes, utiles, louables en soi, auxquelles il faut inviter par des conseils et des exhortations, mais qui ne doivent pas être ordonnées ; cela peut être. Il y a aussi des cas où ce raisonnement prouverait plutôt contre la désobéissance des inférieurs, qui résistent à ce qui est bon, que contre l'ordonnance du supérieur, qui ne prescrit rien que de juste et d'utile en soi. Mais voudra-t-on étendre indistinctement la voie de conseil et de simple exhortation, proscrire sans exception celle d'injonction, lorsqu'il s'agit de matières qui tiennenlà l'administrationetàla police généraled'un diocèse? Il est évidi.'nt, par exemple, que s'il y a de fortes|raisonspourétablirdans undijcèsedes conférences ecclésiastiques, et des raisons supérieures aux inconvénients qu'on jieut en craindre, ces conférences peuvent et doivent être ordonnées. Il y aurait un désordre réel et une bigarrure iiidécenle, q'^'ellesso tinssent dans les canions où l'on aurait plus d'égards pour les conseils et les invitations du prélat, et qu'il n'y en eût poiuldans ceux où l'on aurait pas la même déférence; la diversité de pratique serait moins choquante à l'égard des relraiies. Cependant si un évêvêque juge que ce moyen est nécessaire pour entretenir et pour ranimer dans son clergé l'esprit ecclésiastique, la loi de ces retraites ne peut-elle |)as être rendue générale, sauf à en accorder les dispenses jiarticulièies, fondées sur de légitimes raisons? En tous ces cas et en d'autres pareils, la présomption de l'utilité, ou de la nécessité de la loi est en faveur du supérieur, qui doit connaître mieux q'ie toui autre les besoins de son diocèse. Cette |irésomption est fortifiée dans l'espèce présente, par le petit nombre des curés oii|)osants dans le diocèse de Lisieux, et le très-grand nombre de ceux ijui se conforment au mandement de leur supérieur.

On a formé un grief contre l'une des dis- (lositions de ce mandement, des retraites ([u'il ordonne? une retraite dans un séminaire est, dit-on, une peine (ju'un évôquu ne peut piononcer que dans un cours do visite. Ces deux maximes sont fausses : ordonnera un ecclésiastique de passer quelque temps dans un séminaire n'est pas, à [)ropreinent parler, le punir; et nous ne conviendrons jamais que l'usiige de cette correction salutaire soit restieint à un cours de visite. Indéjiendammenl de cette discussion, il est de la dernière évidence (juo des retraites périodiques et généralement ordonnées, ne sont des peines pour aucun de ceux qui doivi ut y assister.

La critique des curés oj)posants porte ] linciii.dement sur la forme du mandeme:it»

E89 PART. VII. TIIKOI,. CAN. — RAPl'OnT lUNS l/ASSF.MRI.EE Ht! CI.RRfiF, EN I77.'i. r.9;)

Ils iirtMoniliiiil (|iio iL'iilrimnnl iino vi^rilahlo iiijoiu-tioii , il ii';i pu (^lic inihlk^ (|iio (l.nis un syiioilo général, n(i|iii''iir l'orcL' do loi et oliligor les eon.seiences (jiio par le concours «lo ro synoiie. Nous aillions beaucoup ilo choses il (lire sur celle piéloiiiinn conIraii'O aiiv iiniuunblos principes d*; la liiériircliii', mais co serait lèin'ici- les raisonncnienls et les preuves (]ui se lisent dans les écrits ilo nos plus illustres prtkiécesscui's, et des plus liabiles coniroversistos qui aient défendu la cause do rKgliso calliolii|iie contro les ennemis de sa juiisdiclion, ce servait, nous osons lo dire, répéter ces raisonnemenls et ces preuves sans une véritable nécessité, iniis- »|ue nous no devons pas ap|)ré!iender que les principes de la hiérarclii(! puissent recevoir queli]ue atlcitilo d'une consiillalion d'avocnis qui ne l'ait elle-inôine <iue répélir des objections cent lois réfutées en dissimulant ces rélulatioiis.

