‹ Œuvres complètesChapitre 67 sur 140 · FRACTURE DE L’OMOPLATE · texte numérisé non relu

FRACTURE DE L’OMOPLATE

De toutes ces “observations on peut conclure qu'il y à de deux sortes d’'emphysèmes , l’un que produit l'air extérieur qui sort ou qui entre par les divisions ou plaies des poumons; de la poitrine ou de Ja trachée-artère : c’est celui des deux premières observations ; l'autre espèce d'emphysème doit dépendre de la raréfaction de l'air qui se trouve dans les liqueurs et dans la substance des parties : c'est celui des trois dernières observations. En effet, lorsqu'il n'y à point de plaié, on ne peut pas croire que l'air extérieur soit entraîné pour former ces emphysèmes, ni que l'air de la poitri ine et dés poumons A soitparvenu , du moins par des ouv ertures sensibles, puisqu "il n'y a aucune blessure aux poumons ni à la poitrine : cela vient donc de la fermentation des sucs épanchés, qui, désunissant les parties essentielles des liquides, rompentles prisons des particules d'air, lesquelles, n'étant plus gênées, se dilatent, se raréfient, Ê ‘unissent pps et forment l'emphysème.

Si la fracture de l’omoplate est simple el sans coté) conSsidérable, elle n’est pas fâcheuse ; au contraire , si elle est accompagnée’ de grande contusion, de gonflement, d'emphysème, la fièvre , la douleur, la difficulté de respirer , surviennent ; le danger est grand surtout si le malade est dans Ye embonpoint , et qu'il soit re ou pléthorique.

La Cure.

On fait assez difficilement la réduction lorsqu'il y a déplacement, et que les pièces ont passé les unes sur les autres, parce que l’omo-. plate est enveloppée des muscles forts, et qu'on ne peut vaincre par les extensions, faute d’avoir prise sur les pièces qu'on veut replacer : c’est pour y parvenir cependant qu’on lève le bras en devant, faisant mettre la main du malade sur sa tête de manière que le nez soit vis-à-vis l'angle du pli du coude. Pendant qu'un aide tient le bras dans cette situation le chirurgien , avec ses doigts , fait son possible pour replacer les os, à quoi le muscle rhomboïde sert beaucoup, en ce qu'il retient-la pièce postérieure du côté de l’épine pendant que le-chirurgien ajuste les os. Quand ils sont réduits , on les tient en situation avec les deux mains, on fait baisser de bras doucement , et on.suit l'omoplate jusqu'à ce qu’elle soit dessus. la partie postés rieure des. côtes, lesquelles luiservent d’attelle de ce côté-là, et, pour servir. d'attelle en dehors, on applique des compresses épaisses depuis l’épine de l'omoplate j jusqu’au-dessous de l'angle inférieur ; elles s'étendent même vers l’épine du dos, et, avec une grande compresse, on recouvre les. premières, et toute Dégeniler ; puis on: fait le bandage quadriga avec üne bande large de-quatre travers de doigt, et longue de cinq ou six aunes, plus ou moins ; puis on met le bras dans une écharpe, avec une pelote däns.la main.

On saigne vigoureusement ; le régime doit, être sévère ; on fait

observer le silence etle PROS dans.la fracture-des:côtes et celle du sternum. HIT De TON ME PATI Si Tacromion, est fracturé > ON “äche de le relever de bune de ces deux. manières. La première.est.de relever le.bras pour relâcher le deltoïde, et appliquer le bout.des doigts aussi avant qu’on le peut ‘dessous les bouts de l’acromion et de la clavicule pour le tirer en haut. La seconde manière est de prendre;le: coude pour: pousser l’humérus de bas en haut verticalement ,.et se servir.deila tête de cet os: pur repousser | l’acromion de bas en haut, et le relever, + +

On applique une compresse trempée;eton mobi un hecd os contentif avec une bande :; puis on.met le,bras-dans: uneécharpe, et une pelote dans la main du malade, soutien ai ustoisétnéhncæn

