‹ Œuvres completesChapitre 125 sur 141 · EPISTRE DIVERSIFIÉE · texte numérisé non relu

EPISTRE DIVERSIFIÉE

A Monsieur Desnoyers2, secrétaire des commandemens de la Serenissime reine de Pologne.

e l’un des bouts où les hauts Pyrénées3, Portans au ciel leurs testes couronnées De pins, de neige et de vieux chesnes vers, Font un meslange et d’estez et d’hyvers, Et dans leurs pieds, qui triomfent des ondes,

Offrent un sein aux planches vagabondes,

Un sacré port où Venus autrefois Eut des autels et fit chérir ses lois ,

Je te salue, et de moy je m’eslongne,

Par le souhait, pour te voir en Pologne ,

Cher Des Noyers, aymable et franc aray,

Qui pour mon bien n’es jamais endormy ,

Qui des faveurs de nostre auguste reine Me fais sentir la vertu souveraine ,

1. Cette pièce répond assez a l’idée qu’on peut se faire du coq-à l'âne, la satire du XVIe siècle.

2. Le secrétaire des commandements de la reines-Pologne ne doit pas être confondu avec de Noyers, le secrétaire d’Etat, ou des Noyers, le valet de chambre du cardinal de Richelieu. (Voy. Menagiana, Chevræana, et Mémoires deMarolles.)

3. Cette piece a esté faite l’an 1647 h Colioure, dite parles Espagnols Colibre, en la comté de Roussillon. (S.-A.)

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Qui de mes vers luy parles tous les jours ,

Qui le premier entames le discours De cet ouvrage où ma plume hardie Le grand Moyse à sa gloire dedie ,

Et qui sans fin excites ses bontez A m’accabler de generositez.

Les traits charmans de tes nobles missives M’en font bien voir les grâces excessives !

Ils servent bien d’infaillibles tesmoins Que mon nom régné en tes fideles soins ,

Et que l’oubly, ce noir fils de l’absence ,

N’a peu porter son ingrate licence Jusques au point d’esteindre le flambeau D’une amitié qui doit vivre au tombeau !

Tu m’en promis la douceur perdurable Quand ce bel astre au monde incomparable ,

Ce rare objet de gloire et de vertu ,

Ce don du ciel de cent dons revestu ,

Ce clair prodige où brillent les merveilles Qui désormais exerceront mes veilles ,

Ce cœur, cette ame , aux doux charmes vainqueurs, Les seuls plaisirs des âmes et des cœurs ;

Quand , dis-je enfin, ces beaux yeux nous quittèrent , Et de Paris Paris mesme emportèrent,

Laissans la cour en un estât pareil A l’hemisphere au départ du soleil.

Combien alors d’yeux changez en fontaines Firent rouler de larmes incertaines î Combien de cris , à double fin aigus ,

Furent meslez de souspirs ambigus !

11 m’en souvient, nostre perte , et la gloire De cet objet si cher à la mémoire ,

Rendent encor mes sentimens douteux ,

Et ma raison vacille devant eux.

Mais ces propos hors de propos je trace :

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C’est allier l’orage à la bonace ;

Nostre interest doit ceder tout au sien ,

Et nostre mal s’esjouïr de son bien .

Elle est heureuse , et le saint hymenée Fait resplendir sa belle destinée;

Elle est contente , et ce grand roy du Nort En ses liens n’a pas un moindre sort.

Les beaux lauriers qu’en tant d’actes illustres Ce Mars cueillit dès ses plus jeunes lustres Prennent plaisir à voir sous l’œil du jour Briller entre eux les mirtes de l’amour ;

Ils leur font place en la verte couronne Qui dignement ses temples environne ,

Et leur esclat est si vif et si doux

Que sur son chef l’or mesme en est jaloux.

Ha ! cher amy, que je te porte envie ,

Lorsque je songe au bon -heur de ma vie !

Que la fortune est affable pour toy,

Et que les dieux ont beny ton employ !

Tu vois brusler d’une ardeur conjugale Ce noble couple , à qui rien ne s’esgale;

Tu vois leur front , où luit la majesté ,

Comme en un trosne à l'honneur affecté ;

Tu vois fleurir l’union de leurs âmes;

Tu vois l’accord de leurs pudiques fiâmes;

Tu vois leur foy, leurs respects mutuels,

Leurs saints désirs , leurs biens perpétuels, Leurs doux transports, leurs loyales caresses, Leur amitié, leur grâce , leurs tendresses ;

Et moy, chétif , je ne voy rien icy Qui de les voir m’allege le soucy.

