Enyon pour Ennyo, une des Furies
2. Charles Ier, mort sur 1 échafaud le io février 1649, victime de la longue révolution qui porta Cromwell au pouvoir.
Sonnet.
autre sonnet
En forme d’epitaphe pour luy.
®ycy> princes, voycy 1 estonnante victime ; voycy Tenorme affront fait à la royauté ; Voycy dans le tombeau Charles décapité Par une main qui tient tout sceptre illégitime.
Tous les crimes du monde, assemblez eu un crime, £ ont rien de comparable à cette impiété ,
Et tous les mots sanglans d’horreur, d’atrocité Sont des termes flateurs quand il faut qu’on l’exprime.
Irritez-vous, mortels ; liguez-vous , potentats; fondez sur cet estât avec tous vos estats;
Faittes par tout la paix pour luy faire la guerre.
Ne pardonnez à rien; il n’est point d’innocent,
11 nest point de cœur juste en toute l’Angleterre:
On commet le péché lors que l’on y consent.
autre sonnet
Pour son epitaphe .
i-gist le corps tronqué d’un prince misérable Qui, vray martyr des roys, sous un temps furieux , Rendit par sa prison l’infamie honorable ,
Et par son noble sang l’eschafaut glorieux.
En cet acte cruel , long et misterieux ,
Fairfax donna le coup, ce monstre inexorable.
Sonnet. 44*
Qui l’auroit jamais dit, ô passant curieux !
Que ce corps de son chef eust esté separable ?
Cependant ce bourreau , pour faire agir sa main, Voilant aux spectateurs ce qu’il avoit d’humain, Massacra ce grand roy que l’horreur environne ;
Et pour rendre ce crime encor plus solennel.
Ce chef, qui porta l’or d’une triple couronne ,
Couronna mesme un fer honteux et criminel.