ACTE IV, SCÈNE II. gj
Mais vous , s'il étoit vrai que son ardeur guerrière Eût ouvert à la vôtre une illustre carrière , Que n'avez-vous, seigneur, dignement combattu9 *alloit-il par la ruse attaquer sa vertu, Et , loin de remporter une gloire parfaite , D'un autre que de vous attendre sa défaite0 Triomphez; mais sachez que Taxile en son cœur vous dispute déjà ce beau nom de vainqueur- Que le traître se flatte, avec quelque justice ' Que vous n'avez vaincu que par son artifice •' Et c est a ma douleur un spectacle assez doux De le voir partager cette gloire avec vous.
ALEXANDRE
En vain votre douleur s'arme contre ma gloire ■
Jamais on ne m'a vu dérober la victoire ,
Et par ces lâches soins , qu'on ne peut m'imputer
Tromper mes ennemis au lieu de les dompter
Quoique partout, ce semble, accablé sous le nombre
Je n ai pu me résoudre à me cacher dans l'ombre ■ ?
Ils n ont de leur défaite accusé que mon bras ,
Et le jour a partout éclairé mes combats
Il est vrai que je plains le sort de vos provinces ■
J ai voulu prévenir la perte de vos princes •
Mais , s'ils avoient suivi mes conseils et mes vœux
Je les aurois sauvés ou combattus tous deux
Oui , croyez....
AXIAXE.