Je ne voy rien en ces bords maritimes Osté les deux , les monts et les abimes ,

Que le theatre ondoyant , vaste et bleu ,

Du fier Neptune , où maint terrible jeu

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Se représente au dommage des voiles ,

Qui des enfers sautent jusqu’aux estoiles,

Lors que les vents , ces rapides démons ,

Pour l’agiter grossissent leurs poulmons , Renversent tout , gagnent de pleine en pleine,

Et ne font pas , sous leur bruyante haleine, Transir d’effroy seulement les nochers ,

Mais les vaisseaux, les flots et les rochers ;

Si qu'on diroit , aux efforts de leur rage ,

Qu’avec la nef près de faire naufrage ,

Et qu’en vain l’art essaye à secourir,

Le propre escueil craint mesme de périr.

Là quelquesfois , quand le paisible calme Sans les combattre a remporté la palme ,

Et que la nuict n'estale aucun flambeau ,

Je voy des feux se promener sur l’eau,

Des feux rusez, qui de mainte chaloupe Font en des fers luire au dehors la poupe Pour attirer les poissons au trespas ,

Les aveuglant d’un lumineux appas1.

A ce beau piege , àl’embusche brillante,

Des innocens la presse fourmillante Donne soudain dans le filet tendu ,

Et leur plaisir leur est bien cher vendu.

Ainsi voit-on , aux clairs et doubles charmes De deux soleils où l’amour prend ses armes ,

Les simples cœurs s’engager dans les rets ,

Et de cent morts subir les durs arrests.

Tantost, des airs prévoyant la colere,

En ce rivage aborde une galere,

Ou pour mieux dire un enfer de vivants ,

Une prison qui flotte aux gré des vents ,

Qui marche et vole , et rampe , et nage , et glisse ,

i . Pesche de sardines au feu, la nuit. (S.-A.)

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Qui sous maint bois , des bras l’aspre supplice , De-hache , rompt , fend le dos de la mer,

La pousse au loin , blanchit l’azur amer,

Le fait frémir à l’entour de la proue;

L’onde en murmure , et le timon qui joue Voit cent bouillons tournoyer après soy,

Comme enragez qu’il donne aux flots la loy.

A l’arriver, les antennes ailées ,

Par mille mains sont aussy-tost calées;

L’ancre s’abisme , et le salut naval Tonne et s’enfuit au creux d’un sombre val.

D’un mesme ton nostre bronze le paye ;

L’echo repart, et mugit et s’effraye ,

Et tous ces bruits ensemble confondus Rendent bien loin les Tritons esperdus.

Au mesme instant cet illustre que j’ayme Jusqu’au degré fraternel et suprême ,

Ce cher Tilly, ce noble gouverneur,

Qui dans les coups s’est acquis tant d’honneur,

Et qui d’un fort tant soit peu raisonnable Feroit tout seul une place imprenable.

Apprend qui c’est, et s’en va recevoir Un bon amy qui s’en vient au devoir.

L’accueil se fait d’une ame ouverte et libre ,

Et tost après , dans ce port de Colibre ,

Nous allons tous, en un certain batteau ,

Voir à loisir le mobile chasteau.

1 De tous costez les membres s’y remuent , L’argent y siffle, et les forçats qui suent Des durs travaux , et presens et souffers,

Font à ce bruit sonner leurs tristes fers.

i. Description de ce qui se fait dans une galere quand elle arrive dans quelque port et que quelqu’un la va visiter. (S. -A.)

Leur sourde voix, encore qu’effroyable,

Tasche a nous faire un bon-jour agréable ,

Et selon l’ordre , en accent de hybou ,

Frappe l’oreille avec un triple hou !

L airain creusé de la claire trompette En mesme temps un autre son repette;

Le canon tire , et des mousquets amis Les feux sans plomb dans les airs sont vomis.

Tout aussi-tost un ouvrage superbe,

Un tissu blanc , qui jadis fut de l’herbe ,

Orne en carré les ais où l’appetit Dans les ragous s’enflame et s’amortit;

De mets divers on l’honore, on le couvre; Chacun s y range , et, cependant qu’on ouvre La pronte bouche.au manger froid ou chaut, Près du pilote , assis en un lieu haut ,

Mille yeux béants qui d’avidité luisent Tous nos morceaux jusqu’à nos dents conduisent , Voire plus outre , et d’un maigre plaisir La maigre chourme irritte son désir.

