‹ Œuvres complètesChapitre 72 sur 84 · TRESORS PERDUS · texte numérisé non relu

TRESORS PERDUS

TXnSOliS TETl'DUS

oi mou ami Gahricl 'Billler.

L-'es tombeaux garderont de merveilleux bijoux Que seuls ont su tailler les premiers lapidaires. Il est des noms choisis, magiques entre tous, Q.UC seules ont portés des reines légendaires.

Dans des jardins secrets montaient d'exquis parluins due pour eux seuls créaient de puissants alchimistes, lîntre les plus beaux airs on en sait quelques-uns Que seuls auront chantés de radieux artistes.

■ Des nababs labulcux dans d inouïs cristaux

Ont seuls bu certains vins, élixirs de propiiétes. Pour l'enivrement seul des rois orientaux J.'éclair divin a lui sur des formes pnriaitcs.

Les mages seuls ont vu se mouvoir dans les cioux Des astres surprenants, au fond des nuits bibliques. Seuls ils ont mérite les surnoms glorieux, Les héros dont le monde a perdu les reliques.

Les miroirs les plus purs, sous les chansons des nids, Ont mouillé les pieds seuls des dryades confuses; lit seuls, ils ont connu les regards infinis, Les jeunes couples morts sous le baiser des Muses !

A THEOPHILE GAUTIER ItJI

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J A L L r il toi du fond de la vie éphémère,

S ilut à toi qui vis dans l'immortalité

' Kl, près de Gœthc assis, tu contemples Homère!

Salut ! Tu fus l'amant de la pure beauté ;

Ht dans ton cœur ému sous d'augustes présages

Tu lui bâtis d'avance un palais enchanté !

Jeune Grec exilé dans la laideur des âges, Tu te ressouvenais, en pleurant les retards De la beauté qui fait se lever les vieux sages!

Songeur mélancolique en nos siècles bâtards. Frère de Phidias, tu chantas loin d'Athènes, Mélodieux martvr des confus avntars !

Salut! Tu fus l'amant des chimères lointaines;

Ht tes yeux clairs cherchaient dans nos fleuves fanj^eii--

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