Au sur|)las nous n'avons pas besoin d'agiter cette question pour juslilier le mandement cl l'instruction pastorale do Mgr l'évOque de Lisicux. Le mandement ne prescrit rien de nouveau ; il remet en vigueur des conférences ordonnées |>ar les statuts du diocèse, et interrompues, environ de|iuis quarante ans, sans aucune loi contraire qui les abolît, il distribue en des retraites de cinij jours, et renvoyées de quatre en quatre ans, une retraite de six semaines ordonnée par les mômes slaïuls, ri chaque ecclésiastique pourvu d'un bénélice-cure. Conteslera-t-on dans les princijies même do la consultation, à Mgr résèque de Lisieux le droit de faire exécuter les statuts de son diocèse. Son mandement n'a pas été publié dans un rvnoiiu général de tous les curés de son diocèse, niais il l'a été en conséquence d'une résolution apfiroiivée dans un synode des doyens rurau-^f, le seul qu'il ait trouvé subsistant, et |)ratiqué dans son diocèse depuis filus d'un siècle. Ce n'est qu'après s'élre assuré par un intervalle de se[it mois, du consentement piesqu'unaniaie donné à celle ré'solution par le clergé de son diocèse, (ju'il a publié son man<iement ; riustniction pastorale a été publiée dans un synode de la même espèce. Iist-:1 ,une forme plus l'égulièro, plus analogue aux usages que Mgr l'évéque de Lisieux a trouvés éia- Ij.is dans son diocèse, i lus éloignée de cet esprit de domination qu'un lui a inijiuté avec aussi [)eu de vérité (pie de bienséance. Ajoutons à ces considérations les adoucissements que ce jMélat a mis dans son instruction i>aslorale à l'exécution de son mandement, et ceux que sa prudence, sa Diodéralion , son amour pour la paix, sa condescendance pour ses inférieurs, ne niaïKjueront pas de lui inspirer, dès que les droits de sa dignité, dont il n'est que le dépositaire, seruiit en sûreté, el que la disci|)line ecclésiastique, dont il est le gardien dans son diocèse, ne sera plus menacée par l'exemple dangereux du relâchement ou de la désobéissance.

Nous croyons donc que l'nssenddée no peut refuser son soiioiirs h Mgr l'évoque de Lisieux, ni so dispenser <le (irendre part à une alfaire aussi grave que ce prélat lui a déférée. Trois choses ici, Messeigneurs, méritent votre nitontion : rintéiêt de la saine doctrine, l'autorité d'un supérieur méconnue |>nr (pndipn's-uns de s 's inférieurs, l'ordre el la tranquillité troublée dans un grand diocèse.

La consultation imprimée on faveur des curés opposants du diocèse <le Lisieux bhisse la saine docliine; nous en avons déj,*! mis sous vos yeux quelques preuves, nous aurions pu en joindre plusieurs autres. L'assemblée de 1700 censurii deux pro;iositions sur (les matières (lui oni beaucoup de rap[)ort à celle dont il est question. Ces deux prii|)()silions étaient extrailes des mémoires publiés dans un procès r-ntre ,M. (iodet Desmarais , évè(|ue de Chartres, et lo clia|iiiro de son église cathédrale. Si les circonstances étaient les mêmes, si les pi'oposilions censiirables (lu'on pourrait extraire delà consullatinn fuibliée i)Our les curés Oj)posants du diocèse de Lisieux, étaient aussi favorables à l'hérésie du pix-sbylélianismo, que celles qui sont censuiéespar l'assemblée de nOO, nous ne balancerions l'as à vous jiroposer une censure, ijue vous sauriez rendre diune de vos lumières, do votre zèle et de l'autorité de votre assemblée; mais nous avons [lensé que ce moyen ])ourrait être remplacé par un autre également |iro|)re, dans les circonstances présenli s, à mettre à couvert l'intérêt du la saine docirine cuntre un ouvrage, auquel il no parait encore, par aucun acte légal, que les cillés oppus.mts du diocèse de LiSieux aient fornielleiiienl adhéié, et qu'ils peuvent désavouer à l'exempie du chapitre do Chartres, qui désavoua les erreurs avancées par ses avocats; exemple digne des idns grands éloges. Nous ne dériospérons pas qu'il, soit imité par les curés ojiposau;sdu diocèsj de Lisieux.