Le col de. lomoplate ne peut,se, casser que: très-difficilement,, parce qu il ‘est. garantipar beaucoup. de muscles; par:l'acromions la clavicule et.par la tête . de l’humérus;, cependant jenlai vu «cassé près du bord de la cavité : on le réduisit facilement; mais oneut beaucoup de peine, à le Fanfare Pia le: malade . en. est demeuré

A ORUIE ja soie do - Hate ui else

Je à ane. tronvai 1 un, jour, en consultation. (pour, ne ha ui, était Fra depuis six semaines : on avait fait d’inutiles tentatives pour réduire son bras, que nous trouvâmes luxé. Celui qui avait traité la maladie assurait que l'os était bien réduit, et que, si cette dame né se servait point de son bras, c'était apparemment parce que la cavité de l’omoplate avait été cassée, et qu’ainsi il y avait eu luxation et fracture. Les consultans, né se contentant pas de ces paroles, voulaient des preuves, et on demandait au chirurgien de’ rapporter les:signes par lesquels ilavait reconnu'cettefracture du: col de l’omoplate; il ne put, nous: en donner. aucüh: ::il dui aurait été. bien aisé d'en, supposer, puisqu ‘il s’ ’agissait d’une chose passée depuis six. semaines, de laquelle il avait été le seul témoin. Son exposé était faux ; d’ailleurs iln’en avait rien dit depuis six semaines qu'il avait fait son opération ; et l'on sait qu'il n'est point ordiaire à ces gens de faire les maux Plus at qu ‘is ne sont : la réduction fut Fe en sa: présence: #

n fut pour lors mis en febtobié si x Luaitié db Phirhéfe et la fracture du rebord de la cavité de lomoplate se pouvaient trouver ensemble. Toutes les personnes sensées et les bons praticiens convinrent que cela était, moralement parlant, impossible , fondé sur les raisons tirées de la structure des "PATES et des Jois du mouvement.

: La strücture de tvtivBPtièn re la Ge bte 4° parce que le rebord de la cavité est beaucoup plus dur que la tête de Thumérus, et qu'ainsi la tête, en heurtant la cavité, se Driserait plutôt que cette cavité. k *

La seconde, c’est que la tête a beaucoup plus de nat que Ïa cavité : ainsi, lorsqu'un corps qui a Beaucoup de surface frappe un Corps plus dur qué lui, il doit arfiVer que le corps plus dur résiste ,

ot que le-mou-s’écrase. On pourrait m'objecter qu'une chandelle poussée d’un canon de fusil par l’action de la poudre perce une planche de sapin, qui est un corps plus ‘dur qu'elle ; il est vrai; mais ; si cette chandelle ne se présentait pas par le bout, où elle à mois de surface, cela n RSS pes, pr force qu' on püt lui communiquer: 721%) GUY EO GEPUU AU"

La troisième raison our Aacislié Ja iète \dè l'hurnérus ne péut point casser %e bord de la cavité, c’est qu'éllén’ést pas'poussée de loin comme la chandelle dont on vient ni parler ; ;'cêtte tête” PUR au contraire immédiatement la cavité : ONE FAPEGE CORAN MAN CHU: EDS

+ La quatrième , c'est que’ l'émoplate est uti 0$ sur leqüél la tétiraé los n° appuie point directement; êt que dé plus éllé"n’a point d'os qui lui sérve d'appui pour pouvoir résistér ; ;'elle cède au ‘contraire et tout le mouvement que la tête de os lui communique est'amorli , et sè perd’ ‘dans” es" chairs et autres: Corps” moûs dont ‘elle est environnée. ni Gi ES SR é Ob dt 16 696 sol rod cou Ds Boy

