CHAPITRE XVIII
Un ange publie la ruine de l'empire et de l'idolâtrie, et en marque toutes les circonstances.
SOMMAIRE. — I. Un ange descend du ciel et vient annoncer la clmie de Babylone ou de Rome, de laquelle les saints sontavmis de sonir, pour n être pas enveloppés dans sa ruine ; ce qui s'exécuta à la lettre lorsque les empereur* chréiiens transférèrent à Conslantinople et ailleurs le siège de l'empire, «n haine des idolâtries romaines, ei qu'à la veille de sa mine par Alaric, le> lidèles instruits par un oracle céleste, et par des inspirations secrètes et puissanles. distribuèrent leurs biens aux pauvres et abandonnèrent cette ville, qui devait être livrée en proie aux Barbares.
II. La peste, la guerre et la famine la désolent. Ses citoyens sont entraînés en captivité, et ses superbes bâtiments réduits en cendre.
III. La cause de sou malheur vient de son attachement à l'idolâtrie, et de sa cruauté à répandre le sang fidèle.
IV. Saint Jean décrit la désolation de Rome et de son empire, avec une magniucence sans égale.
t. Et post hœc vidialium angelum descendentera de cœlo, habentem potestatem magnant : et terra illuminata est a gloria ejus.
2. Et exclaitiavil iti forliludine, dicens : Cecidit, cecidit Babylon magna : et facla est habitatio deemoniorum, et custodia omnis spiritus immundi, et custodia omnis volucris immundœ et odibilis.
3. Quia de vinoirœ fornicationis ejus bibernnt omnes gentes, et reges terrée cum illa fornicati sunt : et mercatores terrée de virtule deliciarum ejus divites facli sunt.
k. Et audivi aliam vocem de cœlo, dicentem : Exite de illa, popule meus, ut ne participes sitisdelictorum ejus, et de plagis ejus non accipiatis.
5. Quoniam pervenerunt peccata ejus usque ad coelum, et recordatus est Dominus iniquitalum ejus.
6. Reddite illi sicut etipsa reddidit vobis : et duplicate dupliciae secundum opéra ejus : in poculo, quo miscuit, miscete ei du pi uni.
7. Quantum glorificavit se, etindeliciis fuit, tanlum date illi tormentum et luctum, quia in corde suo dicit : Sedeo regina, et vidua non sum, et luctum non videbo.
8. Ideo in una die venient plagee ejus, mors et luctus, et igné co uburetur : quia fortis est Deus, qui judicabit illam.