‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 130 sur 139 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Comme l'un des caractères de la Traie religion a toujours été d'autoriser les princes de la terre ; aussi, par un retour de piété que la reconnaissance même semblait exiger, l'un des devoirs essentiels des princes de la terre a toujours été de maintenir et de défendre la vraie religion. Voilà, dit saint Augustin, l'ordre que Dieu a établi. Les princes sont les protecteurs nés de la religion, comme la religion, selon saint Paul, est la sauvegarde inviolable des princes. Or jamais homme n'a mieux compris cette vérité, et ne s'est acquitté plus dignement ni plus héroï(juement de ce devoir, que le prince dont je poursuis l'éloge, puisqu'il semble n'avoir vécu que pour faire triompher la religion catholique, c'est-à-dire que pour combattre l'hérésie, que pour renverser ses desseins, que pour dompter sa rébellion, que pour confondre ses erreurs, et, par les différentes victoires qu'il a remportées sur elle, s'acquérir le juste titre que je lui donne, du plus zélé défenseur qu'ait eu la religion catholique dans notre siècle. Ecoutez-moi, et concevez-en bien l'idée.

Henri, prince de Condé, lut sans contestation l'un des plus sensés et des plus sages politiques

qui entra jamais dans les conseils de nos rois. Ses gouvernements et ses emplois lui donnèrent dans le royaume une autorité proportionnée à sa naissance. Il était brave, et, dans les entreprises militaires, héritier de la valeur de ses ancêtres, aussi bien que de leur nom. Il avait au-dessus de sa condition une capacité acquise; qui dans la profession même des lettres l'aurait distingué. iMais il ne crut pas, ni pouvoir, ni devoir user d'aucun de ces avantages, sinon pour l'intérêt de Dieu; et, loin des maximes profanes dont la plupart des princes, quoique chrétiens, se laissent malheureusement prévenir, en faisant servir la religion à leur grandeur, il se proposa de faire servir sa grandeur et toutes les éminentes qualités dont Dieu l'avait pourvu, à l'accroissement de sa rehgion. En voulez-vous la preuve? la voici.

Il défendit la religion catholique par la sagesse de ses conseils, par la force de ses armes, et par la solidité de sa doctrine. 11 la défendit en homme d'état, en général d'armée, en docteur et en maître, persuadant aussi bien que persuadé; et par là il mérita le témoignage que lui rend aujourd'hui l'Eglise, en reconnaissant ce qu'il a fait pour elle, et ce qu'elle lui doit. Si vous avez ce zèle de Dieu dont les fervents Israélites étaient autrefois émus, c'est ici où votre attention me doit être favorable.

Il défendit la religion catholique par la sagesse de ses conseils. On sait de quel poids fut celui qu'il donna à Louis XllI, quand il le détermina à cette fameuse guerre qui réprima l'hérésie, et qui la réduisit enfin à l'obéissance et à la soumission. A Dieu ne plaise que j'aie la pensée de faire ici aucun reproche à ceux que l'erreur ni le schisme ne m'empêchent point de regarder comme mes frères, et pour le salut desquels je voudrais, au sens de saint Paul, être moi-même analhcme ! Dieu, témoin de mes infcntions, sait combien je suis éloigné de ce qui les pourrait aigrir : et malheiu- à moi, si un autre esprit que celui de la douceur et de la charité pour leurs personnes se mêlait jamais dans ce qui est de mon ministère 1 Mais je me croirais prévaricateur et de la vérité et de mon sujet, si je supprimais ce qui va vous faire connaître le génie de notre prince, et dont il ne tiendra qu'à eux de s'édifier.

