LA POURSUITE
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'est en vain que tu la fuiras, Disant : « L'absence cicatrise ! « Le hasard est plein de traîtrise ; Et l'insensible aux yeux ingrats Qu'un sourire jamais n'irise, Un jour, tu la rencontreras.
C'est en vain qu'on croise les bras, Disant : « Mon mal, je le méprise!
Le passé, plus fort, nous maîtrise !
Et tout ;\ coup tu l'oublieras.
Ta leçon fièrement apprise, Et lâchement tu pâliras.
C'est en vain que tu vieilliras, Disant : « Sa tête est toute grise !
Le regret ne lâche pas prise; Et l'amertume où tu sombras lîst la source où rien ne se brise Des traits purs que tu reverras.
l'.t c'est en vain que tu mourras, Disant : « La grande nuit dégrise !
Sous le grand soleil, sur la brise, Ce qui peuplait un crâne ras.
Au ciel peuplé se vaporise ; D'astre en astre tu chcrclieras.