Comme par fois, proche de quelque table ,

Le morne dogue au front espouventable ,

Après maint geste, après avoir en vain Dans ses regards fait éclater sa faim ,

Sans qu’un aboy l’ait pourtant osé dire ,

Obtient enfin , sous la chaisne qu’il tire ,

Soit de son maistre ou de quelque estranger, Avec ardeur quelque chose à ronger ;

Ainsy quelqu'un d’entre l’esclave trouppe Qui nous observe , et jeusne quand on souppe , Reçoit quelque os par l’un de nous jetté ,

Et le savoure en grande volupté.

Là pour nous plaire, un des braves de Malte, Dont la franchise est digne qu’on l’exalte ,

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Et qu’en mes vers on voye un Chastelus1,

Veut qu’un accord , non de voix , ni de luts,

Mais d’instruments turquesques et sauvages,

Face à l’entour retentir les rivages ;

Et cet estrange et barbare concert Ne laisse pas d’esgayer le dessert.

Tandis , de l'œil remarquant tout le monde ,

En ce beau gouffre où la misere abonde ,

Où dans l’horreur d’un devoir inhumain On voit agir et la corde et la main,

Où le plus foible abbat le plus robuste,

Où la justice enfin devient injuste,

Et par l’excès d’un severe tourment Fait voir un crime au lieu d’un chastiment,

Je dis en moy, par maniéré d’estude :

O merveilleuse ! ô puissante habitude ,

De la nature ou la fille ou la sœur,

Qui convertis l’amertume en douceur,

Et dont la force acquert un tel empire Sur les humeurs de tout ce qui respire ,

Qu’elle régit les sens et la raison ,

Et fait qu’un corps peut vivre de poison !

Que ton secours est grand, est admirable !

Que c’est une aide utile au misérable !

Et qu’à l’endroit mesme des animaux Cette aide est propre à soulager les maux !

Par ce moyen , ô changement estrange !

L’anthipatie en amitié se change ;

Par ce moyen les cerfs et les lyons Sans répugnance au joug nous allions ;

Par ce moyen nos bestes domestiques ,

i. Cet ami de Saint-Amant avoit fait partie de l’expédition des îles de Lérins sous le comte d’Harcourt. 11 commandoit , dans l'escadre de Normandie, la Marguerite , de aoo tonneaux.

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De l’aigre haine oubliant les pratiques ,

INe font qu’un plat, et repos sur repos Dans le sommeil s’entreprestent le dos;

Par ce moyen un homme sous les chaisnes Semble en ce lieu triomfer de ses gesnes * bref, par cet aide il souffre sans gémir Vit sans manger, travaille sans dormir’,

Kit, chante, joue, et dans son banc endure De vent, le chaud , la pluye et la froidure, bans que la honte ou la rigueur du sort Excite en luy le souhait de la mort.

Mais, o l’honneur des graves secrétaires, üue de ces bords marins et solitaires Ma mam salue, et pour qui mon esprit Passe en ma plume et forme cet escrit !

C est trop parlé d'une matière infâme ,

Et je craindrois de mériter la rame Si plus long-temps j’entretenois tes yeux Sur un sujet à moy -mesme ennuyeux.

Qu y feroit-on? lé caprice m’emporte,

Et quelques-fois l’ardeur en est si forte,

Que tout ainsy qu’un coursier indonté,

De quelque coup brusquement irrité

S'est veu souvent , malgré son propre maistre,

Aller hanir ou tonne le salpestre ,

Et l’engager aux périls évidents ’

Des belliqueux et nobles accidents,

D’où par bon-heur il revient plein de gloire Et fait après haut sonner sa victoire ,

Quoy qu en son ame il en donne au hazart Ea plus illustre et la meilleure part:

Tel ce démon , ce superbe genie ,

Picqué du tan de la belle manie Qui le saisit, le possédé et l’esmeut,

Se précipité où l’aspre fougue veut ,

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Et m’engageant, contre mon dessein mesme ,

En des desseins d’une hauteur extresme ,

Où les dangers s’offrent de tous costez ,

Où les honneurs aussy sont apr estez ,

Me fait souvent, en despit que j’en aye,

Paroistre brave, essuyer mainte playe ,

Et revenir le laurier sur le front D’où je pouvois recevoir quelque affront.

Laissons-nous donc transporter à la verve ,

Mais toutesfois d’un air qui se conserve Dans l’agreable et le majestueux ,

Et qui rapporte un plaisir fructueux.

Ne pense pas que, pour te faire rire,

En libres vers j’aille icy te descrire Les Catalans , ces terribles poulets ,

Leurs grands chapeaux , leurs estranges colets ,

De leurs habits la matière et la forme ,

De leurs moitiez le guard’infant 1 enorme ,

Leurs actions , leurs coustumes , leurs mœurs ,

Ny de leur foy les bizarres humeurs ;

Ne pense pas que je vueille dépeindre

Leurs lits infects, au sommeil mesme à craindre,

Ny de leur table et de ses beaux ragousts L’appareil chiche, ou soit aigre ou soit dous.

