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tendons, dansies glandes salivaires et des autres glandes.
Quand les plaies suppurent , on considère si celte suppurafion est
HPLAIES EN GÉNÉRAL! 4 + Si
louable ou non : si elle vient seulement'de la surface des. parties divisées, elle est moins abondante: ‘que lorsqu’ elle vient en même temps dés parties voisines enflammées et. suppurées.
Les causes. qui occasionent à Éups ation surabondante sont souvent les crps-6iran tation, ri mr A on mation.
La suppuration devient nico lorsque le made n rbcerée point le régime , lorsqu'il n’est point évacué, lorsqu'on néglige de tirer les corps étrangers, lorsqu'on panse la plaie durement ou avec des, médicamens capables d'irriter, etc. ,
La suppuration est lente à-se former dans les plaies Genituses:} mais aussi elle y est plus abondante. On peut dire la même chose des plaies qu’on aura fatiguées avec des tentes ou des bourdonnets , de celles qui ont été long-temps exposées à Yair, et de toutes celles . dans les traitemens desquelles on aura négligé le régime cénvenable.
Aux mélancoliques elle est tardive, et n’est pas toujours louable. Elleest très-mauvaise pour l'ordinaire aux vérolés, aux scorbutiques ;, aux scrofuleux et aux galeux.
Elle se fait plus lentement dans les vieillards que dans les jeunes gens. Elle est plus prompte. au printems et en automne qu'en si et pendant les grandes chaleurs delété.:
Elle est lente lorsque le sang est séreux , lorsque le voisinage de la plaie est œdémateux,, ou, si elle devient abondante, elle n’est pas louable. Lorsque le. -sujet est sanguin, et qu’il y a une fluxion phlegmoneuse, ‘la suppuration est quelquefois plus abondante qu'il ne faudrait; mais elle est pour l'ordinaire d’une bonne qualité.
Lorsque la quantité du pus qui sort est surabondante, indépendamment des corps étrangers qui peuvent en être la cause, if faut examiner si cette surabôondance dépend de quelques sinus ou clapiers, ou de quelque vice interne, ou si le malade observe bien le régime. On peut présumer qu’il y a quelques siñus lorsque l’inflammation à été grande, que la suppuration a été gent el er la partie ne s’est pas complètement dégorgée.
Quand la suppuration d’une plaie n’est pas aussi abondatité qu’elle devait l'être, qu’elle est sanieuse, que les bords sont durs, douloureux, il faut s’en méfier ; car il arrive souvent que cette plaie se convertit en ulcère siralents malin et de difficile consolidation.
Les ‘bords d’une plaie, doivent s’abaisser à proportion qu'elle suppure; et, s'ils diminuent plus que cette proportion ne semble l'exig er, On a rien à craindre si le malade se porte bien d’ailleurs , car c’est une preuve que ce qu'il y avait dé pes pires au voisinage se termine par résolution.
La suppuration est louable lorsqu'elle se fait par gradation ; qu’elle est proportionnée à la grandeur de la division , au gonfiément et à inflammation de la plaie, et si le pus est blanc, égal el sans
odeur ; mais, si, à mesure que la suppuration diminue, et que les environs de la plaie s’affaissent ,: lé malade a plus de fièvre ; qu'il ait du dégoût, de l’insomnie, ess frissons et autres aecidens dont nous parlerons ail eurs, on doit craindre le rs du pus dans la masse du sang 46422474 uses L
Le reflux des matières purulentes n’a point. Éthappé à à la connaissance des anciens: Ils:ont observé que le pus se jetait des parties externes sur les internes, ou des parties nobles sur celles qui le sont moins ; que le pus qui rentrait se vidait quelquefois par s selles et les urines. Ce qui les a surtout élonnés c’est de voir,
dans des ulcères des bras et des jambes, les matières: préndre ces -routes. Quelques-uns d’entre eux ont été si bien. au fait du rapport qui est entre le pus et les déjections qu'ils nous font remarquer que, quand la plaie suppure’peu , les’excrémens en sont beaucoup plus chargés que lorsqu'elle suppure davantage. Dans l'ouverture des cadavres de ceux qui sont morts à la suite de pareils symptômes ils ont été surpris de ne point trouver de route de communication ntre la plaie et les reins, les uretères, la vessie ou le rectum. . Pour expliquer ce phénomène les uns se sont contentés de dire que | tout le corps était transpirable, et d’autres ont soutenu que, dans \ces cas, le pus se mêlait avec la masse du sang. Je ne doute point qu'ils n’eussent- miéux rencontré si la circulation leur eût "été connue. Mais, quoi qu il en soit, je ne m’arrêterai point à vouloir pénétrer ce mystère; je ne veux. rapporter que des faits : je m sr n gnerai: toujours de ce qui: sentira l'esprit de système.
