Et datée sunt illis singulœ stolae albae
et dictum est iilis ut requiescerent adhuc
lempus modicum, donec compleantur con-
servi eorum, et fratres eorum qui interfi-
ciendi sunt sicut et illi. . , , .
*. Et praeceptum est il lis ne lœderent fœ-
num terrœ, neque omne viride, neque omnem arborem, nisi tantum homines, qui nonhabent signum Dei in frontibus suis.
5. Etdaturaest illis ne occiderent eos, sed ut cruciarent mcnsibus quinque; et cruciatus eorum ut cruciatus scorpii,cum percutit hominem.
6. Et in diebus illis quœrenl homines mortem, et non invenient eam, et desiderabunt raori, et fugiet mors ab eis.
7. Et similitudines locustarum , similes equis paratis in praelium, et super capita eorum tanquam coronœ similes auro et faciès earum tanquain faciès hominum.
8. Et habebant caplllos sicut capiilos mulierum, et dentés earum, sicut dentés leonum erant.
9. Et habebant loricas ferreas, et vox alarum earum sicut vox currunm, equorum multorum currentium in bellura.
10. Et habebant caudas similes scorpionum , et aculei erant in caudis earum : et potestas earum nocere hominibus mensibus quinque.
11. Et habebant super se regem angelum abyssi, cui nomen Hebraice Abaddon, (irasce autem Appollyon, Latine habens nomen Exterminans.
Chap. VIII. — 13. Et je vis, et j'entendis la voix d'un aigle qui volait par le milieu du ciel, et qui disait à haute voix : Malheur , malheur, malheur aux habitants de la terre, pour les trompettes dont les trois anges devaient sonner.
Chaf. VI. — 9. Et lorsqu'il eut ouvert le Ciiap. IX.— 1. Et le cinquième ange sonna cinquième sceau, je vis sous l'autel, les de la trompette, et je vis tomber une étoile
OEUYKES COMPLETES DE DE LA CHETAHD1E.
du ciel en terre, à laquelle on donna la clef du puits de l'abîme.
2. Et elle ouvrit lepuils de l'abîme, et il en sortit une fumée, coin me d'une grande fournaise, et le soleil et l'air furent obscurcis de la fumée de ce puits.
3. Et de la fumée du puits sortirent des sauterelles sur la terre, auxquelles fut donnée la môme puissance qu'aux scorpions de la terre.
âmes de ceux qui avaient été tués pour la parole de Dieu, et pour le témoignage qu'ils en avaient (rendu).
10. Et ils criaient d'une voix forte, disant: jusqu'à quand, Seigneur (saint et véritable), différez-vous à nous faire justice, et à venger notre sang sur les habitants de la terre?
11. Et alors on donna à chacun des robes blanches, et il leur fut dit de patienter encore un peu, jusqu'à ce que le nombre des serviteurs de Dieu, et de leurs frères, qui
devaient être mis à mort accompli.
comme eux, fût
pour aller au combat, et leur visage était comme
h. Et il leur fut commandé de ne point toueber ni à l'herbe de la terre, ni à rien
qui fût vert, nia aucun arbre; mais seulement aux hommes qui n'avaient point le signe du Dieu vivant sur leur front.
5. Et il leur fut donné pouvoir, non pas de les tuer, mais de les tourmenter pendant cinq mois; et la douleur qu'elles font, est comme quand un scorpion [tique un homme.
6. En ces jours-là les hommes chercheront la mort, et ne la pourront trouver; ils désireront de mourir, et la mort s'enfuira d'eux.
7. Et les sauterelles ressemblaient à des chevaux préparés elles portaient des couronnes comme d'or sur leur tôle, et des visages d'hommes.
8. Et elles avaient des cheveux de femme, et leurs dents étaient comme des dents de lion.
9. Et elles avaient des cuirasses qui paraissaient de fer, et le bruit de leurs ailes était semblable au bruit que font plusieurs chariots et plusieurs chevaux, qui courent à la guerre.
10. Et elles avaient des queues comme des queues de scorpions, où il y a avait des aiguillons, et elles avaient pouvoir de nuire aux hommes durant cinq mois.
