‹ Œuvres completesChapitre 97 sur 232 · NOTICE BIOGR · texte numérisé non relu

NOTICE BIOGR

lancé par une main ennemie, n'esl ni lejngraenl de \» raison, ni la condainnalion du talent. Il est de fuit que les vraies beautés diinl (6^ poésies sont remplies, ont neutralisé l'effet de plus d'un bon mot dirigé contre elles. Après les cliefs-d'œuvre de ce genre que nous ont laissés les Racine et les Rousseau, notre langue n'olfie point de monument, à la fois poétique et religieux, que 1 on puisse opposer aux imitations de la Rible que nous indiquons ici. Une partie des poésies sacrées de l'ompignan parut en 1751; une autre en 1753. 11 les réunit dans une l'orl belle édition in-i% en 1763. Les journaux littéraires, qui n'étaient alors qn'e:i petit nombre, leur donnèrent des éloges unanimes ; mais ce fut avec uno exagération nuisible que le niarquis de Alirabeau les préconisa dans une dissertation aussi longue que le recueil dont il rendait coniiiti'. P.jmpignan eut le tort d'insérer lui-même d.Mis ses œuvres cette dissertation, intitulée Examen, etc. Si, en reproduisant sous la l'orme d'odes françaises, les Psaumes de David, qu'il avait étudiés dans l'hébreu, il a moins généralement réussi que lorsipi'il a mis en vers les prophéties et les cantiques, il serait souverainement injuste de nier que deux [i^aumes tout entiers, et diverses strophes prises dans d'autres psaumes, brillent du feu de la vraie poésie, et que leur mérite ne dépare pas celui de l'original. Ceque l'on désirerait, au total, dans les vers sacrés de cet écrivain, c'est plus de sensibilité et de véritable inspiration. Ces j)oésies sont en cinq livres. Les hymnes forment le quatrième, qui est, sans contredit, le moindre de tous. Le cinquième est composé de discours iihilosoidiiques, tirés des livres Sapientiaux. Les traits de force il d'élégance dominent encore là plus que le sentiment et riiarnionie. Pompignan a déj)lo3'é, dans les notes de ces cinq livres, un vaste savoir et une critique judicieuse. On peut citer encore de lui d'autres odes, des épîlres, des poésies familières, des ouvrages dramatiques et lyriques. Ces différentes productions, qui n'étaient ni traduites, ni imitées de personne, ont ajouté à la réputation de leur auteur. Ses odes profanes ne sont pas indignes de celles qu'il avait publiées i] 'abord : mais malgré quelques élans heureux, on y désirerait un peu moins do timidité et de froideur. Le Franc de Pompignan n'avait plus, pour le soutenir, les richesses de la poésie hébraïque, ni la magnilicence du langage des prophètes : cependant il a tiré de son propre fonds'de grandes beautés; et certes, il marche quelquefois ici de pair avec J.-B. Rousseau. Tout le monde sait par cœur la plus fameuse stro[iho

APIIIQUE 1084

de son ode sur .a mortde ce célèbre lyrique :

Le Nil a vn sur ses rivages, etc.

Il y a, dans la même ode, une strophe d'une véritable beauté; c'est la première de toutes :

Quand le premier chantre du monde, etc.

