‹ Œuvres complètes (volume 5)Chapitre 18 sur 51 · C. Oesmoulins à Robespierre (sans date · texte numérisé non relu

C. Oesmoulins à Robespierre (sans date

Il observe qu'il n'y a pas d'empêchement de la loi à ce qu'il aille en mission dans son département. Il demande à être adjoint à Lejeune.

{Papiers inédits, I, 289.)

(1) Arrêté du 27 octobre 1793. Cf. A. Aulard, o. c. VIII, 57.

CGXLIV

Salmon, député, à Robespierre (La Force, 11 bniuiaire an II)

Vous prendrez, j'en suis d'avance convaincu, depuis les observations que vous présentâtes à la Convention le jour de l'arrestation des signataires, la défense de l'innocent.

(Bibliothèque de Nantes : Collection Diigast-Matifeux, n" 265. — Cit*) par E.

Haiiiel, 0. c, III, 1.58.)

CGXLV

Robespierre jeune

représentant à l'armée d'Italie ,au Comité de Salut public

(Nice, 12" jour du 2" mois rie Tan II-2 novembre 1793

.Nous avons saisi, citoyens collègues, une correspondance importante, que nous vous envoyons en original avec un extrait. Elle confirme ce que vous savez déjà sur l'infâme Toulon et sur les projets des traîtres, et elle vous apprendra des choses intéressantes pour ceux qui sont spécialement chargés de conduire au port le majestueux vaisseau de la Républit[ue. Nous avons aperçu hier un convoi, qui conduit dans le repaire des royalistes cinq mi'lle autrichiens venant de Milan, embarqués au port d'Oneilile.

On assui'e que l'ambassadeur anglais a quitté Gènes, fort courroucé de n'avo-r pu déterminer cette république à se déclarer contre la Républi(|ue française, et d'avoir succombé dans sa demande extravagante. Il a vu surtout avec désespoir que le Sénat ait accordé une escorte à tous 'les Français qui se trouvent à G-ènes pour retourner dans leur patrie. Déjà plus (}e trois cents sont rentrés sur le territoire sacré de la liberté. Tous font le plus grand éloge de l'accueil qu'ils onl reçu des Génois sur toute leur route. Le crime des Anglais a désiMé les yeux du peuple el lui a démontré les vertus républicaines des Français.

Garleaux vient fra>inonc(;r qu'il se rendait à l'armée fl'Ilalie. Nous devons vous le déclarer : ce général n'est point fait pour com'mander vn ciief. Je crains que ceux-là n'aieni

CUUUKSPONDANGE DE ROBESPIERRE 207

à se repentir qui lui ont créé uiie réputation uu-dessus de ses talents et de son j'épublicanismc. Il prend le titre fastueux de général en clief des armées de la République, commandant les armées du Midi et d'Italie.

Nous sommes dans l'attente que nous recevrons des nouveMes de la Convention ou du Comité de salut public sur la conduite que nous devons tenir avec les Génois et sur le plan qu'il faudra suivre. Le territoire de Gènes nous est ouvert ; nous y serons reçus en amis ; il nous ofîre un passage facile pour renverser le trône du tyran sarde. Si nous avions quelque mille hommes de plus à l'armée d'Italie pour faire cette expédition, les coalisés seraient obligés d'évacuer Toulon pour venii' défendre 'leurs foyers. Nous détruii'ions sur notre route le j)urt d'Oiieille, qui nous a harcelés, qui a gêné notre cabotage, et i|ui Va même iiilerromj)u. Les Génois s'empareraient eux-mêmes de ce tei-ritoire qui coupe leui- communication avec nous, L'ai'mée d'Italie ne se fondrait plus au milieu des montagnes stériles ; elle arriverait après tant do déserts dans la terre promise et se reposerait de fatigues prescpie insurmontables pour tous autres que des l'épublicanis. Ces vues sont celles des amis de l'humanité et de la liberté, (|ui sont souvent consultés par nous ; c'est le fruit d'un examen sérieux et approfondi de notre situation, tant inférieure qu'extérieure ; c'est l'avis des hommes éclairés avec les([uels nous ne cessons de conférer sur les circonstances de la RévtWution française et sur la position ofi elle nous met avec tous les gouvernements étrangers.

