Quand on demande, par exemple
Combien y a-t-il de gens qui pèchent contre la Foi? et qu'on vous aura répondu : Jly en a cinq, ne faites pas nommer ces cinq sortes de personnes a un seul enfant; mais dites à un : Qui sont les premiers qui pèchent contre la Foi? Et après qu'il l'aura dit, demandez à un autre : Quels sont les deuxièmes qui pèchent contre la Foi? et faites toujours répéter à plusieurs la même réponse.
5. Quand vous voudrez expliquer à vos enfants un traité, par exemple Les sacrements en général, apprenez-leur d'abord deux ou trois questions des plus importantes et des plus aisées du commencement, autant du milieu «t autant de la lin, omettant exprès beaucoup de demandes moins claires entre deux. Et quand ils répondront facilement à ces sept ou huit questions, et qu'ils croiront qu'il n'y a plus rien à savoir là-dessus, ajoutez les autres en leur lieu, successivement d'un catéchisme en un autre, jusqu'à ce que vous ayez tout dit; car on a vu par expérience que celle méthode est utile, et qu'ils apprennent et retiennent bien mieux ainsi que quand on s'attache à vouloir leur enseigner tout de suite une grande instruction, dont la longueur les ennuie et fait qu'ils se perdent dans une matière dont ils ne voient pas assez promplement le bout.
G. Quand vous aurez connu par expérience de quoi votre auditoire est capable, tenez-vous-en là : il vaut mieux ne lui donner que les instructions suffisantes et proportionnées, que de i'en surcharger au delà de sa portée. C'est ici où la prudence est requise pour trouver ce degré. 11 est toujours certain, en général, que ce que les enfants ont peine à redire les surcharge. Ainsi, retranchez-vous à ce que vous voyez qu'ils
apprennent avec facilité et qu'ils redisent avec plaisir.
7. Quand les réponses souffrent une petite morale sur les péchés auxquels les enfants sont sujets, comme sur la désobéissance aux parents, sur les mensonges, sur la vanité des habits, sur l'immodestie, sur le défaut d'intégrité à la confession, etc., ne la laissez pas échapper; appuyez un peu là-dessus, et faites-en parler plusieurs sur ce sujet. Cette présente instruction donne un champ bien ample pour cela, si vous la lisez avec attention.
8. Louez un peu et encouragez ceux qui sont naturellement timides; ne les faites pas parler les premiers, et ne souffrez "pas que jamais ils tombent en confusion ni qu'on se moque d'eux.
9. Quand celui que vous interrogez n'a pas bien répondu, adressez-vous à un autre plus savant, et suivez-les ainsi jusqu'à ce que vous ayez trouvé quelqu'un qui enfin dise comme il faut, et ne vous hâtez pas de résoudre la difficulté. Que s'ils se partagent dans leurs sentiments, cela les tiendra encore plus en suspens; et comme vous serez mieux écouté, quand, après quelque temps, vous leur direz ce qu'ils doivent croire, aussi retiendra-t-on mieux votre décision.
10. Quand une réponse est difficile pour sa longueur ou pour son obscurité, faites-la dire et redire à plusieurs, jusqu'à ce qu'elle soit devenue familière et intelligible à tous, et cela pendant plusieurs catéchismes.
11. Ne faites jamais, s'il se peut, de correction à aucun enfant, en particulier, pendant le catéchisme; mais plaignez-vous, en général, si quelques-uns ne sont pas assez sages.
12. Tâchez d'entremêler toujours aux instructions que vous donnez aux enfants quelques bons avis pour les grandes personnes qui vous écoutent, mais sans que cela paraisse affecté. Vous en trouverez ici de toutes propres à ce dessein.
