‹ Œuvres complètesChapitre 32 sur 140 · DE LA CURE DES LUXATIONS · texte numérisé non relu

DE LA CURE DES LUXATIONS

Les lüuxations nous indiquent troïs choses en général pourleur cure: .-la premiére est de réduire los luxé ; la deuxième, de le maintenir réduit, et la troisième, dé corriger les accidens pr ésens , et de prévenir ceux qui peuvent survenir,

Il n’est pas toujours possible de remplir la première indication , qui est de réduire l'os luxé , et qu'on nomme curative par ce qu’elle

indique précisément ce qu jl faut faire pour guérir la + Sa WTA Les “complications suivantes s’oppésent à la réduction :

S’il se trouve fracture , grandé tension, contusion profonde, il est impossible de réduire la luxation. Par exemple, si l'os du bras ést cassé dans son milieu , et luxé dans l'épaule, on ne peut faire les extensions ‘convenables pour le réduire, et il faut absolument abandonner la lüuxation , si ce n’est lorsque la tête de l'os presse fortement les gros vaisseaux : dans ce cas l’on doit tout ar no plutôt que de différer la réduction.

Lorsqu'il y a un gonflement à P'éccastoï d’une contusion profonde, et non par la pression que pourrait faire la tête de l'os luxé sur les vaisseaux et autres parties, il faut avant tout remédier à la tension, contusion où gonflement, tant parce que ces accidens sont fâcheux par eux-mêmes que parce qu'ils empêchent de faire les extensions nécessaires, et que trés-souvent ils rendent la connaissance de la maladie douteuse et difficile : mais, si le gonflement vient de la pres-

“Sion des vaisseaux sanguins par la tête de l'os. déplacé, il faut le réduire an plustôt, et par là on fait cesser le gonflement.

* La vive douleur n'empêche de faire la réduction surle-champ que

quand la situation étrangère de l'os luxé n’en est pas la seule cause.

Il y atrois choses à faire pour réduire l'os luxé; savoir : l'extension, la contre-extension, étla conduite de Vos dans sa cavité.

Nous appellerons extension le mouvement que nous faisons pour tirer la partie malade à nous; et contre-extension, l’effort que nous

‘faisons pour.tirer la partie malade vers le corps, ou pour retenir le corps, de crainte qu'il ne suive la partie PAL Jorsqu’ on Ja tire pour l'étendre.

+ Pour être pleinement instrüit sur ces deux épérdlionis il fut savoir pourquoi et avec quoi on les fait, ce qu'il faut observer en les faisant, ‘enfin les signes ou les marques qu’elles sont faites avec succés.

On fait l'extensionet la contre-extension pour mettre la tête de l'os ‘au niveau de sa cavité me afin de pouvoir Fy conduire facilement.

On fait ces deux opérations par soi-même ou par le secours d'aides;

et lon se sért des mains seulement, des lacqs ou des machines. On les fait soi-même dans la réduction! de la mâchoire infér! ieure , des doigts, du poignet , dans celle du pied , et quelquefois du coude ou même au bras, ou de la cuisse quand on les réduit avec le talon. En toute autre occasion il faut des aides, lesquels agissent avec leurs mains seulement quand une légère extension suffit; avec les lacqs, lorsqu'il en faut une plus forte ; ou enfin avec des maéhines quand les mains ni les lacqs ne suffisent pas.

Les-circonstances que l’on doit observer en faisant les extensions et contre-extensions sont : -1° que le corps soit retenu ou poussé par une force égale à celle avec laquelle le membre sera tiré, sans quoi, la plus fai cédant, à Ja plus forte , FeHenMin serait 3 imparfaite.

20 Il faut, autant qu ilest possible, que les fonts qui tirent pour faire l’extension et la contre-extension soient. appliquées aux parties

mêmes, qui sont luxées, sans quoi elles sont: inutiles, et souvent nuisibles : par exemple , si l’on veut faire la réduction de la luxation du bras, il faut tirer le-bras même, et non pas l’'avant-bras, repousser ou retenir l'épaule, et non pas le corps, parce qu’une partie de la force se. perdrait dans larticulation du coude et dans les attaches dé omoplate : on ferait des extensions violentes, iqui inféresseraient les ligamens et les muscles de ces parties, et ils pourraientn avoir pas assez de force pour résister.

