XXIV INTRODUCTION
Le 76 (p. 331 à 378), ne paraît qu'à la fin du mois de février, après les journées de troubles et d'attroupements, dans la capitale, des 25 et 26 de ce mois, événements qu'il relate ainsi que les répercussions de ces mouvements au sein des sociétés populaires, notamment des Jacobins (70).
Le 8e (p. 379 à 426), dans les premiers jours de mars, publie l'adresse que les Jacobins envoient aux sociétés affiliées sur ces désordres, et dont ils avaient confié la rédaction à Robespierre qui en donne connaissance à la séance du Ier mars. On était à la veille du soulèvement de la Vendée. Ces émeutes de Paris du 25 février sont attribuées aux émigrés rentrés au mépris des lois rendues contre eux; des faits sont apportés, le même jour à la Convention, par Saladin, Goupilleau et par Lehardi (du Morbihan), concernant l'agitation causée en Bretagne par des prêtres et des nobles revenus de l'étranger et débarqués en France. Robespierre qui prend la parole à l'occasion de ces menées, développe son opinion dans le journal (74).
Le 9e (p. 427 à 474), qu'on peut placer fin mars (75), revient sur ces troubles qui se manifestent, de nouveau, les 9 et 10 mars, à l'annonce des revers de Dumouriez en Belgique. On sent la nécessité, pour le salut de la France et de la Révolution, d'un gouvernement fort, plus actif, et de mesures énergiques ; c'est à cette époque que sont décidées la création d'un tribunal révolutionnaire pour juger les ennemis de la nation, et la constitution d'un Comité de Salut Public pour diriger les destinées du peuple et sauver la patrie menacée par l'étranger et les émigrés. Des décisions graves s'imposent: au cours de la soirée du 9 mars, les presses du girondin Gorsas, rédacteur du Courrier des quatre-vingt-trois départements et de la Chronique de Paris avaient été brisées. Ces presses auraient été rachetées par Gorsas à la sœur de l'abbé Royou, directeur de Y Ami du Roi (76), après la mort de ce dernier survenu le 21 juin 1792. Billaud-Varenne, qui signale ce fait à la Convention, reproche durement à Gorsas d'avoir prostitué
(73) Hamel, ibid., t. II, pp. 623, 624.
(74) Hamel, Ibid., t. II, p. 622, 623, 625.
(75) Ce numéro 9 de la 2e série porte le titre « Lettres aux Français ».
(76) L'Ami du Roi, de Royou, s'imprimait chez sa sœur, « la dame Fréron, 37, rue Saint-André-dcs-Arcs > (sic).