11. El elles avaient pour roi l'ange de l'abîme, qui s'appelle en hébreu AbbaJon, eu grec Appollyon, et en latin Exterminateur.
EXPLICATION
Et je vis, et f entendis la voix d'un aigle qui volait par le milieu du ciel, et qui disait à haulevoix : Malheur, malheur, malheur aux habitants de la terre, pour les voix des trompettes, dont les trois anges devaient sonner.
Ces paroles, mises à la tête des trois dernières persécutions, font voir combien elles seront funestes à l'Eglise déjà si étrangement affligée et diminuée par les quatre précédentes, lesquelles en comparaison, n'en ont été que les préludes : Initia dolorumhœc, sed nondumstatim finis. {Marc. xm, 8; Matth. xxjv, 0.) Cependant cet aigle qui s'envole, et qui se dérobe à nos yeux, que nous représente-l-il ? sinon l'empire romain qui disparaît, comme venant d'être détruit par la prise et la ruine de Constantinople, dite autrefois la nouvelle Rome, arrivée l'an 14-53, et suivie par la cinquième plaie de bien près, puisqu'elle commença l'an 1517, et qu'elle fut principalement causée par un sujet de l'empire, dont l'aigle est l'hiéroglyphe, et exercée dans ce même empire , qu'elle déchira par des guerres cruelles.
Mais il est bon d'observer ici qu'à l'ouverture de ce sceau et des suivants, il n'y a aucun des animaux mystiques, qui dise à saint Jean : Venez et voyez (Joan. i, kG) : parce que la cinquième plaie n'en est pas tant une nouvelle, qu'un renouvellement,
ou une continuation de la seconde déjà manifestée, et la sixième aussi bien que la septième, une suite de la quatrième déjà aussi découverte à saint Jean, et dont la vue doit être plus obscure, puisqu'il s'agit de la fin du monde, et du jugement dernier : secreis impénétrables aux prophètes mêmes, et cachés aux saints et aux anges.
Et le cinquième ange ayant sonné de la trompette, je vis tomber une étoile du ciel en terre. C'est ici une description sensible de l'apostasie de Luther, prêtre et rel igieux, trèsconvenablement représentée par la chute d'une étoile, et très-naturellement pronostiquée par une aigle, étendard de l'empire, pays où Luther devait naître, et image de l'état sacerdotal et monastique, dont il devait déchoir, comme d'un ciel spirituel, par la violence et les artifices du dragon infernal : car c'est sous un tel symbole que l'apostasie des personnes consacrées à Dieu est tigurée dans les Livres saints, et même dans l'Apocalypse au chapitre xn, f. 4-, et dans Daniel chapitre vin, f. 10. Etdejccit de stellis (Dan. vin, 18) [deprimoribus Judœorum\ et conculcavit eas [Anliochus). Excrucior cum aspic io slellas cœli Draconis cauda usque ad terrain fuisse pertractas, disait saint Pionius martyr, affligé do l'apostasie de plusieurs Chrétiens. Quod autem stcllœ cadanl, significat cos qui putubantur mundi luminaria, a
fide etveritate, inperfidiam et errorem defecturos, dit André deCésarée: DestelUs dejicit cum no7i nullos luce juslitiœ resplendenlcs frangit, dit aussi saint Grégoire. (xxxu Moral., c. 12.) Or on peut dire que cette cinquième plaie a été sans exagération une des plus grandes qui soit arrivée à l'Eglise depuis rétablissement du christianisme, et trèsdigne d'être prédite par saint Jean, qui, selon l'esprit des prophètes, ne s'attache qu'aux grands caractères, ainsi qu'observe saint Jérôme sur le chapitre xr do Daniel :
Non univcrsa narrare, sed ea quœ majora videntur exponere : tant à cause du grand nombre de provinces et de peuples qu'elle a enlevés à la religion, qu'à cause des pernicieuses impressions, et des sentiments impies qu'elle a laissés dans l'esprit d'un grand nombre de mauvais Catholiques.
