V. CE QUE NOUS DEVONS MEDITER
choix des ministres de l'autel et sur les ministres choisis, qui doivent être promus aux saints ordres; 7° de se disposer de plus en plus à celte grande fête qui s'approche.
Est-ce que la vertu qu'a la terre de produire et de fructifier ne vient pas du soleil qui l'échauffé, et des pluies qui l'arrosent?
Non, elle vient de celle que Je Créateur lui communiqua, et du commandement qu'il lui en fit dès la création du monde. En effet, la terre se trouva enrichie et ornée de plantes, d'arbres et de fruits, auparavant même que le soleil fût créé, et que la pluie fût tombée du ciel : c'est donc avec raison qu'on s'adresse à Dieu seul, auteur de tous biens, pour lui demander les biens de la nature, qui en leur genre, ne sont pas moins admirables que ceux de la grâce.
Comment cela?
Si nous n'y étions pas accoutumés, nous trouverions que la production des semences n'est pas la moindre merveille que celle de la résurrection des morts.
Que faut-il faire dans cette vue?
1° Prier, jeûner, exercer la charité, assister avec dévotion à la procession qu'on fait dans les paroisses de ce diocèse le dimanche précédent, pour obtenir de bons prêtres; 2° appliquer les trois jours de jeûnes en expiation des péchés qu'on a commis pendant les trois derniers mois, et en offrande des autres trois mois qu'on va commencer ; 3° demander pardon à Dieu du mauvais usage qu'on fait du temps, et des biens temporels qu'il nous a donnés, surtout si on est ecclésiastique.