‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 60 sur 139 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

Qu'est-ce, chrétiens, que l'indulgence du Jubilé ? Le Jubilé, dans l'ancienne loi, était une année de rémission et de grâce pour le peuple de Dieu ; nous en voyons l'origine et l'institution dans le vingt-cinquième chapitre du Lévilique, où Dieu ordonna à Moïse qu'en même temps que les prêtres qui devaient lui succéder dans le ministère auraient fait l'ouverture de cette année sainte, on publierait une rémission générale pour tous les enfants d'Israël, c'est-àdire que tous les esclaves seraient mis en liberté, que tous les propriétaires renti'eraient dans la possession des biens qu'ils avaient aliénés, que tous ceux qui avaient contracté des dettes en seraient déchargés ; et cela, dit l'Ecriture, parce que c'était l'année du Jubilé : Ipse est enimJubilœus '. Mais ce n'était là, après tout, pour me servir du terme de saint Paul, que l'ombre des biens à venir. Ce Jubilé, si mémorable parmi les Hébreux, n'était que pour servir de figure, et que pour nous préparer au Jubilé de la loi nouvelle ; car ce Jubilé de la loi nouvelle est proprement celui où les véritables esclaves, je veux dire ceux que le démon tenait dans la servitude du péché, sont remis dans la pleine et entière liberté des enfants de Dieu ; celui où les pécheurs réconciliés rentrent dans la parfaite jouissance des véritables biens, en recouvrant les mérites qu'ils avaient acquis devant Dieu, et que le péché leur avait fait perdre ; celui où les véritables dettes, j'entends les peines dues au péché, demeurent éteintes et sont universellement abolies.

Or, c'est ce Jubilé, mes frères, que je vous annonce, et dont nous coinmeaçons aujourd'hui à célébrer la sol-ennité : heureux si nous la célébrons dans un esprit clu'étien ! heureux si tout ce qui était figuré dans le Jubilé autre-

; Uvit., XXV, 10.

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fcis publié par Moïse s'accomplit en nous ! Il s'agit de vous expliquer en quoi consiste précisément ce Jubilé de la loi de grâce, et ce qu'il a de plus essentiel; le voici : le Jubilé d.^ la loi de grâce est proprement la rémission de la peine temporelle qui reste à subir au péclieiir, après que son péché lui est pardonné. L'Eglise, à qui Jésus-Cinist a donné le pouvoir de lier et de délier, avec assurance que ce qu'elle déliera sur la terre sera délié dans le ciel, l'Eglise, qui est la dispensatrice du trésor infini des satisfactions de Jésus-Glirist, en vertu du Jubilé, remet par grâce au pccheur, ce que le péclieur, quoique déjà réconcilié avec Dieu, aurait encore dû souffrir, dans la rigueur de la justice, pour ex- [)ier parfaitement son péché. Voilà, en deux mots, ce (lu'il y a de plus important et de capital dans le Jubilé, ou dans la grâce qui nous est otîerte quand l'Eglise nous accorde le Jubilé ; grâce complète, puisqu'elle met le comble à la justification de l'homme criminel et pénitent.

Pour vous rendre ceci plus intelligible, il faut distinguer deux choses dans le péché, ce que nous appelons la coulpe, et ce que nous appelons la peine : ce que nous appelons la coulpe ou l'offense, c'est l'injure faite à Dieu ; et ce que nous appelons la peine, c'est le droit que Dieu se réserve, en pardonnant même le péché, de punir le pécheur ; je dis de le punir temporellement, au lieu que, par son péché, s'il est mortel, il aurait mérité d'être puni éternellement. Cette coulpe ou cette offense ne peut jamais être remise que par le sacrement de la pénitence, ou par la contrition parlaite, celte peine temporelle, que Dieu se réserve, devrait, dans l'ordre de la justice rigoureuse être acquittée, ou par les œuvres satisfactoires dans cette vie, ou par le purgatoire dans l'autre ; mais, par une grâce spéciale , Dieu la remet en vertu de l'indulgence et du Jubilé ; et le Jubilé, encore une fois, n'est autre chose que cette rémission.

