‹ Œuvres complètesChapitre 89 sur 140 · LUE · texte numérisé non relu

LUE

DÉFINITION ET DIFFÉRENCES. ù

LE mot de plaie se piind différemment : on s’en sert pour exprimer toutes sortes de solutions de continuité, de quelque mature qu’elles soient , surtout celles qui sont sanglan(es ou suppurantes ; mais, à proprement parler, la plaie est la solution dé continuité récente, sanglante , sans pourriture , faite aux parties molles et par cause externe. On nomme cependant plaie à los celle qui est faite par un instrument tranchant qui aura coupé la chair et los.

Les différences des plaies se tirent de leur cause ‘en ce ‘qw’elles peuvent être faites L yat des instrumens tranchans , PAIARS ou contondans ;

-De leur dimension en ce qu jélles sont longuess courtes » ‘larges 4 étroites , profondes ; superficielles ; à

Dé léur direction: par rapport aux muscles, aux tendons: , aux plis | ou rides de la peau et'à. la direction du corps ‘elles sont ‘appelées longitudinales, obliques ou transversales ; } - Déleursimplicité, composition ou complication : elles sont appelées simples lorsqu'il n’y a ni perte de substance; ni autre accident ou maladie; composées, lorsqu'elles ont plusieurs angles etpar conséquent plusieurs lambeaux «compliquées , lorsqu'il se joint aux plaies quelque maladie , qu’elles sont accompagnées DE ou que la cause qui a blessé s’y trouve renfermée.

Elles sont compliquées de maladie , comme lorsqu'il y à obstruction , fièvre, maigreur, scorbut, écrouelle ; vérole , etc.

Elles sont compliquées d’accidens , comme lorsqu'il y a douleur, inflammation, hémorrhagie, convulsion, perte de substance, contusion , fièvre , gangrène , reflux de matière purulente, etc.

Elles sont compliquées de cause ; comme:lorsqu'un éclat de gre-

nade, de bombe , de pierre; de bois et autres corps qui ont fait les plaies y sont restés. fe CERN ED | Les différences des plaies setirent aussi des parties qu’elles affectent; car les unes divisent les parties molles seulement , et les autres blessent en même temps les parties dures, la peau, la graisse , les muscles , les tenons , les nerf , les vaissezax sanguins , ete. : Les.unes et les autres sont à la tête, à ka poitrine , au bas-ventre, aux extrémités tant supérieures qu’inférieures. LS NN Les signés des plaies sont diagnostics ou pronostics. Entre lés diagnostics, les uns sont à la plaie même ; la vue , le doigt et la sonde nous font connaître l’état de la solution : c’est ce que les auteurs ont appelé signes sensibles. 3.0 [13 A l'égard des autres signes, il faut réfléchir et taisonner pour s'éclaircir sur la grandeur et les conséquences d’une plaie. C’est aussi ce qui a fait que. ces mêmes auteurs ont appelé ceux-ci signes rationnels : telle est l’action blessée qui peut être-abolie , diminuée ou dépravée ; le vice des excrétions , qui peuvent pécher ef, quantité, en qualité , qui peuvent prendre une voie extraordinaire, comme lorsque les. urines sortent par la plaie, ou lorsque le sang d’une plaie sort par le bouche , par l'anus ou par l’urêthre. à EST EU RON Le troisième signe est la douleur plus ou moins vive : elle se fait sentir à la partie blessée, auquel cas elle est’appelée idiopathique ; ou dans une partie éloignée, ce que’nôus appelons douleur sympathique. HS gf to “y YOE FÉCT EISTES Le pronostic des plaies se tire de toutes les-différences'par rapport à la partie blessée , à la cause , äla figure, à la direction, à la grandeur, à la simplicité etàla complication, soit par la causes par la maladie qui s’y joint, ou par les accidens qui surviennent, etc: On distingue quatre temps dans les plaies : les plaies se réunissent et sé terminent sans suppuration : c’est ce que les anciens ont appelé réunion selon la première intention de la nature; où elles se réunissent après avoir suppuré : c’est.ce qu'ils ont appelé réunion selon a seconde intention. 12 LUNETTES, réuni.” Dans le premier temps qui précède la suppuration la plaie est d’abord saignante; le sang s'arrête ensuite par sa coagulation; qui forme un caillot à l'embouchure de chaque vaisseau; ensuite il ne sort plus que de la lympbe; qui s’épaissit d’abord comme le sang , et l'un et l'autre collent l'appareil, et le rendent adhérent à Ja plaie; il devient ensuite humide, parce que la sérosité se sépare soit dè Ja lymphe , soit du sang ; l'écoulement de cette sérosité est quelquefois trop abondant et continuel :‘e’est lorsque la’ plaie pénètre dans le ventre, dans les cavités des articulations, dans celles des gaînes des das les vaisseaux éxtrétoires

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