Les causes du reflux des- matières purulentes sont : {° la PE sition et la structure de certaines parties , en conséquence de quoi le pus est. plus long-temps à se former et à se manifester, mais surtout.celles où il peut plus facilement, séjourner, comme sont la tête ,-la poitrine, le ventre inférieur, les articulations , les passages des tendons; l'intérieur des os, etc. ; — 2° les piqûres, les contusions, surtout celles qui se trouvent nécessairement. aux plaies d’arquebuse ; — 3° la disposition du sujet, qui peut se trouver trop.maigre , trop faible, exténué , cacochyme:;, oi , Scorbutique, scrofuteux , rachitique, fébricitant, etc.; — 4° Pusage des médicamens internes! qui. agitent le, sang; qui ten qui troublent les digestions.; —.5° le mauvais régime, qui peut altérer le chyle ;, causer la fièvre, {le dévoiement, etc. ; — 6° l'influence de V'air, soit que cet air agisse exférieutements -et qu'il congèle le pus’; . dessèche les extrémités des. conduits. qui le: fournissent. ou lui donne une mauvaise qualité ;.soit que:cet air: agisse intérieurement , et qu'il soit trop chaud ou trop froid, qu'il soit corrompu par la peste, par le.remuement des terres, etc.. Dans tous. ces cas le
reflux des matières purulentes est très à craindre : c'est ce qui est confirmé par ce qui se passe dans les hôpitaux, où nous YOyOns
que ce reflux arrive plus communément qu'ailleurs ; — f le mauvais usage des médicamens topiques Surtout si on cherche à procurer la réunion avant que la plaie ait suffisamment suppuré : telest l'effet des baumes , dés dessiccatifs, des astringens , des spiritueux et autres ; — 8° les purgatifs mis trop tôt en usage; les vulnéraires. ou les narcotiques donnés hors de propos, en trop grande ou en {rop petite quantité ; et le plus souvent sans besoôïin ; — 9° le séjour du pus, soit qu’on néglige d'ouvrir des sinus et des clapiers, ou de les vider par les banidagés expulsifs, soit qu’on ne s’apercoive pas assez tôt des abcès et autrés suppurations qui se forment au voisinage d’une plaie, ou que, les ayant aperçus, on les ouvre trop tard où même trop tôt dans certains cas ; — 10° les mauvais pansemens, comme l’usage indiscret des tentes, des PR OA ; limprudente application des compressés et des bandages > lorsqu'on essuie trop où trop peu, où lorsqu'on panse trop ou pas assez fréquemment ; — {1° enfin à toutes ces causes de reflux que nous venons de parcourir il faut ajouter la disposition où $é trouvent les vaisseaux de Ïa plaié dans le temps qu’elle cômmence à entrer-en pleine suppuration : si alors l'inflammation cesse ; si la tension diminue ; : si, tout étant relâché, les Vaisseaux 5e Hodyent moins comprimés ,' et que a circulation soit rétablié; si, dis-je, dans . cette disposition, il survient quelqu’une des causes que nous venons d’alléguer , et que le pus se trouve obligé de séjourner , il refluera dans le sang avec d'autant plus de facttité ver tous les vaisseaux se trouvent libres.
Les signes du reflux sont dé trois sortes : 1 uns nous font craindre qu fl ne se fasse; les autres nous montrent qu’il se fait, et d'autres enfin, qu'il est tt s .
On doit craindre le reflux edit le malade se trouvé dans SEE ques-uns des cas que nous venons de regarder comme cause de cet accident.
On doitjuger qu'il se faéréque la suppur ation diminue ; que les bords de la plaie s’affaissent sans que les chairs paraissent se régénérer ; que le pus , de louable qu'il était, devient séreux ou beaucoup plus épais ; qu’il est jaune ou vert, d’une odeur fade s’il né séjourne point; ou très-fétide s’il séjourne; et si à tout cela nous ajoutons la fièvre, les frissons irréguliers etles sueurs. |
bons le reflux est fait, le malade, quoique ah: la fièvre, a quelquefois le pouls petit ; Autres fois il'est fort, plein et vif; les frissons et les süeurs sont irréguliers ; il y a difficulté de respirer causée par la fièvre, souvent aussi par un dépôt au poumon où au foie. Ces dépôts se font quelquefois avant que le reflux se soit annoncé par les signes ordinaires ; le malade sent des douleurs en différens endroits ; il devient maigre et exténué par les évacuations , par la longueur des souffrances , par Ja fonte et la dissolution du
sang; ses arines sont boueuses ét purulentes; il. survient uné enflure œdémateuse d’abord à la partie malade, ensuite à tout le corps ; quelquefois l'hydropisie de la tête, de là poitrine ou du bas-ventre succède, et d’autres fois il survient des abcès dans différentes parties du corps. Ces abcés se forment en très-peu de temps, ‘et avant qu’on aït eu aucun indice de suppuration : ce qui vient peut-être de ce que le pus qui est dans le sang est déjà {out formé, et qu'il ne change presque point de nature. Ce qui nous ulorise: à le croire c’est que le pus paraît dans les selles et dans les urines, et que, si on saigne le malade, ïl.se montre dans les poëlettes. J'ai vu quelquefois ces sortes de dépôts purulens’ se former d’un jour à l’autre sans que le malade s’en füt apercu que par quelques légères douleurs. Ce n’est pas que les douleurs ne soient quelquefois très-vives; mais souvent elles ne sont point inflammatoires, du moins ne paraissent point l'être, puisqu'il n’y a point d’enflure , que la partie où se fait le dépôt n est point rouge, et que le malade ne sent point. de chaleur à la partie. On ne peut mieux comparer ce que sent le malade dans uñ papetl cas qu’à la sensation que cause le rhumatisme.