Nous recevons à l'instant une lettre du chargé d'aJTaires de la Iîépubli(pie ; elle vient à l'appui de la mesure que nous vous indiquons ; elle nous assure des dispositions du peuple gênoi> et du parti françai'? (|ui se montre dans le gouvernement. Plus nous rélléchissons, et plus il nous est démontré qu'il faut profiter des circonstances actuelles, infinimenl favorables, pour augmenter nos forces et nos ressources en tout genre en occupant le territoire génois. Aucune démarche ne sera faite sans votre avis. Nous croyons nécessaire que vo? décisions soient secrètes et qu'elles ne soient divulguées que lorsque l'expédition sera faite, expédition, nous vous le répétons, (pii mettra l'armée d'Italie dans un état respectable et dans l'heureuse position de triompher sûrement des ennemis

'208 GOURESPONDANGE DE ROBESPIERRE

de la France. Avec quelque mille hommes de plus, en suivant ce plan, Tarmée d'Italie sera aussi formidable que si el'le était composée de cent mille hommes, ce qui épouvantera tous les ennemis de la France (de manière) à leur faire abandonner notre territoire. Robespierre jeune.

(Ministère de la guerre ; Années des Alpes et d'Italie. — A. Aulard, o. c, yill, 195-196.)

GGXLVI

Augustin Robespierre à Bouchotte (Nice, 12 brumaire an II)

Il blâme plusieurs nominations pour l'armée d'Italie, se plaint de ce que cette armée manque de plomb et signale, comme très préjudiciable aux intérêts de la République, le défaut d'ensemble des représentants aux différentes armées, dont les réquisitions se croisent et se contrarient.

(B. N. Mss. Catalogues de la Vente des lettres autographes du docteur Morelli, 8 mare 1SG9, n" 51 a)

GGXLVII

Robespierre, membre du Comité de Salut public, à l'un des représentants à l'Armée du Rhin (1) (Paris, 12 brumaire an II,

2 novembre 1793).

Mon ami,

Je n'ai pas oublié un instant ni l'armée du Rhin ni nos deux commissaires. J'ai pressé toutes <les mesures nécessaires, et j'ai lieu de croire qu'aucune n'a été négligée. Le Gomifcé a adopté un plan (2) qui me paraît très bien conçu et dicté par le même esprit que celui qui a si bien réussi pour l'armée du Nord. Ce plan est plus vaste et plus hardi que cehii qui consiste à défendre les différents pointe du territoire avec différents corps d'armée; il est aussi plus sage et atteint seul

(1) I>«;bas représentant avec St-Just à l'armée du Rhin.

(2) Voir Aulard. o. c, VIII. p. 179-180. Carnot h St-Ju.st ot Lebas.

]e but. Garnot, qui nous eu a présenté l'idée, vous a déjà écrit pour vous le développer. Nous vous enverrons ce collègue dans peu de jours pour mieux vous expliquer nos idées, si vous ne les avez pas entièrement saisies. Nous comptons beaucoup sur l'énergie que vous avez communiquée à l'irmée et sur l'activité que vous déployez. Pour moi, je ne doute pas du succès, si vous l'appliquez à l'exécution de notre plan. Au surplus 'les ordres sont donnés pour procurer à l'armée tous les renforts qui sont à notre disposition. Adieu, je vous embrasse de tout cœur.

Robespierre.

(Inventaire des autographes et documents historiques réunis par M. B. Fillon, décrits par B. Oliaruvay : n" 029, facsimilé. — Aulard, o. c, VIII, 180-181.)

GGXLVIII

Le Comité de Salut public à Fréron, représentant à l'Armée d'Italie (Paris, 12 brumaire an II. 2 novembre 1793;

Nous vous adressons, cher collègue, un arrêté dont l'objet est de s'assurer de la personne du citoyen Charbonnior, envoyé comme commissaire de la Convention auprès de Toulon. C'est en vain que nous épuiserons la force du peuple, si la trahison n'est point extirpée, et nous avons de trop justes raisons de suspecter Charbonnier. Nous vous invitons instamment à le faire conduire à Paris, sous sûre garde. Faites en sorte qu'Escudier obéisse aussi au décret qui le rappelle. Robespierre, B. Barère, Carnot, Billaud-Varenne.

(A. N. A |F-II, 301. — De la main de Ilol)espierre. — Aulard, o. r., VIII, 181.)