13. Ne parlez jamais des péchés opposés aux sixième et neuvième commandements, sans beaucoup de réserve, de sérieux et de gravité, el sans un grand choix de paroles, de peur que vous n'appreniez aux enfants ce qu'ils ignorent, ou que vous n'excitiez leur curiosité, ou que vous ne leur donniez lieu de vous faire des questions imprudentes, ou que vous ne vous embarrassiez vousmême, et de pour aussi de faire quelque peine aux grandes personnes. Ne craignez pas tant de nuire à l'intégrité de la confession de quelques-uns que de préjudiciel1 à l'innocence de plusieurs.
lk. Quand un enfant a bien répondu à votre demande, ne manquez pas vous-même aussitôt de redire fort distinctement et fort intelligiblement sa réponse, afin qu'on l'écoute et qu'on la retienne mieux; car d'ordinaire la voix des enfants ne se fait pas assez entendre.
15. Trouvez toujours dans la demande que vous faites, et la réponse qu'on vous donne, le sujet de votre morale, en éten-
CATECIHSME DE BOURGES. — PREFACE
U a n t l'une et l'autre, et ne l'allez pas chercher hors de propos, il y en a assez qui se rapportent au sujet, et surtout qu'elle soit courte.
16. N'engagez jamais un enfant h vous faire une réponse qui soit longue; coupez votre demande en plusieurs petites questions et n'exigez d'eux que peu de paroles suivies, à moins qu'ils ne les aient apprises par cœur. Par exemple on demande : Quels sont les sacrements des morts ? on répond : Ceux qui sont établis pour les pécheurs morts à la grâce de Dieu. D. Et les sacrements des virants? R. Ceux qui sont institués pour les justes vivants à la grâce de Dieu. Il faut de ces deux demandes et de ces deux réponses faire une douzaine de questions et dire : I). Quelle est la mort de l'âme ? K. C'est le péché. D. Quel péché? R. Le péché originel et le péchémurlel. D. Que dites-vous de ceux qui ont le péché originel, ou qui sont en péché mortel? R. Qu'ils sont morts spirituellement devant Dieu. D. Qui donne la vie spirituelle à ceux qui sont morts par le péché originel ? R. Le baptême. D. Et àeeux qui sont morts par le péché actuel ? R. La pénitence, etc.
17. Ne donnez point de billets a apprendre aux enfants, que sur des sujets que vous leur aurez déjà appris par raison et jugement parce qu'alors ils entendront ce qu'ils diront, et ils rangeront mieux leurs idées.
18. Quand vous voulez commencera faire parler et répondre un jeune enfant, et à lui donner du courage, proposez toujours la demande que vous avez à lui faire, à deux ou trois autres plus savants, et après qu'ils auront bien répondu, interrogez celui que vous voulez enhardir ; louez un peu sa réponse, donnez-lui quelque petit prix et faites ensuite parler un autre qui ne s'en acquitte pas si bien, puis revenez au premier. On a remarqué que les plus petits enfants à force d'entendre les demandes qu'on fait aux grands, et les mômes réponses, les apprennent mieux que si on les interrogeait.
19. N'admettez à votre catéchisme autant que vous le pouvez, que des enfants d'une même force, et d'un même degré de capacité.
20. Inspirez-leur la sagesse, la modestie, l'attention et le désir d'apprendre, en les piquant d'honneur, en prenant une mine sérieuse, quand ils font quelque faute, en les prenant du côté de la raison, de la présence de Dieu et de la bienséance, en les menaçant s'ils n'entrent dans cet esprit, de les renvoyer à leurs parents, et vous verrez qu'ils deviendront avec un peu de temps et de patience, posés, arrêtés et réglés. 11 est vrai que l'ordre ne s'établira pas parmi eux si piomptement qu'en introduisant les premières places des bancs, les points blancs et noirs, les châtiments et les récompenses, mais ils se feront plus solidement sages, et ils ne seront pas si longtemps enfants.
21. Engagez les plus anciens et les plus sages de votre catéchisme à vous amener
instruire et dresser à vos manières, ol reprochez-leur qu'après plusieurs mois ils ne vous ont encore attiré personne.