L'assemblée de La Rochelle, je dis celle de 1621, si mémorable, et si funeste dans ses suites pour le parti protestant, avait été une espèce d'attentat (eux-mêmes n'en disconviennent p.;s) que nul prétexte de religion ne pouvait jusli-

séi

ORAISON FLINftBRF DE HENRI DE POURBON.

fier ni . oulenir. Assemblée non-seulement schismatique, mais séditieuse, puisque, malgré l'or- <lre, et contre la défense du souverain, elle avait été convoquée, et qu'au mépris de lautorité royale, on y avait pris des résolutions dont la France, aussi bien que l'Eglise, devait craindre les derniers maux. Que fit le prince de Condé? Animé d'une juste indignation, il se mit en devoir de les prévenir ; et, éclairé de cette haute prudence que lui donna toujours dans les affaires une supériorité de raison à laquelle rien ne résistait, il en vint heureusement à bout.

Il représenta dans le conseil du roi i (et ceci est la vérité pure de ses sentiments, auxquels je n'ajouterai rien), il représenta dans le conseil du roi que cette assemblée était une occasion avantageuse dont il fallait profiler pour désarmer l'hérésie, en lui ôtant non-seulement l'asile fatal qu'elle avait tant de fois trouvé dans La Rochelle, mais absolument toutes les places de sûreté que la faiblesse du gouvernement lui avait jusqu'alors souffertes, et dont on voyait les pernicieuses conséquences. 11 remontra, mais avec force, que des places ainsi accordées à des sujets étaient le scandale de l'Etat ; que si ceux qui les occupaient étaient des sujets fidèles, ils ne devaient ni les désirer, ni en avoir besoin ; s'ils ne l'étaient pas, qu'on ne pouvait sans crime les leur confier; que, dans le doute, ces villes de sûreté et de retraite leur étaient au moins des tentations dont il fallait les préserver, ou des obstacles à leur conveision qu'il était bon, et même de la charité chrétienne, de leur ôter ; qu'il ne convenait point à la piété du plus chrétien de tous les rois de tolérer dans son royaume des places dont on .savait bien que la prétendue sûreté était toute pour l'erreur, et où, tandis que la nouvelle religion jouissait d'une pleine liberté, l'ancienne et la vraie était dans la servitude; qu'il ne convenait pas non plus à sa dignité de voir au milieu de la France des forteresses comme autant de semences de républiques, un peuple distingué, des chefs de parti ; qu'il fallait finir tout cela, remettant dans la dépendance que l'hérégie seule en avait sonstrait, et obligeant à vivre en sujets ceux qui étaient nés sujets ; que quand il n'y aurait plus qu'un maître, bientôt il n'y aurait plus, selon l'Evangile, qu'un pasteur et un troupeau ; et que l'unité de la monarchie produirait infailliblement l'unité de la religion.

Voilà ce qu'il représenta, et sur quoi son zèle éloquent dans la cause de Dieu insista et se dé-

.' pxtait de s«:s Méptpires.

Clara. La chose était périlleuse, il en fltToîr la nécessité : difficile, il en fournit les moyens; hardie, il en garantit le succès. Il y avait dans le conseil des âmes timides qui ne goûtaient pas cet avis ; peut-être y en eut-il de lâches; et Dieu veuille qu'il n'y en eût point de corrompues pour appuyer l'avis contraire. Mais béni soit le Seigneur, qui préside au conseil des rois, et qui se servit du prince de Condi pour faire conclure dans celui-ci ce que l'on n'osait entreprendre, et qu'il était néanmoins temps d'exécuter ! Malgré le risque de l'entreprise, le prince de Condé l'emporta. On se rendit à ses raisons. La guerre contre les hérétiques fut résolue, les places reprises sur eux, leurs forteresses démolies, leurs troupes dissipées, leur parti ruiné ; et c'est à la sagesse ae ce conseil que La Rochelle et toutes les autres villes protestantes sont originairement redevables de leur réduction, c'est-à-dire de leur salut et de leur bonheur. Voilà dans un exemple particuher fcombienen produirais-je d'autres !) ce que la vraie religion doit à la politique de notre prince.