Eu vain les ennemis de l'Eglise et des indulgences comoaltent-ils ce principe par deuxiiifficultés qu'ils nous opposent : l'une, que Dieu, dont les œuvres sont parfaites, ne remet jamais le péché à demi, et que la rémission de la [leine même temporelle est toujours inséparable de la rémission de l'offense: l'autre, que Jésus-Christ, par sa ni'^rt, av tiil pleinement et abondamment satisfait pour uiHia, toute autre peine que Dieu exigerait Liicort lu pécheur, son péché lui étant remis, diminuerait le m 'rii.e du saciilice de la croix qui a été une Sdlisi icliou plus que sullisante pour tous les pé-

ij. — T . m.

chés du monde. Deux objections, quoique spécieuses, qui n'ont dans le fond nulle solidité, et qui sont même, dans les maximes de notre religion, deux erreurs grossières et absolument insoutenables. Car, pour répondre à la première, il est non-seulement indubitable, mais de la foi, que Dieu, selon les lois sommunes de sa justice, en pardonnant même le péché, se réserve encore le droit de punir temporellement le pécheur. Rien de plus évident dans l'Ecriture. Moïse obtient le pardon de son incrédulité ; cependant, pour punition de celte incrédulité même, quoique pardonnée, il n'entrera point dans la terre promise. Nathan déclare à David que Dieu lui a remis son crime, mais il ajoute que, pour l'en punir. Dieu lui prépare des afflictions et des calamités ; conduite adorable, où bien fait éclater sa sagesse, au même temps qu'il exerce sa miséricorde. Et pour réponse à la seconde difficulté, il est vrai que Jésus-Clnist par sa mort a pleinement et abondamment satisfait pour nous : mais il est pareillement vrai et de la foi que l'intention de Jésus-Christ, en satisfaisant pour nous, n'a point été de nous dispenser par là de satisfaire nous-mêmes, et de faire pénitence pour nous-mêmes ; qu'au- contraire, il a prétendu nous en imposer par là même l'obligation insensible, c'est-à-dire la nécessité de joindre notre pénitence à sa pénitence, et nos satisfactions à ses satisfactions; car en qualité de Sauveur il n'a offert à Dieu sa mort pour nous qu'à cette condition. Mystère que le grand Apùtre concevait admirablement, quand il disait : Adimpleo ea quœ desunt passioniun ChrisH in canif mea '. Il est vrai que dans l'ordre du salut nos satisfactions doivent être jointes à celles de Jésus-Christ : mais par l'étroite liaison qui est entre Jésus-Christ et nous, nos satisfactions, comparées aux siennes, sont tellement différentes des siennes, qu'elles en sont néanmoins essentiellement dépendantes : qu'elles sont, dis-je, fondées sur les siennes, de nulle valeur sans les siennes ; qu'elles tirent toute leur efficace et toute leur vertu des siennes, et par conséquent qu'elles ne peuvent préjudicier au mérite des siennes. Tenons-nous-en donc toujours à la même proposition, que Dieu par l'indulgence et le Jubilé, nous remet la peine temporelle qui était due à nos péchés, et dont l'exacte mesure n'eût pu sans cela être remplie que par nos satislâctiors.

Ainsi l'Eglise catholique, . de et infaillible dépositaire du vrai sens d'I' écriture, l'a-t-elle entendu en expliquant ocUe promesse faite à

! Colas., 1,24.

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saint Pierre, comme au chef du troupeau de Jésus-Christ : Qiiudcumque solveris super terrain, eritsolutum elincœlisK Et ainsi la même Kglise, gouvernée et conduite par le Saint-Esprit, l'a-telle toujours pratiqué, puisque l'usage des indulgences, et le pouvoir de les accorder dont elle est en possession, est d'une tradition immémoriale dans le christianisme. C'est en vertu de ce pouvoir que suint Paul, au nom de Jésus- Christ, accorda par indulgence à l'incestueux pénitent de Corinthe la grâce la plus complète . je dis l'inceslueux pénitent, et déjà sûrement converti à Dieu par la fervente contrition dont il avait donné des marques si édifiantes, que l'Apôtre voulait même qu'o» le consolât en lui remettant le reste de la peine que méritait son péché, et en le rétablissant dans la société des fidèles. C'est en vertu de ce pouvoir que les évoques des premiers siècles usaient d'indulgence envers ceux qui, dans les persécutions, vaincus par la rigueur des supplices, avaient abjuré ou paru abjurer la foi, en les tenant quittes, à la prière des martyrs, des peines qu'ils avaient encourues par leur, apostasie, lorsque, touchés d'un repentir sincère et vif, ils demandaient avec gémissements et avec larmes cette rémission.

Vous me direz qu'il ne s'agissait alors que des peines canoniques, de ces peines qu'il fallait subir dans le gouvernement extérieur de l'Eglise; mais il sulht de lire saint Cyprien, pour être convaincu qu'il s'agissait même des peines dues à la justice divine. Car, selon la doctrine de ce Père, les peines canoniques n'étaient pas seulement imiiosées pour satisfaire à l'iiylise, Liiais pour satisfaire à Dieu ; et quiconque en esprit de pénitence accompUssait les peines canoniques, autant et selon qu'il les accomplissait, était autant et à proportion déchargé de celles dont il se trouvait redevable au tribunal ie Dieu. 11 s'ensuit donc que l'uidulgeuce qui tenait lieu de la peine canonique devait produire le même effet que la peine canonique, et procurer aux pénitents le même avantage que la peine canonique ; autrement, bien loin de leur être lavorable, elle leur eût été nuisible, puisque, eu les déchargeant devant les hommes :>uns les décharger devant Dieu, elles les eûten- -ore privés d'u u des plus efficaces moyens de satisfaire à Dieu, qui était la peine canonique .lênie. C'est conformément à cette doctrine, et :;jr le fondement de ce pouvoir donné à saint . ierre, que les indulgences se sont établies dans la monde chrétien ; que de siècle en siècle l'u-

