‹ Œuvres complètesChapitre 56 sur 140 · FRACTURE DU NEZ · texte numérisé non relu

FRACTURE DU NEZ

sont morts d’abcès dans les lobes antérieurs , el d'épanchement sous la partie de la dure-mére qui couvre les os.coronal el cribleux. Ise forme aussi quelquefois des abcès dans le dedans du nez, entre la pe AE pituitaire et les OS, 09 À

Cure de la Fracture des Os du Nez.

Que la fracture du nez soit éimote ou compliquée, il fut commencer par réduire les os ; et, Pour y parvenir , On. fait asseoir le malade sur un tabouret , ou sur ‘un siège qui ait le dos fort bas, pour que la tête soit appuyée contre quelqu'un qui la puisse tenir ferme, comme on l'a prescrit pour la luxation Ge la mâchoire. Ensuite on prend une spatule ou un élévatoire d'acier entouré de linge, On l'introduit dans la narine , au lieu où l’enfoncement est le Dius apparent. On s'en-sert-comme d'un levier -pour relever les os enfoncés du cassés ;et, pour ne point pousser les os trop en denors , il faut que la main qui ne tient point l'élévatoire appuie sur l'extérieur du nez, etserve à modérer la force et le progrés de Pimpuision. Si cet effort de l’élévatoire ne relève pas les deux côtés en même temps, ce qui doit pourtant arriver, on passe cet instrument dans l’autre narine, ef:on agit de même qu'il vient d’être dit.

La réduction faite, on porte Gans le nez des tampons mollets trempés dans l'eau vulnéraire’ ou dans de bonne eau-de-vie ; on couvre l'extérieur d’une compresse trempée dans Ta même liqueur ; on en applique une autre qui couvre le nez, les deux yeux et le front: le tout est contenu par un mouchoir légèrement serré pour ne point comprimerle nez, ni particulièrement les yeux. On ne recouvre point de ce mouchoir les tampons de charpie qu’on a mis dans le nez, ce qui donne la facilité'de les renouveler per d'autres que l’on

mouille, ét qu’on applique de même.

Ces tampons né servent que pour contenir le médicament ; el ceux qui ont imaginé de mettre des tampons de linge pour soutenir les os de peur qu’ils ne se déplacent n'ont jamais fait la réduction d’aucune fracture du nez. L'expérience leur aurait appris qu’il faut plus de force pour enfoncer ces os qui viennent d’être replacés qu'il n'en a fallu employer pour les remettre avec l’élévatoire : cela étant, les tuyaux de plume’ pour faire respirer le malade sont inutiles, de même que les tampons durs et pressés, qui d’ailleurs peuvent ire nuisibles par leur trop grande compression sur des parties qui ont

-déjà souffert. Si je conseille d'introduire dans le nez des bourdonnets de charpie trempés dans l'eau vulnéraire , c’est } parce. qu'il est utile d'y porter un topique capable de consolider les parties qui ont été affiigées par le{coup ou par la spatule qui a servi à faire la réduction. On voit par là que les bourdonnets doivent être fort mous, et qu'on doit en cesser. usage dès que la douleur est passée.

S'il y à plaie et fracture, on panse la plaie quand on a fait la réduction, on en approche les bords, on les maintient rapprochés avec de petites compresses soutenues par le reste de l'appareil, comme il a été dit.

La saignée , la diète, le repos , en un mot le régime de vie et les remèdes généraux ne sont point à négliger, surtout quand il ya douleur de tête, saignement de nez, assoupissement et autres symptômes qui peuvent être l'effet d’une éotméEn

Lorsqu'il s'est formé abcès entre les os du nez et la membrane pituitaire , il faut en faire l'ouverture , et cette ouverture demande des précautions particulières. | *

Je fus consulté un jour pour un homme qui avait une petite plaie sur le nez, dans l’endroit où les os et les cartilages se joignent ensemble : l'os était découvert, il sortait par la plaie une cuillerée de pus à chaque pansement. En pressant l'extérieur du nez et les parties voisines on n’exprimait pas la moindre goutte de pus. Je pertai le doigt dans la narine; j'y sentis une tumeur molle qui se dissipait à mesure que, en la comprimant, je faisais sortie du pus par l’onverture extérienre. Je passai. pa cetie ouverture une soude creuse et pointue ; je la conduisis dans le sac purulent jusqu’à ce que je la sentissé avec le doigt que j'avais dans le nez. Je perçai la membrane pituitaire, et, avec un bistouri, à la faveur de la cannelure de la sonde, j ’incisai cette membrane de la largeur de six lignes. Il sortait encore beaucoup de pus; je passai un séton du dehors du nez au dedans; je l’ôtai trois jours après, et le malade fut guéri en peu de temps. Quelques jours après, dans un cas Feet je suivis la même manœuvre avec le même succès.

J'avais déjà pratiqué cette opération en deux occasions un peu ‘différentes que je ne. rApporse ici que;pour montrer qu'il faut toujours éviter les incisions an dehors lorsqu'on peut ouvrir ces abcès par le dedans du nez comme par le dedans de la bouche. La première opéralion fut faite pour un abcès qui s'était formé dans l’intérieur dé la narine à la suite d’une fistule lacrymale , et qui ,

“en le pressant, se vidait par le trou de cette fistnle. On proposa de faire l’in- - cision depuis la fistule jusqu’au fond du sac ; mais, pour éviter la difformité , je/fus d'avis d'onvrir par le dedans de la narine : je le fis; le sac fut tri éh ; vingt-quatre heures , et le malade fut guéri peu de jours après. . Je fis l’autre opération pour un abrés qui, à la suite d’un coup sur le nez, s'était formé en dehors et en dedans, de manière que , quand on pressait le dehors , la tumeur extérieure diminnait, et celle de dedans augmentait; et de même, quand on pressait celle de dedans, elle ‘se diminwait en remplissant celle de dehors. On délibéra sur la manière dont on oûvrirait, cet abcès, et on convint qu'il fallait d’abord l’onvrir seulement en dedans; d'autant mieux que, si la nécessité l’exigeait, on serait toujours à temps d'ouvrir. en dehors. J'ouvris donc l’abcès par dedans; j'introdnisis une tente qui fut soutenue. par quelques tampons de charpie, et par un bandage au dehors; j’appliquai sur l'extérieur du nez de la charpie mouillée dans le pie d'œuf battu avec l’alun; je mis dessus une Compresse, et je contins le tout par un bandage qui comprimait suffisamment. Il sortit encdre assez de pus à la levée dn premier appareil. Au second il en sortit moins: il en parnt encore moins au ‘troisième , et en huit jours le malade fut gnéri, sans qu'il. restât extérienrement aucun

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