: 8° Les forces de côté.et d'autre doivent être proportionnées ä l'éloignement de la tête de l'os et à la force des muscles qui le retiennent ; car il faut moins de force pour ramener un:0s dans sa cavité quand il.est au bord que lorsqu'il en est éloigné detrois ou quatre travers de doigt ; il faut aussi tirer avec moins de force lorsqu'il s’agit de réduire de bras que quand il faut réduire la cuisse ; parce que les muscles de la cuisse sont plus forts que ceux du bras.

4° Il faut qué:la partie soit tellement située que les muscles se trouvent également tendus , sans 'quoi ceux qui seraient le plus en contraction feraient trop. 4 résistance, et diminueraient la force de l'extension, outre qu ’ils pourraient se déchirer.

5° Il faut que l'extension soit faite peu à peu et par degrés, de peur de rompre les muscles par. une extension trop forte et trop prompte,

6° On doit garantir les parties sur lesquelles on applique les lacqs ou machines qui tirent ou qui poussent : pour cet effet on les garnit de coussins et de compresses , et on en applique particulièrement aux Côtés de. la route. des gros ‘vaisseaux. On doit s’en servir aussi aux endroits où il ya des contusions, des .excoriations, des cicatrices , des cautères , etc. , pour éviter les impressions ficheuses et les déchiremens qu'on pourrait y causer.

7° On doit placer les lacgs le dé près dés condyles où des autres

éminences capables de les retenir, en leur donnant de la prise , parce qu ils glisseraient ,et ne seraient d'aucun effet si on les dote ailleurs.

8° On les liera plus fort à ceux qui sont gras pour s'approcher plus près du solide du membre, sans quoi la graisse ferait obstacle à ‘la sûreté du lacq, qui g glisserait avec eue par-dessus Ja membrane commune des muscles.

Les signes qui nous montrent que les ehtasfbhe sont suffisanités sont : 1° que les lacys qui tirent à contre-sens se sont suffisamment éloignés les uns des autres ; 2° quand une partie luxée ést en situation liée et attachée, prête - à être étendue, les muscles paraissent, parce qu'ils se gonflent, et semblent se préparer à tirer pour S'Opposer à l'effort auquel le malade s'attend de la part du chirurgien ou ‘des machines dont il se sert; maïs, si, dans l’effort de l'extension, les muscles s’affaissent et s’alongent, c’est un signe que los prend le chemin de la cavité d'où il est ROPLS et que les ERPRAIEES suffisent (1).

Quand on reconnaît que les muscles sont suffisaminent hondér, on conduit l'os dans sa boîte ou cavité, avec les mains ou Îles machines, en faisant lâcher doucement ceux qui tirent , ae que Fos se replace.

Il n’est pas toujours nécessaire dé: pousser l'os, comme il est recommandé par les anciens; car les muscles et les ligamens qui n’ont pas été trop forcés le retirent avec force lorsqu'ils ne sont plus étendus par les lacqs ou machines, et c’est ce qui fait le bruit que l’on entend pour ordinaire dans le temps de la réduction. ;

Il serait même quelquefois dangereux d'abandonner los-à toute l'action des muscles : on courrait risque, 1° s’il y a un rebord cartilagineux, de le renverser en lâchant tout à coup les lacqs, ce qui pourrait causer une ankylose, ou rendre au “moins le mouvement trés-difficile : cela arriverait particulièrement à la luxation de la cuisse 90 quand même la vitesse du retour de los ne romprait pas le rebord cartilagineux, la tête de l'os ferait une grande CREER aux cartilages de part et d’autre. cistés

Il est donc nécessaire de conduire l'os doucement. au moins jusqu’à ce que l’on soit.assuré qu'il prend bien la route de sa cavité, dans laquelle on a quelquefois de la peine à le faire FREE CA : d’autres fois il y rentre de lui-même.