GCXLIX

Le Comité de Salut public à Saint-Just et Le Bas, représentants à l'Armée du Rhin (Paris. 13 brumaire an II. 3 novembre 1793).

Chers collègues, Gomme nous ne pouvons nous défendre de quelque inquiétude sur le courrier bavard que vous nous avez envoyé et qui

est reparti 'le matin avec nos dépèches, nous envoyons la lettre ci-jointe (1), pour plus grande précaution, par nos collègues envoyés à l'armée du Rhin et de la Moselle en qualité de oom'missaires permanents. Au reste gardez-vous de l'impatience : nous sommes pleins de l'énergie et de la soMicitude qui vous animent, et nous vous seconderons de toutes nos facultés. Robespierre, Carnot.

(A. N. A F-II, 244. — De la main de RobespieiTe. — A. Aiilard. Recueil, VIII, 203.)

OCL

Bouverey, capitaine à l'Armée de l'Ouest, à Robespierre (3* jour do la 2" décade du 2" mois de Tan II de la République fr.)

Il se plaint du pillage et des meurtres inuti'les auxquels se livrent les troupes dans la Vendée sur des innocents. « Que dans aucune guerre, aucun soldat ne mette à mort un homme hors de combat, que dans aucune guerre aucun soldat ne s'arroge d'effets sans une distribution légale, voilà comme doit débuter le code mi'litaire d'un peuple libre. »

(A. N. F-7/448(5. — ('oiirtois, o. f.. I.XIV» p. li28-2.30.)

GCLI

Le Comité de Salut public aux Représentants en Seine-et-Oise (2)

i^Paris, l 'i bruniain' an II. i novcnibi'r ITlKi

Citoyens collègues, Nous vous adressons le citoyen Clémence, commissaire des Comités de sûreté générale cl de salut public, pour réprimer les mouvements conlre-révolutionnaii-es; élevés dans le district de Gonesse. Nous vous envoyons en .même temps le projet d'arrêté dont nous avions hier fixé lets bases (3).

RonESpn^iiu^K.

(A. X. A F-TI, 57. — De l;i iiiiiin de Kdbespierre. — A. Aiilnrd, o. c, VITI, 22»;.)

(1) Cette pièce inaïKiuo, peut-étro est-ce la It'ttrc du in<*ino jour adrcsfi^e uux K<-pi<^HfntnntM aux armées du Rhin ot de la Mo-st-lle. Aulaid, o. c. Vin. :'o:i.20».

(2) I^'M lepr^'Hi-ntantH en Stinc-ot-OlHi' «'•t.iicnt Mu.ss<t .t (^li. ndafrolx. (8) C«*tte pièce mnnciuf.

CORRESPONDANCF DE ROBESPIERRE 211

GCÏLII

Peyre à Robespierre (Prison du Luxembourg, 14 brumaire an II)

M propu-o, afin d'atteindre l'Angleterre, d'organiser dans nos colonies des descentes dans les colonies anglaises. — Protestataire contre le 31 Mai, il affirme que sa signature a clé surprise.

(Bibliothèque de Nantes. — Collection Dugïist-Matifeux, n" 263.)

GGLIll

Le Comité de Salut public à André Dumont, représentant dans la Somme et l'Oise (Paris, li lnumairc an II, i novembre 1793).

Citoyen collègue.

Vous êtes destiné à rendre à la patrie un service peut-être pius important que tous ceux que vous lui avez rendus jusqu'à ce moment. Il s'agit d'un complot qui nous est dénoncé, et dont le chef est le fameux Sainle-Foy; on assure que cet homme, de sa maison du Mont-Saint-Martin, canton du Gatelet, district de St-Quentin, entretenait des intelligences avec les Auti'ichiens, et on nous en a offert plusieurs indices.

Ses complices, indiqués par les mêmes dénonciations, sont :

Robert, administrateur du district de St-Quentin ;

Robert, son frère, fermier du même Sainte-Foy, près la ci-devant abbaye de St^Martin;

Pardieu, ex-noble et ex-constituant, maire de St-Ou'^ntin ;

Les frères Mesliers, agioteurs, demeurant à Ghézy, à une lieu du mont St-Martin;

Le Roy, procureur syndic de l'administration du district de Saint-Quentin ;

Obert, fermier à Follemprise ;

Bolivet, domestifpie, affidé de Sainte-Foy ;

Le ci-devant inar(iuis du Gatelet, au Gatelet, qui a deux fils émigrés, dit-on ;

Delarantlie, marchand de vin à Cambrai.