La Harpe loue aussi une strophe, très-remarquable en effet, de l'ode en l'Iionneur de Clémence Isaure. Quant aux épîtres, elles présentent des leçons de morale et des règles de goût fort bonnes à suivre. La tradndion en vers des Géorgiqnes, que Pompignan ne donna qu'a près celle de Del il le (2*), ne gagna pas h subir le grand jour de l'impression : mais il en avait fait entendre le premier livre h l'académie française le jour de sa réception ; et s'il faut s'en rapporter au journal de Collé, le duc de Nivernais, entre autres, en était dans l'enthousiasme. Pompignan avait, de i)lus, traduit le sixième livre de l'Enéide. Il est assez rare que, dans ses imitations du poëte romain, la difTiculté ne soit pas vaincue d'une manière heureuse. En général même, on doit y louer un certain mérite de fidélité, de naturel et de langage poétique : mais ces deux versions n'oOfrent ni la verve, ni la couleur, ni la brillante harmonie qui ont valu à Dclille la palme, comme traducteur, en vers, de Virgile. La muse de Pompignan s'était encore essayée sur Hésiode, Pindare, Ovide, Horace, etc. Il écrit en prose d'une manière simple, noble et ferme : l'expression qui lient à l'âme, ne lui manque pas quand le sujet l'exige. Nous avons de lui VEloge historique du jeune duc de Bourgogne, frère aîné de Louis XVI (Paris. 1761, in-S"): morceau d'éloquence donl la flatterie était un peu obligée. On reconnaît en général dans ses discours académiques, l'écrivain formé sur les bons modèles. Ses Dissertations, dont une traite des Antiquités de Caliors (.3), ses traductions de quelques Dialogues de Lucien, celle des Tragédies d'Eschyle, qu'il osa le premier mettre toutes en français et nous faire ainsi connaître complètement, déposent en faveur de son savoir comme de son talent. Les hellénistes ont pourtant déclaré que cette version d'Eschyle, assez élégante, n'était pas conforme h l'original. L'élude dos langues modernes, jointes à celles de l'antiquité , avait mis Pompignan en état de iiansjioi ter aussi dans notre idiome, ou d'imiter avec succès, les morceaux de poésie étrangère les plus brillants. Enfin le recueil de sa correspondance olfre un vaste et riche dépôt de lilté-rature, de jurisprudence, d'histoire, qui atteste l'étendue et la variété de son érudition : nous imliquerons principalement la

(*2*) On trouve dans l'/lmia' l'iltéroire,9Mùl IT.'iS, une (ide adressée par Dcliile à Pompignan. Les (léorgiques de ce dernier ysonlannoncées ;ei cnninie le jeune poêle avait déjà lui- même iraduil (|i:elipies parties du poénie de Virgile, il ocmandc à celui uui l'a devancé, de Ruider ses pas ircmbbr.is et de

le soutenir dans la carrière :

Tel on voit le lierre, à l'ombre qui le cache, K,n;tiper dans les forèls el languir sans appui; S'il rencontre le chêne, h son tronc il s'attache, limlirasse ses rame mx el s'élève a\ec lui.

(5) De iiiiliqiiiliilil'iis i'.nilnrconnn, 171G, iu-8".,

SIU I.K MAKUIIS l)K l'Oill'ICXAN.

l(Hr(>(|irj| i<i-rivil h Riieino lO lil«, en 1751, vl oCi il lui <li>iii:iiiil,iil, lUi liii-ii lui Anumot- Inil, (les (il)>i«MVHlii)ns sur les (iuvin>;(!S ilo l'aulLiir (le l'hèilre il (IMt/iii/i'e ('»). On vnil quels (Hiiiunl les litres lilli^aires de raiicieii |ireiiiier pré>iiloiil ilo la cour «les aides de Monlaiilian, (juati'l la vu \ pulilii|iio ra|i|ii'li'. dans le sein do l'aradi'niio IVaneaiso. Jo - ^iinnt à snconsidéraliiii) iiiTsnnnc'llo.coniniu iini^isliat, ('Ile d'un IVèio (|ui élail un des moinbros les [dus distingués du cleii^é de Franei! jiarses vertus el ses lumière';, il se |irt^senla, maison hiunnii' aceoiilunit^àjanir, dans nos [irovinies niéi idionales ainsi (jue dans sa jialrie, d'une réiiulation tlatleiise : entin, en venant réclamer du i reinier eoips liltéraire de Fraih'o un honneur i|tii, pour liii.élail presque le tri()n)|iiie, il était autorisé, par les applaudissenienls el par les louanges excessives des journalistes do la eapilale, \\ présumer un peu de ses droit-;. SI avait loul récemmenl fondé dans sa ville nat:de nno aradémie, el celle des Jeux lliiraux lui avait ri'iidu de véiitahles lioinmages, sans compter ceux du parlement de cette ville, qui se l'était aussi allilié. On a prétendu qu'il s'était fornialisé de ce que les ncadémiciens n'avaient pas témoigné un grand empressement h le nommer dès qu'il en avait manifesté le désir, et surtout do ce que Suinte-Palaye avail obtenu sur lui la préférence en 1758. Au reste, deux ans après, il fui élu à l'unanimité. Telle était la position de Pinnpignan, loisqu airiva le jour de sa réception à l'académie (!c 10 ma; s 1760), réception (|n"il avait volontair- nii'iit relardée pendant cinq moij. Mais comment ful-il amené à prononcer, comme récipiciidiaire un iliscourssi diirérent de ceux que J'en avait jusquo-la entendus en pareille circonstance ? c'est ce que l'on ne peut bien expliquer (|ue par Parieur du zèle aiili-philosopliique qui l'animait, et qui excluait chez lui toutes les considérations. Attaquer en (deiiie séance» plusieurs des hommes de lettres dont il devenait le collègue, pouvait être jugé, même en dehors de l'académie, comme une première inconvenance de position et de conduite. Son zèle, disait-on, aurait dû l'era[)ôcher d'aspirer à faire j)artie du corps des aeailémiciens philosophes. Ceux û'enlre eux qu'il avait le plus offensés, ne cessèrent de répéter qu'un procédé si nouveau dans les annales des corps littéraires ou scientitiques, avuit pour unique cause l'excès, poussé jusqu'à une sorte de fureur, d'un orgueil blessé, ou un fanatisme sans excuse. A l'occasion de son discours et de l'éloge du duc de Bourgogne, publié un an plus lard, où il (larlail non moins énergiqnemenl de la fausse et aveugle |ihilosojiiiie qui régnait encore, à celte étioque <ie

