FIN DE I 11 IRLKS IX
ému el grandi sous Les poignards, qui, dans son danger personnel, a reçu La Lumière de Dieu.
Gaule el France, Franco-Gallia, c'esl le titre de ce livre, qui, de Genève, envahit toute l'Europe, esl traduil en toutes Langues. Nul succès n'a été si grand jusqu'au Contrat social.
L'auteur, Hotman, était devenu protestant à La Grève en voyant mourir Dubourg. Protestantisme d'humanité, de raison et d'examen, qu'il appliqua d'abord contre le droit romain, col le machine de tyrannie, puis contre la tyrannie même.
Ce n'est pas que ce grand homme méconnaisse le droit romain. Loin de là., il dit lui-même qu'on peut on tirer des trésors. Mais il doute fort sagement qu'à deux mille ans de distance la loi de l'Empire convienne à un monde tellement changé.
Hotman, comme Jean-Jacques Rousseau, arrivant tard et Le dernier <\<>> grands hommes de son siècle, vint merveilleusement préparé.
Pour lui, l'illustre Gujas, illuminant le droit romain, lui donnant sa valeur historique, avait fait sentir qu'il fut le droit de tel âge, de telles mœurs, et non le dmit du genre humain.
Pour Hotman, le grand Dumoulin a préparé l'unité des coutumes nationales, attaqué les deux vieilles forteresses qui stérilisaient la terre de leur ombre, papal et droit féodal, revendiqué l'immortelle Légitimité de La propriété libre contre l'usurpation du Bef.
Hotman connut-il le petit livre brûlant de La Boétie,
Le Contr'un, écrit dès longtemps en 1549, mais imprimé seulement en 1578? Nul doute qu'il n'en courût des copies.
Le livre de La Boétie fut intitulé Le Contrun. Celui d'Hotman aurait pu s'intituler Le Pour tous.
Il déclare que le droit appartient à la majorité des citoyens.
Il suit la France gauloise, germaine, carlovingienne, capétienne, et montre qu'à toute époque elle a eu (plus ou moins, mais enfin a toujours eu) un gouvernement collectif.
Qu'il se trompe sur tels détails, comme le dit M. Augustin Thierry, qu'il s'exagère la part de l'élection, de la délibération publique, dans ces époques obscures, il n'en a pas moins raison au total. Les chefs gaulois, mérovingiens, ont consulté leurs guerriers ; les empereurs carlovingiens ont consulté leurs grands, et spécialement leurs évêques; les capétiens leurs pairs, etc.
Il se moque avec juste raison et du petit conseil privé, et des parlements de juges, qui voudraient donner le change, et se faire prendre pour héritiers des grands parlements nationaux.
Livre profond, vrai, lumineux, qui donna l'identité de la liberté barbare avec la liberté moderne, relia les races et les temps, restitua l'unité et l'âme, la conscience historique de la France et du monde.
Du reste, comme démolition de la royauté, toutes