22. A chaque catéchisme que vous faites, apprenez à vos enfants quelque briève sentence do l'Ecriture, ou quelque avis instructif, ou quelque pratique de piété : Faites-les leur répéter, et qu'ils l'emportent dans leurs maisons; afin d'en édifier leurs parents.
23. Faites toujours tes mêmes questions, et dans les mêmes termes, et que vos enfants fassent toujours les mêmes réponses et dans les mêmes mots : Choisissez ceux qui sont les plus naturels et les plus simples, et les plus d'usage, et ne les changez point; par ce moyen les enfants répondront avee hardiesse, facilité, promptitude et plaisir ; ils rangeront leurs idées, ils s'habitueront au. langage doctrinal, et en grandissant leurs lumières, ainsi placées et conservées, croîtront et s'étendront par^ les sermons, les lectures et les réflexions, ils trouveront au dedans d'eux-mêmes ce qu'on leur dira au dehors. Par exemple quand vous demanderez : Qu'est-ce que le Déca.logue? et qu'ils vous auront répondu : C'est l'abrégé de la loi de Dieu, contenue en dix commandements : Ne variez jamais et déterminez-les à répondre toujours ainsi. Il semble qu'il est plus utile de diversifier de jour à autre les demandes, que de se servir de paroles différentes et de renverser sa méthode ordinaire, parce que, dit-on, autrement les enfants ne parleront que comme des perroquets, et dès qu'ils changeront de catéchistes, ils ne sauront plus rien. Mais la pratique apprend que c'est une erreur, et fait voir que parce changement et ce renversement fréquent, on efface en un jour dans l'esprit des enfants, ce qu'on y a impriinéunautre, onédilie etou détruit, on embrouille leur mémoire : leurs idées se troublent; ils ne savent plus à quoi s'en tenir, ni que croire ou dire ; en un mot, ils ne retiennent rien; leur science n'est plus que confusion et incertitude, ils se chagrinent de ne pas paraître savants, et de ne pas comprendre ce qu'on exige d'eux.
24. Quoique vous n'ayez à votre catéchisme que de petites filles, n'en soyez pas moins sur vos gardes. Souvenez-vous de cet avis du Saint-Esprit -.Fuyez le péché comme devant la face d'une couleuvre; il ne dit pas comme devant la face des lions ou des ours, qui ne peuvent nous tuer s'ils ne sont grands, mais du serpent ou du basilic, qui, quel que petit qu'il soit, peut nous donner la mort : il peut même arriver que les enfants, pour faire croire a leurs parents que vous les aimez bien, leur diront que vous leur en donnez des marques, à quoi vous n'avez pas pensé. Profitez de cet avis, veillez sur vousmême, soyez prudent, modeste, retenu, sérieux et réservé, et recommandez-vous à Dieu dans la prière : Filiœ tibi sunl, non ostendas hilarem facicm tuamad il las. (Eccli. vu, 26.) C'est encore un avis du Saint-Esprit.
quelques enfants plus jeunes qu'eux à les 2o. Si vous donnez des images aux en-
fants, choisissez celles qui représentent les luystères ou les saints les plus connus, comme du Crucifix, du saint Sacrement, de la sainte Vierge, etc. Donnez de petits livres de dévotion, etc., mais où il n'y ait rien de singulier, de bizarre, d'immodeste, de ridicule, etc.
26. Abstenez-vous de toute préférence; car on remarquera si vous favorisez les enfants de condition les mieux vêtus ou les mieux faits, et on ne s'en édifiera pas. Donnez tellement des prix aux riches que vous en donniez en même temps aux pauvres, et qu'on voie que vous ne considérez que la sagesse, la science, l'assiduité. Que si, pour ne pas rebuter les riches, vous leur donnez quelque place ou rang, usez d'adresse, et que cela ne paraisse pas affecté.