el dans le loiiie Y du Pieciieil de l'acailcmie de Corloiip. P(MM|iij;n.in a .Tussi donné, d:ins les Milunijcs de l'iicnd. de Mouliiub(i:i, 1755, iii-S" (p. 51)3-105). des conjtclures snr le leaips où le Rouergue (lUitlieni) Ijil iiiiorporc ii la Hanle :i:irl)nrinaise.

^■iJ l'Jile lui iu<l.i!ioc, .siiiaiciii.-iii cii un pclit vol.

contagion irréligioiisc, on l'acoii^A u avoir eu pour JMit principal de parvenir ^ se faire l'onliiT l'éducation des llls du Haiipliin, prince éiuinemiiienl religieux el Irès-opposé nu <-orps des cnc.vcinpéilisle.s. ("est jiour cela, disail-on, (pi'il dé'clarail S(deiinelleinenl la giierro à \'oltaire, .'i «l'Alemberl, etc., (]u'h la vérité il n'avait pas noininés, mais qui no pouvaient manquer de se reconn.iilre h leurs désig'ialions. Cependant pour répondre l\ une si fausse allégation, il sullisait do dire que l'oinpignaii avait renoncé volontairement aux emplois (pii devaient l'approcher du trône, el de rappeler ses ell'yrls énergiques pour soutenir, à \'ersailles, la causu (lu peuple, lorsqu'il était eiiCcire à la tèto de la cour des aides de .Monlauban. Nous accorderons (pie son discours de réception élail contraire t'i tous les usages acadéinii|ues; mais, en relisant ce discours, il n'e-t aucun honiine exempt de parti.ilité el éclairé par l'expérience, qui n avoue que l'auteur avait raison au fond, quand il proclamait ainsi, avec courage et talent, des vérités utiles (5); (piand il sigfialaii, en |irésoiice de loute la Fiance, les etforls cou|)ables ()ui préparaient longtemps d'avance les erreurs, les malheurs et les crimes do la révolution. Quoi qu'il en soit, ce fut là le leiiiie, sinon du la gloire de Pompignan, du moins de son re[)os. Plusieurs des personnages intéressés avaient écouté en silence son discours; le public l'avait applaudi , et le nouvel acaiJéniicien sortit du Louvre dans l'ivresse du succès. Le roi el la reine léinoignèrent bientôt après qu'ils approuvaient son langage hardi. Une partie des cercles de la capitale et beaucoup d'haijitanls des provinces, y donnaient leur adhésion : mais piesqu'au même inslanl on vit commencer l'escarmouche des Facéties parisiennes, les Quand, les Pour, les Que, les Qui, les Quoi, les Car, les Ah! iesO/t/qui venaienl de Ferney. Morellet y donna suite par les Si et les l'ùurquoi; il iîitroduisit Pompignan dans sa Préface de ta comédie des philosophes. Celuici, i)rof(indémenl blessé jiar les accusations mensongères, jointes aux épigrammes el aux injures, so plaignit au roi, dans un Mémoire qu'il lui adressa le 11 mai. Il y niait d'avoir été privé de sa charge d'avocat gérai pour avoir traduit (en 1738 el 1739) la prière universelle dePojie, ijui semble tendre au déisme, et il se juslihail d'avoir entrepris cette version, dont il désavouait d'ailleurs rim|)ression, étant loin d'approuver entièrement l'original. Voltaire, si souvent irascible el toujours adroit à uianier l'arme du ridicule, épuisa, en jirose el en Vers, tous les moyens de s'égayer aux dépens du magistrat poêle; et pourtant, dans les notes de ses[)iêces salir iijues, il lui re-