Et on donna à cette étoile la clef du puits de l'abîme. Cette clef, bien différente de celle de saint Pierre qui ouvre le ciel, signifie l'autorité que Luther usurpa dans l'Eglise, et le droit qu'il se donna d'y prononcer et d'y décider, de gouverner les consciences, d'ouvrir et de fermer, en un mot, le ministère qu'il s'arrogea de tout faire, et qu'il exerça avec tant d'empire, qu'il osa même prononcer analhème contre le chef de l'Eglise, le Vicaire de Jésus-Christ enterre; mais cette clef malheureuse n'ouvrait que l'enfer.
Et elle ouvrit le puits de l'abîme, il en sortit une fumée comme d'une grande fournaise, et le soleil et l'air furent obscurcis de la fumée de ce puits. Celte ouverture n'est-elle pas un commencement, ou plutôt un préparalif au déchaînement de Satan , renfermé dans l'abîme dès le premier âge de l'Eglise, comme on prouvera ci -après, et qui doit en sortir au sixième, vers la tin des siècles? mais que représente cette fumée épaisse qui obscurcit le soleil et l'air, sinon cet esprit d'erreur et de séduction, que l'hérésie luthérienne répandit partout, qui couvrit l'Eglise de ténèbres, et qui obscurcit la plupart de nos vérités, figure de l'aveuglement d'esprit où sont plongés les hérétiques, quelque illumines qu'ils présument d'être. Car, comme observe saint Jérôme sur le xur chapitre d'Ezéchiel : Quoiqu'il leur semble d'entendre mieux les mystères de la religion que les docteurs catholiques, il est certain néanmoins qu'ils n'y voient goutte, ayant perdu le vrai soleil de justice. C'est, selon et- saint docteur, ce que veulent dire celte fumée et cet obscurcissement du soleil : Unde licet sibi in mysleriis, imo orgiis suis, plura ecclesiasticis doctoribus vider evideantur, lamen nihil omnino vident, quia solem justiliœ perdiderunt. Ecoulons là-uessus le saint concile de Trente (sess. 5, c. 2) : Cum hujus sacrosancli concilii prœcipuacura, soliieitudo , et inlenlio sit, ut propulsatis hœresum lenebris, quœ per tôt annos operuerunt terram, calliohcœ verilalis lux... refulgeat.
Et de la fumée du puits sortirent des sauterelles sur la terre. Voici les précurseurs de l'Antéchrist : Quinta tuba majorent hœreticorum infestalionem, lempus Antichristi OElvhes cohpl.de de i.a Chétardte. 1.
L'APOCALYPSE EXPLIQUEE. 716
manifestantium déclarât. ( Beda , c. 8. ) Un nombre infini d'erreurs, d'hérésies, de mensonges, de blasphèmes, qui dès les premiers temps avaient été ensevelis et renfermés dans l'abîme avec leurs auteurs, furenl alors ressuscites et tirés hors de leurs sépulcres infernaux, comme pour faire jour à Salan, et faciliter son déchaînement prochain. Le puiis est ouvert, quand sorti ra-t-il ? L'arianisme, que tous les anciens Pères ont assuré en termes formels être l'avant-coureur de l'Antéchrist : Antichristi prodromus : Postrema hœresis Antichristo prœvia (S. Athan. Apol. contr. Arian., in fin.; orot. 1 Adv. Arian., init. ), s'est renouvelé avec plus d'impiété que jamais, par le moyen du socinianisme, rejeton du luthéranisme et du < alvinisme, et pire que l'arianisme. Que si une des marques de l'avènement de cet impie, est l'abolition du sacrifice de la Messe; que peut-on juger de ceux qui l'ont déjà aboli dans une grande partie du monde? Nos hérétiques ennemis de toute domination, et partagés en diverses troupes et cabales, peuvent-ils être mieux représenlés nue par les sauterelles, qui, en cela dissemblables à beaucoup d'autres animaux, marchent en confusion, et sans aucun ordre ni chef; qui ont des ailes et ne volent pis, appesanties par leur ventre (symbole de la doctrine charnelle et sensuelle de nos réformateurs), qui ont des jambes et ne marchent pas, n'ayant rien de réglé dans