‹ Œuvres complètesChapitre 378 sur 418 · SCÈNE IV. — AGAMEMNON, ULYSSE, EURYBATE · texte numérisé non relu

SCÈNE IV. — AGAMEMNON, ULYSSE, EURYBATE

EURYBATE.

Seigneur....

AGAMEMNON-

Ahl que vient-on me dire?

EURYBATE.

La reine, dont la course a devancé mes pas. Va remettre bientôt sa fille entre vos bras : Elle approche. Elle s'est quelque temps égarée Dans ©es bois qui du camp semblent cacher l'entrée: A peine nous avons, dans leur obscurité. Retrouvé le chemin que nous avions quitté.

AGAMEMNON

Ciel!

EURYBATE.

Elle amène aussi cette jeune Ériphiïe , Que Lesbos a livrée entre les mains d'Achille , Et qui, de son destin qu'elle ne connoît pas, Vient, dit-elle, en Aulide interroger Calchas. Déjà de leur abord la nouvelle est semée ; Et déjà de soldats une foule charmée, Surtout d'Iphigéme admirant la beauté, Pousse au ciel mine vœux pour sa félicité. Les uns avec respect environuoient la reine ; D'autres me demandoient le sujet qui l'amené. Mais tous ils confessoient que si jamais les dieux Ne mirent sur le trône un roi plus glorieux, Également comblé de leurs faveurs secrètes , Jamais père ne fut plus heureux que vous l'êtes.

AGAMEMNON

Eurybate. il suffit; vous pouvez nous laisser; Le reste nous regarde, et je vais y penser.

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