‹ Œuvres complètesChapitre 68 sur 84 · LE POSSEDE · texte numérisé non relu

LE POSSEDE

Mais ce breuvage en moi distillera du moins A jamais la douceur d'un philtre de jouvence, l:t d'ici je t'emporte et te souris d'avance Dans ces brillants enfers que tu pris pour témoins 1

l8o LES AMANTS

LES C0i]CT^G'2i.0'K.S

u4 Sli'phaiie VidiUanne'.

V^UEi. QUE S arbres ciicor dans le parc où j'errais

Faisaient des oasis pleines d'abris secrets

Aux nids encor gardés, aux sources encor vives

Où les biches broutaient les feuilles sur les rives.

Mais plus d'un tronc rameux que l'été surchargea,

Par un précoce hiver étreint partout déjà,

Maigre et noir, découpait au ciel ses i.imes nues.

Je marchais au hasard le long des avenues,

Ou suivant les chemins cachés dans les massifs.

J'allais, sous les tilleuls, sous les pins, sous les ifs.

Hn écoutant au loin l'.ippel des tourterelles.

Ou les craquements brefs dans les ramures frêles.

Au détour d'un sentier, aux bords frais d'un ruisseau

Où tremblaient des cailloux polis, sous un berceau

Mêlant la clématite avec la vigne folle,

Un être de vapeur couché dans l'herbe molle.

LT.S COMPAGNONS l8t

Tout jeune, ressemblait à renfaiit que je fus.

■ Puisque je t'ai troublé dans tes songes confus,

Page 1