Mais que ne doit-elle pas à ses armes ? Je n'en parlerais pas. Chrétiens, si ses armes, qui furent toujours employées pour elle n'avaient été sanctifiées, et purifiées par elle ; et pour vous avouer ingénument ma pensée, je ne me résoudrais jamais à faire valoir dans cette chaire, et dans le lieu saint où je parle, des exploits de guerre où Dieu ni la religion n'auraient nulle part. Ma langue, consaci'ée à louer Jésus-Christ et ses saints, n'est point encore accoutumée à ces éloges profanes; et les faits les plus héroïques d'un prilice qui n'aurait combattu que pour la gloire du monde, quoique je les admirasse ailleurs, m'embarrasseraient ici.

Mais je suis hors de cette inquiétude dans le sujet que je traite. Si je parle des combats du prince de Condé, c'est de ces combats du Seigneur, dont l'Ecriture, aussi bien que moi, le féliciterait, puisqu'elle pourrait dire de lui, encore plus à la lettre que de David : Prœîiabatur prœlia Domini i . Si je parle de ses victoh'es, c'est de ces victoires qu'elle canoniserait, puisqu'il ne les remporta que pour l'Arche d'alliance et pour Israël. Si j'en parle au milieu du sacrifice, c'est à l'honneur du sacrifice même pour lequel elles furent gagnées. Si j'en parle en présence des autels, c est parce qu'elles ont contribué à relever ces autels abattus. Oubliez, si vous voulez, tout ce qu'a fait hors de là le priuce de Condé ; hors de là, je ne m'intéresse point dans sa gloire : d'autres y en découvri-

ORAISON FUNÈBRE DE HENRI DE BOURBON

raient des fonds admirables ; mais pour moi, je consens à me borner là. C'est pour Dieu et pour son Eglise qu'il a combattu et qu'il a vaincu ; sa valeur n'ayant rien eu de plus singulier que d'être inséparable de la religion, et sa religion n'ayant rien eu de plus éclatant que d'être inséparable de sa valeur : voilà ce qui me suffit.

La peine de l'orateur, en louant un guerrier, est de cacher les disgrâces qui lui sont arrivées; car où est celui à qui il n'en arrive pas ? et l'adresse de l'éloquence est de les dissimuler. Pour moi, qui ne sais ni flatter, ni déguiser. je confesse que le prince de Condé fut quelquefois malheureux, pourvu que vous m'accordiez (ce qui ne lui peut être contesté) qu'en combattant pour la religion il fut toujours invincible; exposé aux hasards dans les autresguorres, mais sûr de Dieu et de lui-même dans celles-ci ; jamais abandonné de la fortune quand il attaqua l'hérésie; et, aussi bien que Constantin, déterminé à vaincre quand il marchait avec l'étendard de la croix, et qu'il allait replanter ce signe de notre religion dans les lieux où ses ennemis l'avaient arraché. Or à peine eût-il d'autre emploi que celui-là, le Dieu des arniées l'ayant comme attaché à son service, et ses guerres saintes ayant fait presque uniquement l'occupation de sa valeur. Si je vous dis donc qu'il assista le roi dans toutes les occasions célèbres où il en fallut venir aux mains avec le parti protestant ; qu'il servit dans les sièges les plus fameux, de Montpellier, de Bergerac, de Clérac et de Sainte-Foi ; qu'il eut part à la défaite des rebelles dans l'ile de Rhé ; que luimême, de son chef, et en qualité de général, les extennina dans laGuienne, le Daupliiné et le Berri ; que Sancerre, qui avait tenu dix -huit mois contre une armée royale sous Charles IX, ne lui coûta que trois jours, que Lunel éprouva le même sort ; qu'il força Pamiers à recevoir la loi du vainqueur, en se rendant à discrétion ; qu'il fit grâce à Réalmont et à Sommières, les prenant par composition ; que vingt-neuf places, toutes de défense, furent ses conquêtes dans le Languedoc ; que le pays de Castres, résistant en vain, sentit les effets ue sa juste colère ; que les autres, la prévenant, curent recours à sa clémence : si je vous dis tout cela, ne croyez pas que je veuille vous en imposer en faisant un pompeuxdénombremcnt d'actions illustres et éclatantes ; je ne dis que ce que l'histoire a publié, et je ne le dirais pas, encore une fois, si la religion n'en avait été le sujet et le motif.