Quand j’ay tout veu , je trouve , à le bien prendre, Que peu de chose au monde est à reprendre ,

Et que l’usage en chaque nation Porte avec soy son approbation.

Qu’il ne soit vray, je t en donne un exemple Assez plausible, assez fort, assez ample Pour le prouver et faire consentir Qui sur ce point m'oseroit desmentir.

i. Guard’infant, c’est une espece de vertugadin monstrueux. (S.-A.)

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L’œil peut-il voir rien de plus ridicule Qu’un de nos preux à la taille d’Hercule,

Avec sa teste , autresfois non à luy,

Teste qu on oste et serre en un estuy,

Teste de poil qui , de poudre couverte ,

Assez souvent couvre une teste verte,

Et couvre encore et laine , et soye , eUin ,

De plus de fleur qu’il n’en sort d’un moulin,

Et que tant d art , tant de soin accompagne ,

Que si l’honneur d’estre fait grand d’Espagne A l’ajusté se daignoit mesme offrir,

Je ne croy pas qu’il voulust le souffrir?

Est-il enfin quelque objet plus estrange Que de le voir mandier la louange De la beauté , des grâces , des appas ?

Que de le voir, mesme dans le repas ,

Pour contempler et ses lys et ses roses,

Faire partout miroir de toutes choses Et , sans respect ny des roys ny des dieux , Iusolemment se peigner en tous lieux 1 ?

Que de le voir , dis-je , mettre en usage La mousche feinte en son fade visage 2 ?

x. Les courtisans fanfarons ont toujours un peigne à la main dit Furetière en manière d’exemple. — « C’est une très grande indecenee de se peigner dans l’eglise... Il faut sortir pour cela.» ^Traite delà civilité qui se pratique en France parmy les honnestes gens.)

2. «Il sera encore permis à nos galands de la meilleure mine de porter des mouches rondes et longues , ou bien l’emplastre noire assez grande sur la temple, ce que l’on appelle enseigne du mal de dents. Mais , pource que les cheveux la peuvent cacher, plusieurs ayans commencé depuis peu de la porter au dessous de l’os de la joue, nous y avons trouvé beaucoup de bienséance et d’agrement. » Les Loix de la galanterie , dans le Nouveau recueil des pièces les plus agréables de ce temps , m-8, Pans, Sercy, 1644.)

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Que de le voir traisner ses beaux canons1 ,

Ses pointcouppez2 à cent sortes de noms,

Qui , sous l’amas de six rangs d'esguillettes 3 Dont les fers d’or brillent comme paillettes ,

A cent replis bouffent en s’eslevant Sur le beau cuir apporté du levant4;

Et pour marcher font qu’à jambe qui fauche Il meut en cercle et la droite et la gauche,

Non sans hazard de maint casse-museau ,

Peine bien deue au miste damoiseau !

Bref, qui voudroit esplucher bien nos modes,

i . Le canon étoit un ornement de toile rond , large , bordé de dentelle, qui, attaché au dessous du genou, descendoit jusqu’à la moitié de la jambe. Furetière, dans son Dictionnaire , s’en moque, et prétend que la mode des canons est de l’invention des cagneux. — Molière s’est raillé aussi

De ces larges canons où, comme en des entraves,

On met tous les matins ses deux jambes esclaves.

« Quant aux canons de linge qu’on porte au dessus (des bottes), nous les approuvons bien dans leur simplicité quand ils sont fort larges et de toile baptiste bien empesée , quoyque l’on ait dit que cela ressembloit à des lanternes de papier, et qu’une lingère du palais s’en servit ainsi un soir, mettant sa chandelle au milieu pour la garder du vent. Afin de les orner davantage, nous voulons aussi que d’ordinaire il y ait double et triple rang de toile soit de baptiste, soit de Hollande, et d'ailleurs ce sera mieux encore s’il y peut avoir deux ou trois rangs de points de Gênes, ce qui accompagnera le jabot, qui sera de même parure.,» ( Les Loix de la galanterie , dans le Nouveau recueil des pièces les plus agréables de ce temps , Paris, Sercy, i644? in-8, p. as.)

a. Sorte de dentelle à jour.

3. « Le cordon et les esguillettes s’appellent la petite-oye. » (Loix de la galanterie .) — Les aiguillettes étoient des cordons ferrés aux deux bouts, parfois avec des ferrets d’or.

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