SOUS L'^%T!T^I
L-'AXS le jardin formé des l'innocent outrage. L'arbre ancestral étend ses bras insidieux, Et le poète au cœur profond, peuplé de Dieux, lui esprit rode autour du ténébreux ombrage.
L'archange intérieur qui tout bas l'encourage, Le démon qui parfois transparaît dans ses yeux, Au secret des rameaux dormant pareils entre eux. Ont dans son œuvre ensemble admiré leur ouvrage.
Ht dans le vaste éden de l'Art, autre univers Accru de siècle en siècle, aux seuils toujours ouverts. Un labyrinthe appelle, épouvante et fascine.
Tout, couleur, hymne, encens, cri, frisson, le flambeau Liturgique ou maudit, l'autel ou l'officine, Autour d'un nom magique éclate en fleurs du Beau.
T^illFUCïC T>OU'BLE
'ETTE llcur autrefois donnée A gardé l'odeur d'un beau sein ; Il s'en échappe tout l'essaim Des souvenirs d'une autre année Où la blancheur au pur dessin Charma quelque Ame fortunée.
Le temps fut-il prompt assassin?
Tu le sais, toi, rose f;inée, Qu'on avait, une matinée, (Cueillie et cachée à dessein.
Heureuse fut la matinée Qui t'embaumait, o fleur fanée !
.\ qui le temps, doux assassin, l'it une mort si fortunée.
Il n'a tué que ton dessin.
Non les révcs de cette année
Dont sur loi llottc tout l'essaim !
Et j'y sens autour d'un beau sein L'odeur d'amour par toi donnée, C) llcur que je ;,Mrde ;ï dessein!
REVl-II. s 143