iii-lG. On la trouve dans les OEiivres de Louis HaciiiP, l«()8, loin. V ; i, p. 107-^54.

(5) il il.siil dans ce discours : « Le savant uislrnil et rendu imilleur par ses livres, voilà riioninie (le lellre^s. Le sage veHiieu\ el cliiéli.'ii, voilà le philo.sopli'. »

OEUVRES RELIG1ELS2S DE J.-J. LEFRANT, MARQUIS DE POMPIGNAN

coMnai=s,-ii( liii vnérlla lilllôrnire : il allait môme JM'îqirà le loiiPr quelquefois romiiio ver^ilicaleur. Unesailliede ce corypliée dos philosophes n'allendaK pas l'autre; et l'on peul (lire qu'il n'a rien fait de plus piquant dans ce genre. L'aoadéniicien ennemi de l'académie , se voyait immolé à la risée pu- Miquc (0); mais, bien piu5 sensible encore h la calomnie et à J'emporlement, qu'il avait raison déqualifier d'armes peu philosophiques, il ne parut plus au Louvre. Il se tint dans sa province et presque toujours à la oampni^ne, y trouvant les jouissances que la capiiale re'usnii liésormais h son ;1me agitée. C'était là qu'il avait recueilli le dépôt des livres de Racine, et qu'il pnriageait son temps entre do nouveaux- travaux scientifiques ou littéraires, les plaisirs qui tiennent aux beaux-arts, amis de la poésie, enfin les occupations de la charité la plus tOicace et la plus généreuse. Il montrait sans cesse la piété chrétienne en artion. Le souvenir des fonctions dont il avait été chargé comme rnagistrat, lui inspira les réiloxions qu'il intitula : Considérations sur la n'vohition de l'ordre civil et judiciaire, survenue en 1771. Depuis lors, il ne sortit plus de son obscurité volontaire et mourut, le 1" novembre 178'i, à Pompignan, après de longues souffrances physiques. Quelques moments auparavant, il dit, d'une voix pénétrée, ces mots : « Je pardonne de bon cœur, sans restriction, et dans la plénitude de mon Ame, h toutes lesp.ersonnesqui m'ont si amèrement affl'gé. » Il fut pleuré el béni par tous ceux qui avaient dépendu de lui : mais il jouissait aussi d'une considération méri'ée , et l'opinion publique n'avait t'a^ attendu ce moment pour rendre pleine et entière justice à un caractère dont l'amour du vrai, poussé jusqu'à l'inllexibilité, en fait de principes, formait ta base. 11 suflirait de citer le sutTrage do l'illustre chancelier d'Aguosseau, dont Pompignan fut estimé et chéri. Quant ■'i ses écrits, les préventions qui en avaient fait mal juger une partie, sur la foi de Voltaire et consorts, cédèrent eniièremenl aussilôtanrès que leur auteureut cessé de vivre. La passion du principal aulagoniste d'un homme aussi distingué h tous égards, a jilutôt servi h le faire jugir favorablement, qu'elle ne lui a été nuisible en réalité. L'académicien (iaillard a eu raison. dans ses Mélanges, de faire observer (pie, si l'on disait d'un ouvrage reconnu pour mauvais et ignoré, que personne n'ij touche, on ne ferait rire personne ; et (|u'e, parmi les satires vives et piquantes que s'est souvent permises le plus fafneux des prétendus sages du dix-huitième siècle, si celles (jui attaquent l'auteur des Poésies sacrées ont plus porté coup que les autres, c'est préciséiiient parce que cet écrivain avait, et qu'il méritait d'avoir beaucouii de réputation.