Quand on loue les héros et les conquérants,

on tâche d'éblouir l'auditeur, entassant victoire sur victoire; et moi, je n'ai fait qu'un .simple récit de celles dont il plut au ciel de bénir les armes du prince de Condé. Si elles vous ont causé de l'étonnement, gloire à celui qui en est l'auteur ! c'est parce qu'elles sont étonnantes pai elles-mêmes : et si vous en êtes touchés, grâces à votre piété, c'est parce que, humiliant l'hérésie, elles ont glorifié le Dieu de vos pères et le Seigneur que vous servez.

Mais ce n'est pas toujours par les armes qu'on fait triompher la religion, et il est vrai même que par les armes seules la religion ne triomphe jamais pleinement. 11 faut que la solidité de la doctrine vienne encore pour cela à son secours ; et c'est le troisième service que lui rendit notre prince. Car voilà le génie de l'hérésie. Convainquez-la sans la désarmer, ou désarmez -la sans la convaincre, vous ne faites rien. Il faut, pour en venir à bout, l'un et l'autre ensemble : un bras qui la dompte, une tête qui la réfute. La difficulté est de trouver ensemble l'un et l'autre ; l'un séparé de l'autre étant toujours faible, comme l'un joint à l'autre est insurmontable.

Or c'est ce que le prince de Condé allia heureuse«ient dans sa personne. Jamais les ministres de Calvin n'eurent un adversaire si redoutable que lui. 11 savait leurs artifices et leurs ruses, et il n'ignorait rien de tout ce qui était propre à leur en faire voir plausiblement la vanité et l'inutilité : habile en tout, mais particulièrement dans cette science de les persuader ou de les confondre ; savant dans l'Ecriture, mais surtout pour leur démontrer l'abus énorme qu'ils en faisaient ; savant dans l'histoire mais surtout pour la tradition, dont il leur faisait remarquer qu'ils avaient interrompu le cours ; savant dans nos mystères, mais surtout pour la discussion des points et des articles qu'ils nous contestaient ; savant dans la morale de Jésus-Christ; mais surtout pDur prouver la corruption qu'ils y avaient introduite ; savant dans la langue, mais surtout pour leur faire toucher au doigt la fausseté ou le danger de leurs traductions. Quand on parle d'un prince qui sut tout cela, en peut-on concevoir un autre que le prince de Condé î

Mais en même temps jamais les partisans de l'hérésie n'eurent un adversaire si aimable, ni à qui, malgré eux, ils dussent être plus obligés qu'à lui, Il ne se prévalait de ses talents que pour les guérir de leurs erreurs, et il ne savait l'art de les confondre que pour les gagner à Dieu ; insinuant pour cela, pressant pour cela

ORAISON FUNÈBRE DE HENRI DE BOURBON

employant tout et n'épargnant rien pour cela : prévenu qu'il était de cette pensée, qu'ayant été lui-même enveloppé clans le schisme, et Dieu par sa miséricorde l'en ayant tiré, il avait, aussi bien que saint Pierre, un engagement personnel à procurer aux autres le même bien : Et tu, aliquando conversus, conlirtna fratres tiws >. Il s'intéressait pour leur conversion, il s'en chargeait, il s'y appliquait ; et dans la foule des affaires dont il était occupé, il se faisait un plaisir aussi bien qu'une obligation de celle-ci. Combien, par ses charitables poursuites, en ramena-t-il lui seul à l'obéissance de l'Eglise, et avec quelle passion n'auiait-il pas désiré pouvoir les y attirer tous ?