Cette route n’est pas toujours le plus court chemin que puisse prendre los pour rentrer ; mais Cest celui par lequel il est indiqué que l'os est sorti de sa cavité. On est obligé de suivre ce: chemin

£ ; . à, - - Es B é À nd j

(4) Voyez la discussion de cette matière dans le on préliminaire, pag. XXL @t suiv. |

quand même il ne.serait pas le plus court, tant parce qu'il est déja frayé par la tête de l'os luxé que parce qu ‘il conduit à l'ouverture de la poche ligamenteuse qui a été faite par la sortie de la tête de Vos. Si on ne suit pas ce chemin frayé, on en fait un autre avec peine pour l’opérateur ,. et douleur pour le malade. De plus la tête de l'os, arrivant à sa cavité par un nouveau chemin, ne trouve point d'ou-

verture à la tunique ligamenteuse : elle la renverse avec eile dans la cavité, ce qui empêche l’exacte réduction, et cause des douleurs, des gonflemens, des inflammations, des dépôts et autres accidens ‘ funestes.

… Les causes qui rendent l'introduction de l’os difficile sont : les glaires qui se rencontrent dans la cavité, ce qui arrive aux vieilles luxations; ou bien le rebord de la cavité rompu çt renversé ; ou enfin l'air dont la cavité se trouve remplie. Si le cercle du Éranent n’est pâs rompu, l'air s’opposera à l'introduction de los, parce que la tête s’appliquera avec assez de justesse au cercle Jigamenteux pour que l'air ne puisse sortir que par une impulsion violente de la tête de l'os; et c’est cet air pressé ef chassé qui fait le bruit que l'on entend souvent en réduisant les luxations.

La deuxième indication de la cure des luxations c’est de maintenir l'os réduit par l'application des bandages et par la situation.

L'application des bandages est moins nécessaire dans les luxations de cause externe que ‘dans les luxations de cause interne, parce que, dans les premières, les muscles retiennent la partie mieux que tous les bandages. Il en faut absolument dans les luxations de cause interne, particulièrement à celles qui sont causées par la relaxation des ligamens ou par la paralysie ; et lamême nécessité se trouve dans les vieilles luxations de cause externe où il est survenu paralysie ou disposition à l'ankylose. IT faut aussi que le bandage soit un peu plus serré que celui dont on se sert dans les luxafiôns de causes externes el récentes , parce que, dans là plupart de celles-ci, le bandage n’est que pour contenir les compresses et les médicamens.

Ces bandages se font avec des compresses et des bandes roulées, qui sont plus ou moins longues, selon qu'il est nécessaire pour retenir l'os, ou seulement les Lepresses et défensifs Lu on applique sur la partie malade.

Par la situation on entend la manière de placer à à propos tout le corps ou la partie seulement. La situation de tout.le corps ést d’être couché dans toutes les luxations du tronc ou des extrémités inférieures ; mais il n’est pas nécessaire que, le.malade garde le lif dans les luxations de la mâchoire et des extrémités supérieures.

Pour que la partie soit bien située plusieurs choses sont nécessaires : 4° il faut que les muscles soient autant relächés qu'ils peuvent l'être : ainsi, par exemple, les muscles étant tendus et dans la flexion et dans Textension on donne une situation moyenne dans

laquelle la partie soit autant fléchie: qu'étendue. 2 Le membre doit être également appuyé; car, s’il portait à faux en quelque endroit; les muscles feraient effort pour le soutenir et suppléer au défaut.de l'appui, ce qui pourrait causer de la douleur, et faire de nouveau: sortir l'os de sa cavité. 3° Il faut que la pente n’empêche pas le retour des liqueurs, parce que, si l'extrémité du membre blessé était trop basse, il pour aif ar river gonflement, tension ; dépôt et abcës. 4° Il est nécessaire que ce”qui sert à appuyer là partie'soit mollet afin que le malade ne soit point incommodé, ce qui Fobligerait à: des mouvemens très-nuisibles. 5° La partie malade doit être sûre et. stable : l’on sent assez pourquoi. Cette sûr eté dépend de la solidité du lit pour les luxations du tronc et des parties inférieures, et de la régularité de l’écharpe, pour celles des parties supérieures. : On observera qu'il faut coucher le malade de manière qu’on puisse le * panser commodément: ainsi l’on placera le côté malade vers'le bôrd du lit. 2 La troisième chose essentielle à la cure des luxations est de détruire. les accidens présens , et de prévenir ceux qui peuvent survenir. Je vais traiter de chacun de ces accidens : je commence par la douleur et la perte ou le vice du mouvement.