27. Prenez soin de faire apprendre par cœur à vos enfants des Acies de foi, d'espérance, de charité, de contrition, d'adoration, etc., et de les leur faire déclamer tout haut à chaque catéchisme, de quoi les plus petits sont capables; car outre que tout fidèle est tenu en conscience de faire souvent ces actes, c'est que les enfants s'en occupent toute la semaine, pour les bien dire le dimanche suivant, les parents prennent plaisir à les leur faire répéter à la maison, leur famille s'en éditie, on vient les leur entendre dire dans l'Eglise, et cela les encourage beaucoup. On a imprimé les principaux de ces actes, dans une feuille à part, lesquels peuvent être coupés séparément, écrivez le nom de l'enfant à qui vous le donnerez, au haut du billet, afin qu'il vous le rende en revenant au catéchisme, et que vous l'appeliez quand vous le jugerez à propos le lui faire réciter. On a vu un grand fruit de cette pratique.
28. Il serait beaucoup mieux de faire le catéchisme aux filles à part, et aux garçons à part, que de les assembler en un même lieu et à une même heure, évitez cela le plus que vous pourrez : il faut du moins les séparer, mettant les uns à droite et les autres à gauche ou en biais, en sorte qu'ils ne se voient pas bien ; car autrement ils badineront ensemble, et ils se familiarisero'it. On a remarqué que les enfants sont beaucoup plus modestes quand ils n'en voient poini d'autres de différent sexe à leur instruction.
29. Il est bon d'obliger les parents de vous présenter leurs enfants, et à venir de temps en temps les entendre , de savoir d'eux comme ils se comportent à la maison, et de les informer de ce qu'ils font au catéchisme.
30. Cardez-vous de recevoir ni de garder aucune fille à votre catéchisme qui ne soit modestement vêtue et couverte, et qui ne se tienne dans une posture décente. Représentez aux parents leur devoir là-dessus; n'interrogez point celles qui sont trop mondainemenl ajustées, ne leur donnez rien, diles-leur-en doucement la raison ; ne les regardez pas, parlez en général contre les \atus ornements, et ayez des histoires là-
dessus qui leur fassent peur, sans néanmoins les rebuter. Il y en a assez dans les saints Pères.
31. Faites lecatéchisme desfillesau milieu de la nef. et jamais dans les chapelles retirées ni dans des lieux à l'écart ou obscurs, et qu'il y en ait toujours grand nombre ensemble; ne vous attachez à l'instruction d'aucune en particulier. Tout en plein jour, en pleine église, en public et à la vue de tout le monde. Que si vous leur donnez des billets à apprendre, ne les faites point venir les jours ouvriers en particulier pour les déclamer, elles les réciteront suffisamment bien à l'église.
32. Ne prenez jamais aucun présent ni étrennes sous quelque prétexte que ce soit, ni de quelque nature qu'ils puissent être, à cause de plusieurs notables inconvénients qu'on voit assez.
33. Vous trouverez quelquefois des gens si hébétés et si stupides, qu'ils vous paraîtront incapables de comprendre et de retenir aucune vérité : après que vous leur aurez dit cent fois qu'il n'y a qu'un Dieu, si vous leur demandez ensuite combien il y en a, ils vous répondront qu'il y en a trois, et ainsi du reste, de sorte qu'on ne sait à quoi se résoudre quand il faut leur administrer les sacrements.
A cela deux avis. Le premier, qu'entre ces personnes-là il y en a plusieurs qui dans leur entendement conçoivent fort bien ce que vous leur dites, et qui cependant répondront faux quand vous les interrogerez. Ne croyez donc pas toujours qu'ils sont incapables d'apprendre, parce qu'ils sont incapables de s'exprimer. Car même, si vous y faites attention , vous trouverez , en les examinant de près, qu'ils entendent fort bien leurs affaires temporelles, et qu'ils s'en expliquent tout de travers et à contresens.
