‹ Œuvres complètesChapitre 38 sur 96 · DE LA BONNE DEFUNTE · texte numérisé non relu

DE LA BONNE DEFUNTE

Elle fuyait par l'avenue;

Je la suivais illuminé,

Ses yeux disaient : « J'ai deviné

Hélas ! que tu m'as reconnue ! »

Je la suivis illuminé !

Jeux désolés, bouche ingénue, Pourquoi l'avais-je reconnue, Elle, loyal rêve mort-né?

Jeux trop mûrs, mais bouche ingénue; Œillet blanc, d'azur trop veiné; Oh ! oui, rien qu'un rêve mort-né, Car, défunte elle est devenue.

Gis, œillet, d'azur trop veiné, La vie humaine continue Sans toi, défunte devenue.

— Oh ! je rentrerai sans dîner !

Vrai, je ne l'ai jamais connue.

COMPLAINTE

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