leurs mœurs et dans leur conduite, et tous leurs mouvements étant impétueux: sautillant, changeant et innovant sans cesse, passant d'une matière à une autre, et gâtant la moisson de l'Eglise, qu'ils ravagent et infectent de leur contagion, avec une vitessesurprenante. « Les hérétiques sont comparés aux sauterelles, » dit saint Jérôme (m Ose. xiii), « parce que c'est une espèce d'insectes exirêmement nuisibles aux hommes, et qui, gâtant la moisson, les arbres et les vignes, traînent la famine après elles. » Locustis comparanlur hœretici, quia locusta noxia est, et sic inimica mortaltbus , ut famein faciat , et segetum culta populetur, in tanlum ut arbores et vineas decorticet. Engeance désordonnée, remuante, inquiète, importune, sans sujétion, subordination, ni succession, puisqu'elle naît de la corruption de l'air et de la terre, ou du dérèglement de l'esprit et du cœur, et qu'elle ne vit tout au plus que quatre à cinq mois, terme imparfait d'un germe, ou plutôt d'un avorlement informe, et bien différent de l'Eglise toujours paisible, patiente, pacifique, réglée, de qui la succession est apostolique, et la durée éternelle.
Et à ces sauterelles fut donnée la même puissance qu'aux scorpions de la terre... et la douleur qu'elles font est comme quand un scorpion pique un homme : en ces jours-là les hommes chercheront la mort, et ne la pourront trouver, ils désireront de mourir, et la mort s'enfuira d'eux.
C'a été toujours un langage ordinaire dans l'Eglise de comparer les hérétiques à ces insectes venimeux , et les Pères ont fait des
Iraités entiers pour montrer la ressemblance qu'il y a entre eux : Cum fides œstual, Ecclesia exuritur, scorpii scu hœretici erumpunt. Possunt arcuato percu'tere vulnere, et aculeo flstulato , ut eadem plaga culem aperiant , et renenadi(pundant,d\tsai\n\. Jérôme (inEzech., c. n), et ce sont ces insectes spirituels que Je Sauveur a donné pouvoir à son Eglise d'écraser : Ecce dedi vobis potestatem calcandi supra serpentes et scorpiones, et super omnem virlutem inimici. [Luc. x, 19.) La mort que désirent ici les hommes, est la continuation de la métaphore, et une expression de l'effet que cause la morsure de ce serpent. La mort en effet, ainsi qu'à Elie, étant plus douce aux gens de bien, que de voir la désolation de l'Eglise catholique, et d'entendre les blasphème» des hérétiques.
Et il fat commandé à ces sauterelles de ne point toucher ni à V herbe de la terre, ni à rien qui fût vert , ni à aucun arbre ; mais /seulement aux hommes qui n'avaient point le signe du Dieu vivant sur leur front. C'està-dire, qu'il ne leur fut pas permis de prévaloir contre les serviteurs de Dieu ; au contraire, on vit, malgré la fureur de la tempête, s'élever un saint Charles Borromée, un saint Ignace, un saint Philippe de Néry, une sainte Thérèse; en un mot, un grand nombre de saints et de saintes, qui réformèrent le clergé et les ordres monastiques, qui fondèrent de nouvelles sociétés, qui allèrent annoncer l'Evangile à de nouveaux mondes, et qui tâchèrent ainsi de réparer d'un côté ce que l'hérésie détruisait de l'autre : nouvelle preuve des approches de la fin du monde (dont le luthéranisme est l'avant-coureur), suivant celte parole remarquable de Jésus-Christ : Et prœdicabitur hoc Evangelium regni in universo orbe, in testimonium omnibus gentibus, et tune veniet consummatio. [Matth xxiv, 14.) Car c'est ainsi que les Pères l'entendent : Signum Domini advenlus est Evangelium in toto orbe prœdicari, dit saint Jérôme sur ce môme endroit : Evangelium cum prwdicatum fuerit in toto wundo (quod nondum factum est) ita ut nemo sit qui non audierit, tune erit sœculi finis : prœdicetur Evangelium ut sœeulum