‹ Œuvres complètesChapitre 45 sur 84 · LE BALCON · texte numérisé non relu

LE BALCON

LE 'B^LCO'K.

J F. sais évoquer le passé lointain : Qu'importe le temps, l'absence ou l'espace r Un regard, un geste, un soir, un matin, Je sais évoquer le passé lointain.

Dans le souvenir, ce miroir sans tain.

Je revois souvent le rayon qui passe.

Je sais évoquer le passé lointain ; Qu'importe le temps, l'absence ou l'espace?

C'était au balcon, et la nuit passait; Nos âmes flottaient dans sa rêverie.

Dans vos noirs cheveux le vent frémissait. C'était au printemps, et l'amour passait. Vous rêviez à lui, peut-être, qui sait? Vos doigts effeuillaient une fleur flétrie ; C'était au balcon, et la nuit passait; Que d'amours naissants morts en rêverie 1

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