‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 15 sur 17 · PERSÉE ET ANDROMÈDE · texte numérisé non relu

PERSÉE ET ANDROMÈDE

Les corrections apportées par Jules Laforgue au texte publié dans la Vogue (13 et 20 septembre 1886) sont minimes. Ainsi qu'il l'avait fait pour les autres contes, il a multiplié les paragraphes pour donner plu s de relief à certaines phrases et a ajouté par-ci par-là quelques accents sous forme d'épithètesplus précises; c'est, avec Pan et la Syrinx, celle des Moralités Légendaires à laquelle son auteur a apporté le moins d'altérations lorsqu'il se décida à réunir ces contes en un recueil.

Voici les principales d'entre ces modifications :

Ajouté :

Page 221 : « et la mélancolie ».

Page 221 : « grande histoire qui se fait, cataclysme

mal digéré » au lieu de « grande histoire muette, cataclysme rés:'gné ».

Page 221 : « qui n'a nulle face de sa trempe à mirer ».

Page 223 : « des flots naissant et mourant » au lieu de « des flots en ballets ».

Page 223 : « puissants ».

Page 224 : « cartilagineuses passementeries » au lieu de « soies ».

Page 225 : « Ah ! tu ne connais pas l'Irréparable ! »

Page 227 : « légitimement ».

Page 229 : « Andromède ! Andromède ! »

Page 235 : « le brûlant noyau de son bobo » au lieu de « le brûlant noyau de son sexe ».

Page 236 : « la mer ne berce pas assez obligeamment » au lieu de « la mer ne berce pas assez personnellement. Cet éternel mécanisme des ballets de vagues ».

Page 239 : « je garderai toujours un peu rancune.»

Page 240 : « impossiblement ».

Page 240 : « coutumière » au lieu de « accoutumée ».

Page 241 : « du couchant ».

Page 243 : « prêt pour la mortuaire Lune ».

Page 243 : « l'atlantique des beaux soirs » au lieu de « la mer des beaux soirs ».

Page 244 : « On s'entend toujours. Je vous arrangerai ça ».

Page 245 : « tout charmants ».

Page 245 : « repart sans un mot et ».

Page 245 : « de la mer miraculeusement miroir » au lieu de « de ce miroir qui la réfléchit ».

Page 245 : « en vérité ».

Page 246 : « fameusement ».

Page 246 : « Le Monstre se tient coi à l'écart ».

Page 249 : « sur le miraculeux miroir atlantique ».

Page 251 : « Vous n'êtes pas déjà d'une peau si soignée » au lieu de « Vous n'avez déjà pas la peau si fine ».

Page 252 : « dont elle n'a pas pu vouloir, ô dieux qui lui avez donné ce grand cœur ».

Page 252 : « en vérité ».

Page 252: « maintenant mort et ».

Page 256 : « sourit dans le vide, avec un de ces rayonnements de tristesse qui annoncent chez elle d'inexplicables coups de tête » au lieu de « sourit à l'horizon, avec une nuance de tristesse, car son âme est toujours et vite accablée ».

Page 257 : « sur la façon dont vous avez travesti » au lieu « d'avoir travesti ».

Page 257 : « à l'antique ».

Page 257 : « avec son air de paria ».

Page 257 : « mal léchés ».

Page 258 : « c'est paraboliquement vrai ».

Dans le texte de la Vogue, la moralité du conte était un peu différente :

Ainsi que cette histoire vous le montre,

Celui-ci était digne d'être le plus heureux des trois.

Jeunes filles, regardez-y à deux fois

Avant de dédaigner un monstre.

version qu'on peut même préférer à celle que Laforgue adopta par la suite.

Le dialogue qui termine Persée et Andromède, après le récit de la « moralité légendaire » elle-même, semble, sans qu'on puisse l'affirmer, être écrit à l'imitation des Nuits Espagnoles de Méry (Eugène Didier, Paris, 1854), recueil de contes prêtés par l'auteur à une compagnie de gens du monde réunis la nuit dans un château sur les hauteurs de Grenade, et pour qui la contemplation des constellations est un prétexte à des récits mêlés de madrigaux.

Jules Laforgue avait-il rencontré cet ouvrage dans la bibliothèque paternelle ou parmi les livres singulièrement disparates de l'Impératrice Augusta? on ne saurait le dire : mais la rencontre est, en tout cas, singulière.

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