LUXAFION DE LA MACHOIRE INFÉRIEURE
… Le malade ne eut fermer la bouche pour mâcher.: Fabrice. d'A- 2 ot dit. que cela vient du coroné.de la màchoire sorti de dessous ie Zyg0ma , et qui ne peut plus remonter. Il dit aussi que cela n'arrive qu'aux grandes luxations lorsqu'il y a. un écartement considérable de la mâchoire , ce qui peut bien être ; cependant je crois que cela arrive ordinairement parce ‘que les condyles se sont glissés en devant , et ont alors leur appui dans la ligne qui passe directement de l’origine des muscles à leur insertion, ou que , portés plus en avant , les cordyles appuient au-delà de cette ligne. Dans cette situation il est évident que ia contraction des muscles ne tend qu’à presser les condyles contre la’ base du crâne, et à les éloigner de leur articulation : c’est ce que concevront sisfrent ceux qui auront quelque teinture des mécaniques.
Les joues sont aplaties , parce que la mâchoire inférieure, en s'éloignant, tend et aplatit les muscles buccinateurs.
Le malade souffre de grandes douleurs lorsqu'on veut lui ouvrir la bouche un peu plus, parce quelles muscles qui servent à la fermer sont tendus par le trop grand éloignement de la mâchoire ; ce qui fait que, quand on veut l'ouvrir davantage, on étend et. tiraille à l'excès les fibres musculeuses.
Le malade ne peut parler , parce que Les lévres ne peuvent s’approcher l'une de l’autre , et que la langue ne s’applique plus au palais ni aux dents ; ce qui est ‘absolument nécessaire pour Particulation de la parole.
La salive coule en abondance et involontairement : elle coule en abondance par la compression des glandessalivaires, et elle sort involontairement parce que la langue ne peut plusla pousser au fond du gosier pour l’avaler , et que les ITR ne peuvent se joindre pour la retenir.
Le malade ne peut agaler, parce que la langue ne s ’applique plus contre le palais , et ne peut serenverser en arrière pour pousser les alimens ou la salive dans l’'œsophage.
Le fond du gosier estsec, parce que la salive ne l’humecte plus (le malade la jetantinvolontairement au dehors, et ne pouvant avaler), et parce que d’ailleurs l'air , qui y passait ANDRE humecté, n'y passe plus avec cette nipdifirations
Quand la mâchoire n’est luxée que d’un côté , la bouche n’est pas si ouverte, le menton est tourné du côté opposé à la luxation, les dents ne se rencontrent pas vis-à-vis celles de la mâchoire d'en haut,
. le gonflement et la tension des muscles n’est que d’un côté, et tous les autres signes s’y rencontrent.
Des PE dé ba Luxation de la machoire rire.
Ces causes sont internes eu externes ; l'énumération en a été faite
«ansle général des luxations. Il est nécessaire d'ajouter qu'il faut que les chutes ou les coups agissent sur la mâchoire dans un certain sens pour qu’ils puissent la luxer : en effet, si elle est poussée de devant en arrière, les condyles rencontreront la voûte du canal osseux de Vo reille et les éminences d'où naissent des apophyses styloïdes. Si elle est poussée par les côtés, les condyles seront retenus, comme on Va déjà dit, par les apophyses épineuses; enfin , si le coup pousse la’ mâchoire de bas en haut, elle rencontrera la mâchoire supérieure : d’où lon doit conclure qu’elle ne peut guère être laxée que par un coup qui fasse effort du haut en bas , et qui agira avec plus de facilité si la mâchoire est bâillante. Je n’en ai jamais vu d'autres, et de grands praticiens l’assurent de même; il n’est pourtant pas impossible qu'il n’en arrive par des coups donnés différemment ; mais je crois qu’il faut que la bouche soit au moins un peu ouverte dans chgirar rs du coup ou de ia chute.
La mâchoire se luxe plus difficilement que bien d'autres értidé ; non-seulement par tout ce que nous venons de dire, mais encore parce qu'il se trouve deux articulations, que cés deux articulations sont éloignées l’une de l’autre, qu’elles résistent toutes deux en même temps, et que les muscles sont très-forts, et le sont d’autant plus qüe leur masse charnue est composée de fibres très-courtes. Ces muscles, en se contractant machinalement dans les coups sur la mâchoire , ré sistent , ‘et font effort pour la retenir dans sa place.
On voit quelques personnes à qui l'articulation de la mâchoire si lâche qu’elle se luxe très-souvent en bâillänt. Je l'ai remise jusqu’à deux fois dans un même RUES à la même personne.
Du Pronoëtié de la Luvation de M mdchoire inférieure.
Hippocrate dit qué, sion remet promptemegt la mâchoire , il arrive une grosse fièvre , assoupissement, inflarmation, convul!sion, VOmISsement de matière bilieuse, et la mort même du malade le dixième jour. C'est ce que je n’ai jamais vu ; cependant il n’est pas impossible que cela n'arrive , dans les fortes luxations , par le grand Giraillement et la tension de pluSeuts muscles et d’un grandnombre de nerfs qui se répandent dans cette partie; mais cette luxation n’est point fâcheuse sielle est promptement réduite. ‘
De la Cure de la Luxation de la mâchoire inférieure.
Pour faire la réduction on fait asseoir le ie sur une chaise , 4 la hauteur de la poitrine d’un aide-chirurgien , qui appuie contre sa poitrine, garnie d’un petit oreiller, le derrièr® @e la tête du malade, ef la retient avec ses deux mains, qui, pour cet effet, sont mutuellement jointes par P étélatern ad des doigts, et fortement appuyées