' Matlh., XVI, 19.

sage s'en est répandu, affermi, perfectionné; que les plus distingués d'entre les Pèr^'S les ont reconnues, que les conciles œcuméniques les ont autorisées, que les plus graves théologiens les ont éclaircies, que saint Grégoire, pape, les a accordées, que saint Bernard les a prêchées^ que les peuples les ont reçues avec joie; que les Jubilés parmi les fidèles ont été dans une si grande vénération, qu'ils ont produit dans l'Eglise de Dieu des fruits de grâce si abondants, des conversions si éclatantes, des renouvellements de ferveur si exemplaires, marque visible que ce n'était pas l'ouvrage des hommes, mais que Dieu en était l'auteur.

J'avoue néanmoins qu'il a pu se glisser sur cela des abus dans le chi islianisme ; car de quoi n'abuse-t-on pas, et qu'y a-t-il de saint et de sacré que l'on ne profane pas ? iMais outre que l'Eglise par sa sagesse a bien su corriger tous ces abus ; outre qu'elles les a retranchés avec un zèle digne de sa piété ; outre qu'elle s'est particulièrement appliquée à bannir ce qui servait de prétexte à f hérésie pour décrier les indulgences, savoir, fespiit d'inlérêt ; outre que les règles qu'elle s'est prescrites à ce dessein ont été inviolablement et saintement observées; outre qu'elle a réduit par là les indulgences à un usage tout spirituel, et à un désintéressement dont ses plus critiques censeurs sont forcés de convenir, l'abus même des indulgences nous doit être une preuve de leur vérité et de leur sainteté ; car, selon la maxime de Tertullien on n'abuse que de ce qui est bon, et on ne profane que ce qui est saint. De là jugeons avec quelle raison les Pères du concile de Trente ont défini que les indulgences étaient salutaiiesau peuple chrétien, et ont prononcé analhème contre tojs ceux qui oseraient dire ou qu'elles sont vaines et inutiles, ou que l'Eglise n'a pas le pouvoir de les accorder. Tellement que la vérité des indulgences, aussi bien que leur sainteté, est désormais un dogme de foi dont il n'y a point de catholique qui ne doive se faire un point de créance et de religion.

Cependant on demande par où le Jubilé est diflérent des autres indulgences, et surtout de ces indulgences qu'on appelle pléuières ; puisqu'on ne peut, ce semble, rien ajouter à leur plénitude. 11 est vrai qu'on n'y peut rien ajouter quant h la rémission de la peine due au péché, en quoi j'ai dit que consistait l'essentiel de l'îndulgence ; mais il y a, du reste, dans le Jubilé, trois circonstances qui lui sont propres et qui le distinguent des iudulgeuees communes. Car je dis que c'est une indulgeuce beaucoup

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pics solennelle, une indulgence beaucoup plus privilégiera, f^nfin une indulgence beaucoup plus sûre. Ecoutez-moi, et instruisez-vous. C'est une indulgence plus solennelle ; pourquoi ? parce qu'elle est plus universelle, et qu'elle s'étend à tout le monde chrétien ; parce qu'on y observe des céréuionies et plus augustes et plus saintes ; parce que la publication, la célébration, la clôture de celte indulgence, se font avec un appareil plus capable d'exciler les cœurs, et de leur inspirer dessentiraenis de piété ; parce qu'en elTet la dévotion alors est plus fervente et plus unanime : tout y concourt, et tous les rjèles réunis s'assemblent devant les autels, et de concert viennent solliciter le Ciel et présenter îi Dieu leurs prières. C'est une indulgence plus rrivilégiée : pourquoi ? parce qu'elle est accompagnée de plusieurs grâces que l'Eglise, comme une ch.uitable Mère, veut bien accorder ?! ses enfants ; mais qu'elle ne leur accorde que pour ce saint temps, et qu'en faveur du Jubilé. Tel est, par exemple, le pouvoir qu'elle donne à chaque fidèle de se faire absoudre de toute sorte de crimes sans restriction et sans réserve, jdese faire relever de toute sorte de censures; ne se faire dis|)enser, au moins par échange, de jberlaius vœux, à l'accomplissement desquels il lest survenu des obstacles : grâces encore une

