ROBESPIERRE JOURNALISTE XXXV
Encore une réflexion d'ordre tout matériel, sur la présentation des textes.
Nous avons reproduit ces textes avec leur orthographe, sans y changer autre chose que la ponctuation. Quand les noms propres sont déformés au point d'être méconnaissables ,une note avertit le lecteur.
L'orthographe de ce temps là était infiniment moins arrêté que celle de notre époque nivelée par l'enseignement primaire. Robespierre écrit encore : j'étois, forme ancienne au lieu de j'étais, forme nouvelle patronnée par Voltaire, tems au lieu de temps, puissans pour puissants, bled pour blé, etc.
Les noms propres eux-mêmes n'avaient rien de rigide: Gaudet pour Guadet (n°- i, 3e art.); Schomfeld pour Schoenfeld (n° 2, Ier art.); Maran pour Marant, Lacroix pour Delacroix, Bazire au lieu Basire (n° 2, 2e art.); Vergniaux pour Vergniaud, Gensonnet pour Gensonné (n° 3, Ier art.); Dietricth pour Dietrich, Lavaux pour Laveaux, Duhen pour Duhèm (n° 3, Ier art.); Foudière pour Frondière (n°3, 2e art.); Servant pour Servan, Dumourier pour Dumonriez (n° 5, 3e art.); Vimpfen pour Wimpfen (n° 5, Ier art.); Penne pour Paine, Bailli pour Bailly (n° 6, 1er art.); quand il parle du président des Etats-Unis d'Amérique, Washington, Robespierre écrit, tantôt Wasington, tantôt Wasingthon, tantôt Wasigthon (n° 7, Ier art.), etc.
On lit souvent aussi : le château des Thuileries pour des Tuileries; et les noms de villes : Longvy, Sar-Louis (n° 3, 3e art.), etc. ; j'en passe de plus fantaisistes encore.
Cette publication des journaux de Robespierre que nous avons entreprise, constitue un ensemble complet de ses œuvres, en tant que journaliste, ensemble qui n'a jamais été réalisé. Ses opinions, ses articles sont connus et très souvent cités.
Sa théorie de la propriété qui laisse entrevoir les problèmes de l'heure présente, sa conception de la discipline « faisant la force des armées », devenue de nos jours un