Les abcès qui suivent les reflux peuvent se former au voisinage de Ja plaie , ou en être plus ou moins éloignés. C’est quelquefois aux glandes conglobées voisines qu'ils se forment, comme à celles du cou-lorsque la blessure’est à la tête ; à celles des aisselles lorsque là plaie est à la main ou au bras ; à celles des aines ou des lombes dans les plaiés des extrémités inférieures. Enfin le pus qui reflue‘dans le sang se dépose plus souvent dans le poumon et dans le foie qu'ailleurs, et plutôt encore dans le foie que dans le poumon. On trouvera dans la suite de cet ouvrage les. cas qui m'ont donné occasion de faire ces. observations , et j 'espère qu'on.en tirera plus de fruit que de tous les raisonnemens qu’on pourrait faire là-dessus.
Lorsque la suppuration a été parfaitement bien établie , on la voit diminuer insensiblement de jour en jour $ parce que cette suppuration bien é épurée devient suc nourricier ; les bonnes chairs naissent; elles sont fermes , grenues, médiocrement sensibles , peu saigneuses. Les mauvaises au contraire viennent ou trop promptement ou {op lentement. Celles qui viennent trop promptement sont molles ; lisses, indoientes , pâles , quelquefois brunes et trop saigneuses ; cellés qui se régénèrent trop lentement sont pour l'ordinaire durées, lisses et quelquefois douloureuses. C’est ce qui arrive souvent quand on fatigue une plaie par des tentes et des bourdonnets employés mal à propos. Dans ce cas Ja cicatrice se forme difficilement ; elle est presque jniours cave. Mais ;: lorsque les chairs sont bièn conditionnées , et qu’on les voit insensiblement remplir la plaie, et, de
grenues qu’elles étaient, event lisses , C’est un: signé que la cicatrice se forme.
Ce que nous avons à observer sur la formation de la cicatrice c'est qu’elle ne se forme que peu à peu par l'agglutination des sués nourriciers, qui diminuent peu à peu de quantité à mesure que les extrémités des vaisseaux $e rétr écissent, -et qu’ils cessent entière ment de couler lorsque ceux-ci sont entiérement bouchés.
La cicatrice, pour être bonne, doit éommencer par les bords.
Si les os sont altérés , ce n’est qu'après leur exfoliation que la cicatrice se forme ; et, dans ce cas , elle est profonde , ferme , adhérente à los, et beaucoup plus blanche qu’en d’autres occasions.
Quand la cicatrice se forme sur les os altérés sans quê l'exfoliation soit faite, cette cicatrice est élevée et molle : elle s'ouvre et se déchire ficileinent : elle est vacillante et d’une couleur très-rouge , et même brune quelquefois.
La cicatrice qui se forme sous une croûte es ordinairement mau- D gi
: vaise , et se rouvre facilement.
Quand les bords de la plaie ont été trop écartés par les bour- + les tentes, les bandages ou la mauvaise situation , la cica-, trice est beaucoup plus large ‘qu elle n'aurait été à la suite d'un | + pansement régulier.
Dans les plaies avec une perte de substance considérable les cica= trices sont étendues ; elles s’achévent avec peine , et se sait © A facilement.
Elles peuvent aussi se déchirer, parce qu’elles sent trop minces, qu'elles se‘sont faites trop promptement , ou que les sucs qui les ont formées sont âcres ou emprein{s de quelque autre vice interne.
‘Un phlegmon quisuppure prés d'une ancienne cicatrice la détruit ordinairement. |
Comme la cicatrice n’est point susceptible de sentiment du Loucher, on doit conclure qu’elle n’a pas la même organisation que la peau. ré
Dans les temps froids, humides.et venteux les cicatrices sont douloureuses , et servent de thermomètres et de baromètres à bien des gens. |
k S Il. | |