‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 128 sur 139 · ORAISON FUNÈBRE DU PRINCE DE CONDÉ · texte numérisé non relu

ORAISON FUNÈBRE DU PRINCE DE CONDÉ

chers auditeurs, à quoi je m'aircte, et ce qui m'a semblé plus digne de vous être proposé dans le lieu saint où vous m'écoutez C'est un prince que Dieu fit naître pour le rétablissement de la vraie leligion ; c'est un prince qui semble n'avoir vécu que pour la défense et le soutien de la vraie religion ; c'est un prince dont toute la conduite a été un ornement de la vraie religion : trois vérités que l'évidence des choses vous démontrera, et qui vous feront avouer que sa mémoire doit èti'e à jamais en bénédiction devant Dieu et devant les hommes : In memoria œterna erit justus. Un prince dont la religion catholique a tiré trois insignes avantages, puisqu'il a servi à.la relever, à l'amplifier et à l'honorer ; à la relever, et c'est ce que j'appelle le bonheur de sa destinée ou le dessein de Dieu dans sa naissance ; à r>miplifier, et c'est ce qui a tait le mérite de sa vie, et l'exercice de son infatigable zèle ; à l'houorer, et c'est ce que je vous ferai considérer comme le fruit de celle régularité solide qu'il observa dans tous les devoirs de sa condition .

Inspirez-moi, mon Dieu, les grâces et les lumières dont j'ai besoin pour traiter ce sujet chrétiennement ; et dans la profession que je fais d'abord d'y renoncer à toules les pensées profanes et à tout ce qui est humain, donnezmoi ces paroles persuasives de voli-e divine sagesse, avec lesquelles je puisse, aussi bien que votre Apôtre, me promettre de soutenir encore ici le iiuuislcre de prédicateur évangélique. Un prince répondante ce choix parles combats qu'il donna, elles différenles victoires qu'il remporta par sa religion. Un prince parfait, et remplissaut exactement ses devoirs de prince pour faire honneur h sa religion. En un mot, naissance heureuse pour le bien de la foi catholique ; vie consacrée au zèle de la foi catholique ; règle de conduite, je dis de conduite de prince, honorarable à la foi Ciitholique. Voilà, chrétienne compagnie, les trois parties de ce discours, et le sujet de votre attention.

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