Mes lunettes, mes yeux ; si j’y vois clair
Le Passage
Une baleine au court-bouillon ,
Neptune en aura sur les chausses Et Thetis sur le cotillon.
Plantons-les là pour reverdir.
Et que nia Clion ne desdaigne De parler un peu de Sardaigne ,
Où nos gens yront s’esbaudir.
Des-jà je la voy ravagée ;
Jà des-jà, la trongne changée Pour le dur sac de l’Orifran 4,
Elle beugle en vache enragée Qui mouche1 2 et frémit sous un tan.
Ses blez, ses vins et ses troupeaux Nous passeront entre les lippes;
On raflera toutes ses nippes ,
Ses bombardes et ses drapeaux ;
Et, sans une horreur pestilente Qui de cette place opulente Nous deffendra le long séjour,
Jamais la Castille insolente Ny feroit battre le tambour.
Mais elle le fait battre encor Au nez de Cannes3, qui rechigne ,
Et le Renom, d’un air indigne ,
Par tout le prosne avec son cor ;
Sainte-Marguerite envahie,