J'aidit, dans le général des signes , qu’il ne fallait pas regarder la douleur. ni le défaut du mouvement comme signes certains des luxations ; mais ils en sont toujours des accidens. L’impuissance de mouvoir le membre peut venir en conséquence du seul déplacement des os, ou,bien ne dépendre que de la crainte de souffrir, une personne très-sensible évitant toute sorte de mouvemens douloureux; mais, dans Jun et dahs l’autre cas, cette impuñssance cesse pour l'ordinaire , de même que la dopleur, quand on a réduit l'os : je dis pour ordinaire, puisque quelquefôis la douleur et l'impuissance qui en.est la suite subsistent quoique los soit réduit, parce que le grand tiraillement a pu causer des alongemens considérables, ou des ruptures de fibres dans les muscles et les parties nerveuses. Alors on aura recours aux remèdes que nous allons proposer pOur les con- : tusions.

IL y a souvent de si fortes contusions qu’elles font at tumeurs et des bosses douloureuses. Dans ce cas on se sert de la saignée, des narcotiques ; et on applique sur la partie des cataplasmes , liniméns , fomentations et autres topiques, qui doivent être émolliens, ‘anodins et résolutifs. 1

Les mouvemens convulsifs sontcausés: par le Éraillement des nerfs ou parties nerveuses ; mais ils cessent ordinairement lorsque los est réduit.

La fièvre survient hdiéti par la douleur vive ; souvent elle n'arrive que le troisième , quatriéme ou cinquième jour; et, dans ce

cas , elle est excitée par l’irritation que cause quelque matière infil-

trée ou épanchée , où par l’inflammation, qui n’est jamais sans fiévre.

. On appaise le tout par de grandesesaignées, par la diète et autres remèdes généraux : on applique sur la partie des topiques émolliens et résolutifs, qui ne bouchent point les pores, et auxquels on ajoute les anodins gt narcotiques , qu’ on fait même prendre intérieurement.

v La: gangrèné n'arrive pas à l'endroit même de la luxation, maïs toujours plus bas, à moins qu'il n’y ait plaie. Elle est causée par la compression des nerfs et des vaisseaux sanguins de même que la paralysie : ce qui se voit dans les luxations des vertèbres, et partout ailleurs où les os luxés compriment les vaisseaux, et empêchent la distribution du sang et des esprits animaux.

Le meilleur moyen d'éviter la gangrène c’est de faire la réduction : mais, si les os ont été long-temps démis, ou que, en les réduisant, on ait meurtri les parties , la gangrène peut survenir ; et alors elle demande une cure particulière, qui se trouve amplement décrite dans le éhâäpitre de la Lüuxation des vertèbres.

Le cliquetis qui suit les luxations est causé par la disette de lä Synovie ou par sa trop grande abondance. C'est un bruit qui se fait en remuant le membre , soit par le frottement des cartilages trop secs, soit par le gargouiilement de 1 synovie {trop abencente ou “peut-être aussi par l'air mêlé avec elle.

Si la synovie n’est pas en suffisante quantité, il faut frotter 'arti culation d'huile pénétrante , et y appliquer des fomentations émollientes pour suppléer au début de la synovie, et en proçurer une filtration plus abondante. Si l'excès de cette humeur cause le cliqueüis, on fait mouvoir la partie , et on applique sur le lieu de larticulation des résolutifs spiritueux. Quand, malgré ces précautions; il survient ankylose, on la traite comme nous le dirons en pape de cette maladie.

S'il y a plaie, il faut faire un bandage semblable à celui que nous

‘recommandons, dans son lieu, pour la‘fracture compliquée. Par ce moyen on tient la partie en | RS sans être obligé de la remuer dans les pansemens. Il ne faut pas que le bandage soit serré, parce qu’il ne doit principalement que contenir les remèdes. : .

S'il survient apostème , on le traite selon ses temps et sa terminaison, S'il suppure, on l’ouvre de bonne heure, sans attendre sa “maturité , parce que la maliére , par son séjour ,» pourrait gâter les parties qui sont autour de l'article , et même entrer dédans ; ce qui. serait une fâcheuse maladie. , @

Quand la tête de los est sortie avec tant de violence .qu’elle a rompu les ligamens’, lés tendons et la peau même , on la remet dans sa cavité le plus promptement qu'il est possible, ‘et on panse la plaie comme l’art ordonne ; mais le plus souvent la gangrène survient, et l'on est obligé de faire Pamputation.

Ne TRAITÉ DES MALADIES DES OS.

