‹ Œuvres complètesChapitre 54 sur 84 · REVEILS · texte numérisé non relu

REVEILS

bruit d'instruments éloignes qui passe (.omme un vol joyeux dans un soir dété; L'n air d'autrefois, qu'on chante à voix basse, Ht qui sème au loin dans l'immensité Les échos unis du cuivre et des cordes. Messagers semant l'oubli des discordes!

Un soleil tardif qui glisse, éclairant

L'n château construit de pierre et de brique

Jù qu'encadre un ciel d'azur transparent !

A travers les fûts d'un parc historique.

Un air où revit un long souvenir

Comme un long espoir qu'on ne peut baniiii

Sur tous les buissons, des llcurs Je lumières

Comme les bijoux des riches coiTrets

Où l'on enferma ses amours premières;

Un Ilot délivré de parfums secrets

Qui vante en montant la gloire des chaînes.

Sur Tair triomphal des amours lointaines!

L'n soir embaumé de réveils mêlés, De réveils chanteurs aux brillantes ailes, \'ers l'étoile unique, 6 mon àme, allc-i 1 l'aite aussi de sons, d'odeurs, d'étincelles, L'n soir, avec l'air qu'à vingt ans j'aimais. Vers l'étoile immense allez à jamais!

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