Mais l'accomplissement d'un souhait si divin devait être l'ouvrage d'un plus grand que lui. Dieu le réservait à notre invincible monarque. Le prince de Condé semait et plantait ; mais Louis le Grand devait recueillir. L'heure n'était pas eucoi e venue ; et ce fruit, que le ciel prépaiail, n'était pas encore dans sa maturité. C'i^'st maintenant que nous le voyons, et que nous ne pouvons plus douter que Dieu n'y donne l'accroissement: Yenithora, et nunc esf^- Ilétaitdela glorieuse destinée du roi que ce succès lut encore l'un des miracles de son règne. Ce qu'avait fait le prince de Condé n'en était que le prélude, mais il est môme honorable au prince de Condé d'avoir servi à Louis le Grand de précurseur dans un si important dessein.

Ah ! mes chers auditeurs, si le cœur de ce prince, dont nous conservons ici le dépôt, pou- ■vait èlre sensible à quelque chose, de quel transport de joie ne serait-il pas ému au moment que je parle ? si ses cendres, renfermées dans cette urne, pouvaient aujourd'hui se ranimer, que hommage ne rendraient-elles pas à la piété du plus gi-and des rois ? et si son âme bienheureuse prend encore part aux événements du monde, comme il est sans doute qu'elle en prend à celui-ci, de quoi peut-elle être plus vivement touchée, que de voir, par un effet de cette piété, les progrès inconcevables de la religion catholique dans ce royaume ? L'auriez-vous cru, grand prince, quand vous en jugiez par les premières idées que vous vous formâtes de ce monarque encore enfant, et eussiez-vous dit alors que c'éait celui qui devait bientôt achever et consommer l'œuvre que vous aviez si heureusement commencée ?

C'est à nous. Chrétiens, de seconder des dispositions si saintes. Louis le Grandies augmente

> Inc., zxii, 31. — ' JosQ., ir, 23,

tous les jours par ses bontés toutes royales en vers ceux qui écoutent la voix de l'Eglise, paf les grâces dont il les prévient, par les bienfaits dont il les comble, par les instructions salutaires dont il les pourvoit, parles soins plus que paternels qu'il daigne bien prendre de leurs personnes. L'hérésie la plus obstinée ne peut pas lui disputer ce mérite ; et, aux dépens d'elle-même, elle sera forcée d'avouer que jamais roi chrétien n'a eu tant de zèle que lui pour l'amijlification de sa religion. Mais c'est à nous, mes Frères, je le répète, de concourir avec lui pour une si belle fin, ajoutant à son zèle nos bons exemples, l'édification de nos mœurs, la ferveur de nos prières, les secours mêmes des aumônes, dont l'efficace et la vertu fera sur l'hérésie bien plus d'impression que nos raisonnements et nos paroles. C'est à nous de faire cesser les scandales que l'hérésie , avec malignité, si vous voulez, mais pourtant avec fondement, nous reproche tous les jours, et entre autres nos divisions, dont elle sait, comme vous voyez, si avantageusement profiter : car voilà l'innocent stratiigème pour attirer à la bergerie de Jésus-Christ le reste de nos frères égarés. Edilions-les, aimons-les, assistons-les : sans tant discourir, nous les convertirons. Gagnonsles par notre douceur, engageons-les par notre prudence, forçons-les par notre charité, faisonsleur cette aimable violence que lEvangile nous permet, en les conjurant de se réunir à nous, ou plutôt enconjuiant Dieu, mais avec persévérance, etde les éclairer, et de leur inspirer cette réunion : ils ne nous résisteront pas.

Ainsi le prince de Condé fit-il triompher la religion catholique. Il était né pour la rétablir ; il ne vécut que pour la défendre, et dans toute sa conduite il sembla n'avoir point d'autre vue que de rem|)lir ses devoirs de prince pour l'honorer. Encore un moment d'attention: c'est la dernière partie de ce discours.

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