destruatur : maximum signum advenlus Chrisli, prœdicatio Evangelit in toto mundo : apertissima de hue re legilur senten'ia salvatoris (80). Toute l'Eglise enfin semblable à cet aigle dont il est parlé dans l'Ecriture, vint se renouveler dans le concile de Trente. Ils ne blessèrent donc que des âmes dépouillées de la crainte de Dieu, des libertins et des impies, des rebelles aux lois de l'Eglise et de leurs souverains, des apostats et des incontinents, des ennemis du .jeûne, du célibat, de la pénitence et de la croix, qui n'avaient pas sur le front le signe du Dieu vivant ; étant vrai à la lettre que tous nos hérétiques ont horreur de former sur leur front ce signe salutaire, contre l'usage universel de toute
l'Eglise ancienne, et des fidèles de tous les temps, ce qu'ils regardent comme Je .aractère delà bête. Un Luther, prêtre et moine depuis plusieurs années, qui quitte l'habit de religieux, viole ses vœux, autorise l'enlèvement d'une religieuse professe, et l'épouse à la face de toute la terre. Un Zwingle, un Carlostad, un OEcoIampade, un Bucer un Cranmer, un Calvin, un Bèze et semblables, tous religieux, prêtres, évêques, ecclésiastiques, tous apostats et transgresseurs de leurs vœux solennels de continence et chasteté perpétuelle, mariés et remariés jusqu'à deux et trois fois ; dont les deux principaux chefs, Lutlier et Zwingle, par une hardiesse aussi aveugle qu'inouïe, ont publié et fait imprimer de leur vivant, qu'ils avaient eu commerce avec le diable, duquel ils ont assuré avoir appris ce qu'il y a de plus essentiel dans leur doctrine surtout le dernier, qui, ne respirant que meurtre et carnage, fut massacré ayant l'épée à la main, dans une cruelle bataille qu'il livrait pour le maintien de sa secte. Quels réformateurs! Peuton, sans s'aveugler soi-même, les croire et les suivre? encore s'ils sortaient d'un désert revêtus d'un cilice et prêchant la pénitence, la séduction aurait quelque couleur, mais leurs sectateurs sont sans excuse, et leur égarement trop visible, puisqu'ils suivent les chefs qui n'ont pas sur leur front le signe du Dieu vivant. Et il leur fut donné pouvoir, non de les tuer; c'est-à-dire qu'ils n'ont pu même tellement pervertir les peuples, qu'ils leur aient ôté toute espérance de recouvrer" la foi : paroles aussi bien que celles qui suivent, qui renferment la prédiction de leur retour, et de leur conversion, ou de leur dissipation : aussi sont-ils représentés sous la figure de la fumée, et ainsi que chante le saint roi et prophète David, ils seront dissipés de la manière que la fumée se dissipe.
El il leur fut donné pouvoir de les tourmenter pendant cinq mois. C'est ici le terme que Dieu a prescrit à ce iléau de son ire, à la malignité et à la durée duquel il a donné de secrètes bornes que lui seul connaît.
Et les sauterelles ressemblaient à des chevaux préparés au combat et elles avaient
des cuirasses qui paraissaient de fer, et le bruit de leurs ailes était semblable au bruit que font plusieurs chariots et plusieurs chevaux qui courent en guerre. Qu'est-ce que cela nous représente, si ce n'est le caractère de cette secte qui naquit la rébellion dans le cœur, et les armes à la main? Nous entendons encore de nos oreilles le bruit effroyable qu'ils firent dans l'Eglise, où ils portèrent la révolte et la sédition, ainsi que dans tous les lieux où ils se répandirent.
Et ces sauterelles portaient sur leur tête comme des couronnes semblables à de l'or. Plusieurs rois et plusieurs souverains se mirent en effet à la tête de nos hérétiques ;
(86) Origèn., tract. 28 in Malth.\S: Ammios., x.\iv, 4; S. AuG., gpîsfc 28, ad liesych.
lib. x in Luc. xx ; S. Chrïsosi., Iiom. xxi, >n Mallli