‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 41 sur 170 · PATIENCE DU ROI · texte numérisé non relu

PATIENCE DU ROI

Le roi se nettoyoit les pieds; un valet de chambre qui tenoit la bougie, lui laissa tomber sur le pied de la cire toute brûlante; il dit froidement : « Tu aurois aussi bien fait de la laisser tomber à terre. »

A un autre valet de chambre, qui, en hiver, apporta la chemise toute froide, il dit encore, sans gronder: « Tu me la donneras brûlante à la canicule. »

Un poriier du parc, qui avoit été averti que le roi devoit sortir par la porte où il étoit , ne s'y trouva pas , et se fit longtemps chercher. Comme il venoit tout en courant, c'étoit à qui le gronderoit et lui diroit des injures; le roi dit : « Pourquoi le grondez-vous? Croyez-vous qu'il ne soit pas assez affligé de m'avoir fait attendre? »

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