Le second avis est d'instruire ces sortes de gens par voie d'acquiescement et non d'interrogation et de réponses. Par exemple , dites-leur : Mon enfant, ne croyez-vous pas bien qu'il n'y a qu'un Dieu? Oui, Monsieur. Ne croyez-vous pas qu'il y a trois personnes en un seul Dieu ? Oui, Monsieur, je suis prêt de donner ma vie pour cela. N'étes-vous pas bien fâche' d'avoir offensé Dieu, parce qu'il est bon , etc.? Oui, Monsieur, et de tout mon cœur, etc. Faites-les ainsi acquiescer, par de semblables réponses que vous leur suggérerez, aux vérités de la foi, et n'exigez pas qu'ils vous répondent par des paroles et des réponses suivies ne pouvant faire mieux.
34. Plusieurs disent qu'ils ont beau exhorter leurs peuples à venir ^au catéchisme et à y envoyer leurs enfants, et cependant que personne n'y vient. Et voici la raison. C'est (pie peut-être on ne s'applique à cet exercice que légèrement; on n'aime que les compagnies et les visites, on n'étudie point, on ne s'y prépare point, on fuit le travail et la peine, on le fait mal, on ne le regarde point comme son capital soin et son cher plaisir,. on n'y apporte aucune industrie, telle que des images, des actes, etc. D'avoir des ban.es
CATECHISME DE BOURGES. — PREFACE
bien disposés, afin que les enfants s'y tiennent commodément. On ne fait pas la moindre dépense pour cela, quoiqu'on ne plaigne point l'argent à d'autres choses moins importantes; on ne les y fait pas -venir dès leur tendre jeunesse, on ne choisit pas le lieu ni l'heure commode, on néglige les petites écoles, on ne s'attire pas la soumission, la croyance et l'attention des peuples par une vie exemplaire, sérieuse et vertueuse; on ne va ni les exhorter par les villages et maisons, ni écrire leurs noms, ni les solliciter à venir; on a honte de cet emploi, on craint les railleries du monde, quoique saint Paul compte les paroles pour si peu de chose, qu'il ne les met pas même au rang de celles qui peuvent nous séparer de Jésus- Ghrist et nous détourner de notre devoir. Et voilà souvent les véritables causes de ce que personne ne vient au catéchisme; car on voit que ceux qui pratiquent ces choses sont extrêmement /suivis , et qu'on les écoute avec plaisir. Au fond, quand il y viendrait peu de personnes, il ne faut pas s'abstenir de répandre la doctrine chrétienne ; le soleil ne laisse pas d'éclairer les déserts ni les sources de couler sur le sable aride, dit saint Chrysostome.
35. Vrous demanderez peut-être à quel âge il faut que les enfants fassent leur première communion. On vous répond qu'il faut exigpr d'eux, pour cette sainte action, cinq choses: 1° la science; 2° la sagesse; 3° la vertu; k° un esprit un peu mûr; 5" un désir dévotieux de communier. Ces qualités ne se trouvent presque jamais au-dessous de dix ans : il est bon même de consulter auparavant leurs parents pour savoir d'eux comment ils se comportent à la maison, et de le faire avec leur agrément.
36. N'interrogez que les enfants , et non les grandes personnes.
37. Exhortez les pères et les mères d'envoyer leurs enfants au catéchisme, ainsi que Jes maîtres et les maîtresses leurs domestiques.
38. Abstenez-vous de toute question nouvelle et curieuse, et par conséquent dangereuse ou frivole : vous souvenant de cette parole chez le Prophète : Je suis le Seigneur noire Dieu, qui vous enseigne des choses utiles, (ha. xlviii, 17.)
39. Terminez. voire instruction par quelque histoire, pesez-en les circonstances : faites-la un peu durer, rendez-la utile, mêlant au milieu du récit quelques réflexions morales ; n'en dites point qui ne soient sûres et rapportées dans des auteurs dignes de foi; et finissez votre catéchisme avec l'histoire et la prière.