L'autorité d'un sujiérieur ecclésiastique doit être maintenue conire la désobéissance de quelques uns de ses inférieurs, surtout dans une nuiiiero où ses ordonnances sont aussi sages et aussi salulaii'cs que celles da Mgr l'évê [ue do Lisieux. Mais nous entrerons dans les vues déjà manifestées de co prélat, et qui soni protundémeiit gravées dans lu cœur do lous les jirélats de l'Eglise gallica 10, en déclaianl haut 'luent les égards uns par les premiers pasteurs au second ordre du cloigé , et particulièrement aux curés, dont le niinisleie est tout à la fois SI noble, si utile et si nécessaire. Autre chose est de suuienir comme nous le soutenons u'ajuès rEcritiire sainte, la tradition et les conciles, que l'auturité législative dans riighse, el le caracièie dos juges de la loi appartiennent aux seuls évêipies, par l'institiiti(jn do Jésus-Christ ; autre cluse dodédaigiier. dans l'exercice de celte au!orilé,ou danslarédactiondos jugements sur la loi, 1» s lumières d les avis des docteurs du second

ŒUVRES COMPLETES DE LEFRANC DE POilPIGNAr^.

ordre, ou des curt^s. Ce dédain n'a pu être reproché avec justice à Mgr l'évêque de Lisieux ; il est diamétralement opposé aux sentiments de tous les préials du royaume. Loin de prétendre une domination arbitraire et despotique sur le clergé, dont ils sont les chefs et les supérieurs, ils ne désirent, ils n'attendent de sa part qu'une fidèle correspondance et un parfait concerl, pour travailler avecsuccès à l'œuvre commune dont ils sont touscliargés, le salut des âmes et l'édification du corps mystique de Jésus-Christ.

La subordination est l'appui essentiel de l'ordre; il faut donc commencer par rétablir dans le diocèse de Lisieux une entière subordination ; dès lors la tranquillité et la paix n'y seront plus troublées , et l'on pourra s'en reposer sur Wgr i'évêque de Lisieux, pour concilier, dans l'exéculion de son ordonnance sur les retraites et les conférences, le respect dû à son autorité, avec les obstacles légitimes que le détail de cetle exécution pourra quelquefois renconirer.

C'est en réunissant ces différentes vues que nous avons cru devoir vous proposer :

1" De dénoncer au roi la consultation, signée [lar quatre avocals, en date du 29 oclol)re 177i, sur le mémoire de quelques curés du diocèse de Lisieux, comme un ouvrage propre à émouvoir les esprits, à troubler l'harmonie cl la concorde qui doivent régner constamment entre le [)remier et le second ordre du clergé, comme contenant des dispositions contraires aux ()rin-

cipesde la hiérarchie, et d'en'demander k Sa Majesté la suppression avec ces qualitications.

2° De solliciter ■ contre les protestations déposées chez les notaires parles curés opposanls du diocèse de Lisieux, un arrêt du conseil, semblable à ceux qui ont été rendus en 1745 pour celui de Séez, en 17V7 pour celui de Tarbes, en 1749 pour 'celui d'Acqs, et enfin en 1765 pour supprimer divers écrits, imprimés sous le nom de plusieurs curésd'un mêmediocèse,ou dedivers diocèses. Le motif de tous ces arrêts a été que les curés' ne formant point de corps ou de communauté, lorsqu'ils ne sont pas assemblés par leur évôqne, ne peuvent agir en celte qualité, ni prétendre former une association, sans contrevenir à toutes les lois.

Les injures faites h l'épiscopat et aux vrais principes par la consultation, ot à l'autorité de Mgr l'évoque de Lisieux par l'opposition et les protestations de quelques curés de son diocèse, étant réj)arées par les deux arrêts dont nous venons de vous proposer la demande, il ne restera plus à Mgr l'évêque de Lisieux que de rapprocher de lui les curés opposants; c'est ce qu'on doit attendre de ses qualités personnelles, si propres à lui allirur le respect, l'aitacliement et la confiance de ses intérieurs. Il y réussira d'autant mieux que tous les tempéraments qu'il voudra bien leur accorder ne paraîtront pas lui avoir élé arrachés, et qu'ils les devront uniquement à sa sagesse et à sa bouté.

DISCOURS

PRONONCÉ LE 21 OCTOBRE 1773, A L'ASSEMBLÉE DU CLERGÉ A. l'occasion d'une ordonnance du parlement de Toulouse pour faire publier ao

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