Ïbi; dépendantes du Jubilé, et spécialement atachées à CCS Jours de bénédiction et de salut. (C'est une indulgence plus sûre, et comment ? pu'ce qu'elle est donnée pour des raisons et des fins plus importantes, d'où il s'ensuit qu'on peut oins douter de sa validité. Or, par cette règle, dont tous les théologiens conviennent, ne puis-je p:is dire qu'il n'y eut jamais d'indulgence plus assurée que celle qui nous est maintenant offei le ? car, outre la raison générale de l'année sainte et du siècle révolu, il s'agit dans ce Jubilédes plus pressantsinlérètsdela religion, d'obtenir de Dieu une paix si nécessaire à toute l'Eglise, de détourner le fléau de la plus funeste guerre dont le monde chrétien ait jamais été menacé. Ah ! mes frères, nous sommes si sensibles aux maux qui nous affligent ; nous nous épanchons si volontiers en des plaintes et en des murmures qui outragent la Providence, et qui, bien loin de nous soulager, ne font qu'augmenter et que perpétuer nos peines, puisque la Providence outragée, au lieu de retirer son bras, s'appesantit encore sur nous plus rudement ! Mais voici le remède, et le remède le plus prompt et le plus certain : Dieu veut être fléchi, et il nous en fournît lui-même le moyen le plus eflicace ; il veut être désaiiué, et il ne

tient qu'à nous d'nrrcter le coup qu'il est prêt de lancer sur nos tètes. Si nous ne profitons pas de cette heureuse conjoncture pour altirer sur nous ses miséricordes, ne nous étonnons plus qu'il nous frappe, et qu'il nous fasse éprouver toute la rigueur de sa justice. Quoi qu'il en soif, pour qrelles causes plus essentielles le vicaire de Jésus-Cluist peut-il user du pouvoir qu'il a d'ouvrir le trésor des indulgences, et quand en use-t-il plus sagement et plus sûrement qu'en de pareilles occasions?

Recevons-la donc cette indulgence avec respect, avec reconnaissance et actions de grâces, avec toute l'obéissance de la foi. Prenez garde : avec respect, comme chrétiens ; avec reconnaissance et actions de grâces, comme pécheurs ; avec toute l'obéissance de la toi, comiiie c^itholiques. Recevons-la, dis-jc, comme chrétiens avec un profond respect : c'est l'application qui nous est l'aile des satisfactions surabondantes de Jésus-Christ ; c'est un précieux écoulement de ces divines sources du Sauveur, dont parle le Prophète, et que nous n'épuiserons jamais ; c'est un surcroit de l'efficace et de la vertu de son sang, dont la moindre goutte aurait suffi pour racheter mille mondes : avec quel senlimenlde vénération n'aurais-je pas recueilli les gouttes de ce sang adorable, lorsqu'il le répandait pour moi sur la croix ? serais-je assez insensible et assez endurci pour négliger les moyens dont il se sert pour me l'appliquer ? Recevons-la, comme pécheurs, avec actions de grâces : c'est ce qui doit mettre le comble aux miséricordes divines; c'est ce qui doit rendre notre justification complète; c'est le supplément de notre pénitence; c'est un secours dont Dieu nous a pourvu;., pour nous acquitter auprès de lui. Si, de sa p..rt, un ange allait annoncer à un réprouvé dans l'enfer qu'une telle rémission lui est accordée, quels seraient les transports de sa reconnaissance et de sa joie! Nous sommes pécheurs, et peutêtre plus pécheurs que bien des réprouvés que Dieu n'a pas prévenus comme nous, qu'il n'a pas attendus comme nous, pour qui il n'a pas eu la même prédilection que pour nous. Quel avantage de pouvoir payei- si aisément tant de délies! par où l'avons-nons méiilé? et moins nous l'avons mérité, plus nous doit-il être un motif puissant pour redoubler notre gratitude et notre amour. Recevons-la, comme calholi(iues, avec toute l'obéissance de la foi : c'est par le mépris des indulgences qu'a commencé le schisme de l'hérésie; c'est par l'estime que nous en ferons que doit paiailre notre attachemcat inviolable à l'Eglise, et notre zèle pour

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sommité. La censure maligne et présomplaeuse des iiultil.^ences fut le principe de tons les malheurs de Lntlier : son exemple est une leçon pour nous ; et afin de nous la rendre salutaire, autant sur l'arlicle des indulgences que sur les autres, croyons ce que croit l'Eglise, pratiquons ce qu'elle pratique, honorons ce qu'elle autorise. Quel risque courons-nous en nous attachant à elle; et quel risque ne courons-nous pas, pour peu que nous nous écarlions de la soumission qu'elle exige de nous ? Mais vous voulez maintenant savoir ce que nous avons à faire pour participer à la grâce du Jubilé, et quelles dispositions y sont nécessaires ; c'est de quoi je vais TOUS instruire dans la seconde partie.

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