(8) Une graiiilc pnrtio d» piil)!ic parisi.'ii, exciié p.".r les (icéliL-s de Vollaiie, prit parti contre Poniliig lan. C -lié rapp irie, (pie le i) iiovcinlire ITtiO, un des comédiens IV.:iH.:iis clniit vl'ïiii, suivant l'ii- 6,"i!e, annoncer 'lu'ils donu.raient le kudcmaia Di-

Jamais Pompignan n'a nommé Voltaire dans aucun de si;s ouvrages : seulement il a cherché h le di'signer ; et l'indignation l'a quelfois rendu poëte contre en terrible adversaire. Il le mit en scène dans un opéra, el c'est peut-être la première fois que la satire est entrée dans une composition de co genre. Le patron de la philosophie moderne y est représenté sous le nom de Prométkée, qui a enseigné les arts aux hommes, mais les a corrompus en leur apprenant h mépriser les dieux. Il y a dans ce drame beaucoup d'imitations d'Eschyle. Pompignan avait encore fait cinq ou six opéras, pres- (lue tous très-froids. Celui qui est intitulé Héro et Léandre, fut représenté en 1730. Il avait aussi composé ipielquos tragédies, entre autres Zoraide, dont Voltaire s'est moqué, comme de tout le reste. Jamais elles n'ont été jouées ; et, soit qu'il les eût condamnées lui-môme, soitqu'il eût voulu seulement ne (las les laisser imprimer de son vivant, aies ne figurent point dans le recueil de ses OEuvres imprimées en 1784-, Paris, C vol. iii-8". La Harpe, juste pour Pompignan, dans son cours de littérature, oi^i, du reste, il en a j^arlé trop longuement, l'a traité avec plus de sévérité dans ,sa corresjiondaiice littéraire. C'est la différence du (.Uiintilien français , |irofessant dans la chaire du Lycée d(! Paris, h l'académicien qui cédait à l'influence de l'esprit de corfis lors(|u"il écrivait au giand-duc de- Russie. Cet esprit de corps animait tellement Marniontel, que, dans ses Mémoires, il appelle Le Franc de Pompignan « un homme qui mériterait d'être cliAtié pour son insolence;... enivré [lar l'excès de sa vanité, de sa présomption, de son ambition ;... ajoutant à l'arrogance d'un seigneur de paroisse l'orgueil d'un président de cour supérieure,... ce qui formait un personnage ridicule sur tous les points. » Collé, qui n'était point membre de l'académie française, laisse voir dans son journal (|u'il partageait les préventions injurieuses des deux auteurs cités. Mais, en n'envisageant que cfmime littérateur l'homme célèbre dont il s'agit ici, on l)cut s'en tenir à la conclusion du résumé de La Harpe, que nous avons rappelée tout à l'heure : « Aialgré tout ce qui a man(|u6 h Pompignan, il conservera, en \)\us d'un genre, l'estime de la postérité. » Si, corarao on l'a dit, ce fut Le Franc de Pom|iigiian qui donna lui-même l'éditioude sesœuvres, ^mbliée l'année «le sa mort, en 6 vol. in-8°, il est étonnant qu'il n'y ait [tas inséré soiVdiscours de réception à l'académie française. Indépendamment de ce que contient ce recueil, on a do lui : 1. Mélanges de traductions de dilfércnls ouvrages de morale, italiens el anglais, Paris, I7'7i), in-l(3, de 29!) pages; ils sont précédés d'un avertissement en 24 pages, dans feijuel l'auteur rend cou)|i-

dou et le Fai puui, le pavlcrre en lit une application maligne à l'ameiir de ta tragédie, ce qui (lolerniiiia Il ré-()iiiii(in de jouer, le jour suivant, une autre pKiiîopicoe (\u' celle rj-ii aiail clé prouii-,e coiunw

dtvaul suivii; Di<lun.

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