LI£ TALISMAN
LE T^iLIS'M^'K.
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Une fée a pour elle été douce marraine. J'ouvre mon souvenir, afin de la revoir Heureuse dans la vie, et dans la mort, sereine, X'avant jamais connu des rêves que l'espoir.
Elle est morte ;\ seize ans, vierge, belle, adorée. Je le savais, son cœur à peine ouvert rempli; En un coin de mon âme, au fond d'un chaste pli 1:11e dort à jamais, froide, blanche et parée.
Reliquaire odorant dont un ange a la clé. Son cœur à peine plein s'est fermé ; je le porte Loin de vous tous, en moi profondément celé ; Car seul j'avais surpris le secret de la morte.
Que celui qu'elle aima ne sache jamais rien Du séraphique amour dont il eut brisé l'aile! lit que toujours entier, mystérieux et frêle. Le virginal secret vive et reste le mien 1
Qu'il soit mon talisman, comme il est ma relique, Cet amour que la mort a sauvé du réveil 1 Pour m'entr'ouvrir en songe une vie angéliquc, Qu'il monte, encens lointain, h travers mon sommeil !