Lorsqu' il y.a fracture et luxation dans le même os, il faut tâcher de réduire. la luxation., puis on réduit et l’on pansé la fracture. S'it est impossible de REA la luxajion, ce quiarrive quand la fracture . est si proche, de l'articulation qu’il n’y a pas assez de prise pour faire l'extension, voici la conduite qu’on doit tenir on réduira la fracture; on appliquera sur la luxation des défensifs, puis des résplutifs et des fondans , afin d’entretenir la fluidité de la synovie; et, quand le cal des os fracturés sera formé, on aura recours à PÉRIEUSIOR pour réduire la luxation.

Cette méthode ne réveil pas. toujours ; mais il n° y en a pas d’autre, La seule chose qu'il y ait à craindre e’est que , après un si long temps, la luxation ne puisse plus se réduire, ce qui n'arrive cependant pas toujours, puisque l’on réduit et guérit des luxations au bout de six mois, d'un an et plus , et que le cal est ferme et dur avant tout ce temps-là.

Outre, l'application des topiques, pour éviter. que la synovie de articulation ne s’ épaississe péndant le traitement de la fracture et lendurcissement du cal, on doit, lorsque Jos commence d'avoir assez de solidité à l'endroit de sa fracture; on doit, dis-je, commencer aussi à mouvoir larticulation peu à peu et par degrés, en augmentant chaque jour, afin de conserver la synovie dans sa fluidité naturelle , et de pouvoir faire la réduction avec succés lorsque: le ca! sera assez fort pOur supporter les extensions.

he” Cure Saniculibé des Luxations de cause interne.

Si la convulsion des muscles’ a chassé l'os de sa cavité, il faut d’abord réduire la tête luxée ,-et la contenir en son lieu pendant qu'on traite la convulsion; ce qui se fait différemment , suivant ses causes , dont nous ne parler ons pas dans ce Traité.

Si les Jigamens sont relâchés, et que les muscles soient DA lYe tiques, on réduit los , et. on le contient par un bandage exact et par la situation du malade Fi de la partie Éigée. On applique plusieurs fois par jour les fomentations spiritueuses.et aromatiques apr ès avoir fait des frictions, avec des linges chauds, pour ouvrir les pores , faciliter la pénétration des topiques, et donner lieu à la transpiration. On fait du reste observer le régime; onse sert des remèdes généraux; et, à l'égard de la paralysie, elle demande un traitement particulier. Ce n’est pas ici le lieu d'en parler

Si la synovie s’est accumulée à ün tel point qu’elle ait chassé l'os de son lieu, il faut faire son possible pour le remettre, et le retenir fortement. On se sert-en cette oceasion d’un. bandage qui, pressant la tête contre le fond de la cavité, pousse Ja synovie à la circonférence ; devenant par là plus extérieure, et par conséquent plus ex-

posée à l’action des topiques, il est plus facile de la. dissoudre et de la dissiper par les fondans et les résolutifs que l’on applique sur la partie. Outre cela, il faut, à Chaque pansement, remuer long-temps la tête de l'os dans sa cavité, s’en servant, comme d’un pilon dans son

mortier, pour, froisser et atténuer la synovié , et ta Are PAS de rentrer dans ses couloirs.

Les luxations causées par le gonflement des têtes et des cavités des os se guérissent quelquefois lorsqu'elles ne sont point complètes.

Si le malade est rachitique , on trouvera dans bé ire ni 7 ls les remèdes qui lui conviennent.

Si le gonflement est causé par F habitation dans a Ha marécageux, On joint aux opérations chirurgicales le régime, qui doit être chaud et sec, ainsi que l'air dans lequel on transporte le malade. Les éd aMenE hydragogues conviennent parfaitement , ét l'usage deseaux minérales chaudes èst surtout d’un grand secours.

Sile levain scrofuleux est la cause du gonflement de los, on se servira dés remèdes qui conviennent aux écrouelles. ”

Les frictions mercurielles sont propres à ceux en qui le virus véné- Tien a causé le. gonflement des jointures. J ’ai vu ce remède réussir à un garçon doréur qui. avait la. jambe presque entiérement luxée par le mercure : ce qui me fait croire qu'on pourrait se servir de même des frictions mercurielles pour guérir les ouvriers des mines qui sont ältaqués de gonflemens dans les os, et qui ont les jointures déjetées.

Page 1