‹ Œuvres complètesChapitre 50 sur 84 · L'OD>C'B%E T>ES 'BOIS · texte numérisé non relu

L'OD>C'B%E T>ES 'BOIS

l\ l'ombre des bois, dans la solitude,

Sur le bord du fleuve à regret quitté.

Le sommeil t'a prise en ta nudité ;

A l'ombre des bois, dans la quiétude

De l'air embaumé d'un parfum pai'cii,

Un souffle a mêlé son soupir au tien.

Le souffle immortel qu'A jamais la brise.

Dans la solitude, à l'ombre des bois.

Réveille encor plein d'amoureuses voix.

En ta nudité le sommeil t'a prise,

O toi qui, songeant aux beaux sylvains morts.

Leur rappellerais la nymphe au beau corps!

A l'ombre des bois, sur le bord du fleuve,

Dans la solitude aux échos berceurs,

Dors comme autrefois ont dormi tes sœurs!

Les Dieux beaux sont morts ; la Nature est veuve ;

A L O M 1! K E DES li O I S

Que tes youx sur nous ne se rouvrent pas !

Dans le plus beau rêve éclos ici-bas

Tu vis, toi qui dors dans la sainte armure

De la forme antique, ivre de licrtc.

Au fond des vapeurs d'un jour chaud d'été

A l'ombre des bois au divin murmure !

•Moxn^Xi

Le cœur du pocte est rarèiie Où, pareils aux gladiateurs, Contre le temps qui les entraîne Combattront des amours menteurs.

Devant (X-sar, au cirque antique, Chaque guerrier, chaque martyr D'un bref hommage ou d'un cantique Le saluait, sans repentir.

Mais qu'il pleure ou bien qu'il sourie, duand il croit un amour vaincu, Le poète l'entend qui crie :

« Salut, maître! J'ai survécu I «

^-^sa*-

ts-TU princesse au bord d'un Gange due nul vaisseau n'a remonté?

Es-tu sylphide, elfe ou l'archange Trop orgueilleux de sa beauté?

Xes-tu pas l'ée? O jeune lille !

X 'entres-tu pas, quand tu le veux, Par trous plus lins que trous d'aiguille, Dans les cœurs clos gonllés d'aveux?

Les viL'Ux secrets, tu les devines; Le mal naissant, tu le nourris; lit tu te fais des perles fines De tous les pleurs par toi surpris.

L'encens vers toi monte sans cesse ; (^'est en priant qu'on dit ton nom ; Te crois-tu pas aussi déesse, O jeune fille? I:t pourquoi non?

Mais quand N'ciuis daii,mait prctcndrc Xous éblouir sur terre un peu, C'est en prenant un cœur plus tendre Qu'elle changeait un homme en Dieu !

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