La cinquième : ‘Supposons que merite degrés demouvémert soient suffisans pour luxer le bras, que doit-il arrivér quand, däns üné chute , ces trente degrés de mouvement. sont Communiqués à la tête de lhumérus? Je réponds que a détermination du mouvement doit décider : si la tête est déterminée par une digne qui ne passe. point dans la cavité, elle en. sortira, et. le surplus. de son mouvement se communiquer a Aux. parties: yoisines ; 5,81 elle est poussée par une ligne qui tombe, sur un point éloigné. du. centre de. la cavité, la tête pourra réfléchir. un peu; et;,si la première; détermination. n'es point détruite , elle: peut encore se luxer ; mais ; si cette tête se meut suivant une ligne qui se termine. au centre de la cayité,. elle n'en sortira point en'ce cas ; $ ‘il se tr oûvé assez: -de mouvement pour qu'il arrivé fracture, ce) sera la iôte,. et non, la cavité, «qui se Cassera, Ondoit.conclure de. ce dernier raisonnement que, silos, se. luxe. ÿ ni la tête ni la cavité ne sont point en risque de se rompre; et. que, si los ne se luxe sta) c’est. Li) tête. qui souffre tout, sel, la cavité quir nr HÉRE {éd 120 24 Pot Roft : sis His 4 É: Ce MA HO té ac LC dréde LEE fu rh; gai vuice. cast un. 1 hommé tomba sur, l'épaule, venant de. recevoir trois où quatre coups d'épée : J'y fus appelé; il se plaignait plus de Pépaule 8 gauche, sur laquelle il était tombé, que des autres blessures, dont il mourut vingt- MALE eures après! Je’ PéUVr pour én faire le rapport ; péxaminai tien ation dé l'épaule, dans laquelle je trouvai la tête de lhumérus brisée en plusieurs pièces s'@t: la cavité glénoïde était dans son entier: IL n’y avait point se luxation, etes EM qu’en conséquence de Ja fracture, 4

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4 LA FRACTURE La BRAS.

NA faut observer, dans. la racture de.cet os ÿ qu'il souffre moins de déplacement selon sa longueur que les autres, à cause de la pesanteur du membre quis’oppose à la contraction des muscles qui font le déplacement ; mais, malgré cette pesanteur, il pourrait y avoir déplacement selon sa longueur si l'os était fracturé dans sa partie supérieure au-dessus de l'insertion du muscle deltoïde, parce que la force de ce puissant muscle, aidée du biceps et du long extenseur de l’avant-bras, pourrait vaincre cette, pesanteur. Le déplacement étant petit, il faut une faible extension pour le réduire.

Les signes, tant diagnostics que pronostics, n’ont rien qui ne soit rapporté dans le général.

La Cure.

Pour faire cette opération, un aide tenant le bras avec ses mains D. l'une appliquée’ à l'avant-bras près du poignet, et l’autre l’embrassant près de la jonction du coude, il lévera l'une et l’autre doucement et par degrés pendant que le chirurgien soutiendra les deux bouts fracturés, et les lèvera en même temps, et avec la même douceur que son aide, jusqu'à ce que le bras fasse presque angle droit avec le corps. Les choses étant ainsi, il fera faire les extensions par deux autres aides, dont l’un embrassera la tête de lhumérus et le bout de Tomoplate avec les deux mains, et l’autre empoignera Fhumérus près de l'articulation du coude. Celui-ci, en tirant , fera l'extension ; l’autre, en résistant, ou même en tirant, fera la bontreextension. Le chirurgien attentif, avec le plat de ses deux mains, travaillera à conformer les bouts des os cassés ; mais il ne com- “mencera cette opération que quand il jugera les extensions suffisantes ; et il observera tou ce que nous avons, dit dans le général à ce sujet.

L'écharpe. doit être mise en: usage : elle sera courte autant qu'il ‘est possible dans ‘la fracture de-cet.6s.en travers; mais, lorsque la fracture est oblique, ‘il faut la nouer plus lâche afin, de laisser, un peu pendre le bras pour que le poids s'oppose à la facilité qu’ont les os à monter les uns sur les autres : on empêchera que le bras ne se meuve sur les côtes, parce que ce mouvement causerait un “second déplacement. Il ne faut point se servir de bande roulée lorsque la fracture est supérieure, c’est-à-dire près de la jonction de l’omoplate , parce que le globe de la bande ne peut passer facilement sous

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