V. — Des sacrements
Je crois qu'il y a sept sacrements institués par Notre-Seigneur Jésus-Christ : le baptême, qui efface le péché originel et qui nous fait enfants de Dieu et de l'Eglise ; la continuation, qui nous rend parfaits Chrétiens et nous donne la force de confesser librement la foi devant les tyrans, et de mourir plutôt que d'y renoncer ; la pénitence, qui remet les péchés commis depuis le baptême ; la sainte Eucharistie, qui nourrit notre âme, et qui contient réellement le corps et le sang, J'âme et la divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, sous les espèces ou apparences du pain et du vin ; l'extrême-onction, qui nous donne la grâce de bien mourir ; l'ordre, qui consacre les ministres des autels ; et Je mariage, qui unit l'homme et la femme pour vivre saintement ensemble et pour élever leurs enfants en la crainte de Dieu.
VI. — De l'Ecriture, de la tradition, des cérémonies, de l'invocation et intercession des suints, des images et des reliques.
J'adore toutes les vérités contenues dans l'Ecriture sainte ; je l'interprète dans le sens
que l'Eglise lui donne ; je crois tous les articles de la foi que l'Eglise me propose ; j'admets les traditions qu'elle reçoit; je respecte les sacrées cérémonies dont elle use ,. et j'approuve les pratiques de dévotion qu'elle autorise.
J'invoque les anges et les saints , qui jouissent de la gloire ; j'honore leurs images, je révère leurs reliques et j'ai confiance en leurs intercessions.
VII. — De V immortalité de l'âme, du jugement particulier, du purgatoire, des indulgences, du paradis et de l'enfer.
Je crois que mon âme est immortelle et spirituelle, et qu'à la mort elle quittera ce corps et sera présentée au tribunal de Jésus- Christ, pour lui rendre compte du bien et du mal que j'aurai faits en ce monde. Je crois que celui qui meurt en péché mortel est damné et jeté dans les enfers, pour y brûler à jamais avec les diables et les réprouvés ; que celui qui meurt en péché véniel, ou qui n'a pas entièrement satisfait à la justice divine, va se purifier en purgatoire, pour aller ensuite voir Dieu face à face et jouir à jamais de la gloire des saints, et que ceux qui sont parfaitement purs de tout péché et de toute dette envers la justice divine,, et qui meurent en cet heureux élat, s'en vont droit en paradis.
Je crois que les âmes détenues en purgatoire sont aidées par les suffrages des vivants , particulièrement par l'oblation du sacrifice de la Messe, et que c'est une sainte et salutaire pratique de [trier pour les défunts.
Je crois que l'usage des indulgences et du Jubilé est utile et salutaire aux fidèles.,
VIII. — De la résurrection, du jugement général, de la peine des damnés, de la gloire des saints , et de la nécessité des bonnes œuvres.
J'atlends la résurrection des morts, et je crois qu'à la fin du monde je prendrai le même corps que j'ai à présent, qu'il y aura un jugement final et universel, où Jésus- Christ, vrai Dieu et vrai homme, jugera les vivants et les morts, condamnant à jamais les méchants aux flammes de l'enfer, et donnant aux bons son saint paradis, où ils iront vivre et régner avec lui dans les siècles des siècles.
Je crois que pour jouir de cette gloire qui nous est promise, et posséder ce royaume qui n'aura jamais de fin, il faut savoir et croire les choses nécessaires au salut, garder les commandements de Dieu et de l'Eglise, faire de bonnes œuvres et s'acquitter des obligations de son état; et que pour remplir ces grands devoirs, j'ai besoin de la grâce de Dieu, que je lui demande instamment, reconnaissant humblement que je ne puis rien de moi-même, mais que je puis tout en Jésus-Christ.
67)7 SUPPLEM. AU CATECII. DE BOURGES. — CONSïD. SUR LE LEVER ET LE COUCHER. 658