Faites arrêter ces liommes-lè le plus tôt que vous pourrez,

et faites-les conduire à Paris sous sûre garde. Nous croyons que cette opération n'est pas indigne de votre patriotisme, Robespierre, Billaud-Varenne, C.-A. Prieur, Garnot,

B. Barère, R. Lindet.

(A. N. A F-II, 58. — De la main de Rabe«pien-e. — A. Aularcl, o. c A' III, 2-26-227.)

CGLIV

Lebas et Saint-Just à Robespierre (Strasbourg. 15 du 2' mois de l'an II;.

Hérault est envoyé dans le Haut-Rhin. Il leur propose une correspondance. Leur surprise est extrême. Lebas is'étonne que les représentants qui étaient à Strasbourg lorsque les lignes de Wissembourg furent forcées n'aient pas été remplacés.

Saint-Juist ajoute en faisant allusion à Hérault : « La confiance n'a plus de prix quand on la partage avec des horïinies co'. rompus. »

{Papiers iin'ditii, II, 2r)8-9.)

Aug. Robespierre à X... (Nice, 18 du 2" nioLs do la République an II) Simple mention sans analyse.

(Catalogue de la collection Bachiiuoiit, n" 287, 1). 74. — Cité par H. Fleisclimann, 0. c, p. 349 et suiv. )

GGLVI

Robespierre jeune, représentant à l'Armée d'Italie

au Comité de Salut public

(Nice, 21 brumaire aii II. 11 novembre 1793)

Le citoyen Rheidelet, fait prisonnier contre le droit des gens à Cagliari, vous intéressera par le récit des malheurs qu'i-l a éprouvés. Tout ce que le fanatisme a de plus hideux et le desiK)tisme de plus barbare a été déployé contre lui. Il paraît avoir montré au niHifu des tourments un caractère digne d'un républicain. La tribune nationale doit retentir de

riiori'iblo narration des tourments qu'il a soufferts; la vertu Ce la nation s'indignera de tant de cruautés, et l'être sensible qui respire dans les fers des tyrans de l'Europe secouera ses chaînes par un mouvement de torpeur (sic). Les peuples ignorent les crimes de leurs despotes; ce que 'les Français ont souffert dans la Sardaigne pourra faire rougir ces esclaves de l'obéissance qu'ils accordent à ces monstres couronnés. Il est indispensable de prendre des mesures pour la réparation de tant d'outrages. L'impunité accordée à de si grands attentats produit des forfaits chaque jour plus atroces. Nommez un de vous pour entendre le citoyen cpurageux qui a résisté à toutes les horreurs de la mort, dont on lui présentait le spectacle continuel; qu'un de vous prenne lecture de son mémoire, et qu'il fasse connaître à l'univers les actes innombrables d'inhumanité et de barbarie exercés contre les Français par les esclaves de Piémont ; ils surpassent tout ce que l'imagination la plus noire peut inventer de plus féroce.

Robespierre Jeune.

(A. X. A FIT, 185. — Aulard, o. c, VIII,

CMXVIl Aug. Robespierre à Tilly (Nice, 24 brumaire an II)

Il lui dénonce un fourbe qui le trompe et fait part des opérations françaises aux partisans des tyrans coalisés.

(ratiilojruf Clmravay, III, n" 780, p. 227. — Cité par H. Fleistliinanii, o. c. p. 34!>

pf suiv.)

OCLVIII Le Comité de Salut public aux Sociétés populaires (novembre 179.3)

Des troubles religieux ont éclaté; c'est à vous à en atténuer les effets; à vous, sociétés populaires, qui êtes les foyers où l'opinion se forge, s'agrandit et s'épure.

Vous avez tout fait poui- la patrie, elle attend t<nit de vous. Elle vous appelle à être en quelque sorte les professeurs d'une nouvelle instruction. L'ins<ruction forme l'opinion. C'est le flambeau de l'opinion qui a brûlé le masque des conspirateurs, c'est le fl;tm]>e:ni de 'l'opinidn qui éclairera les liommes

faibles, égarés et qui les a garantis des pièges semés sous leurs pas.

Que le glaive de la justice veuge l'humanité des malheurs que ces hommes pervers attireraient sur di\e, et des maux plus grands encore qu'ils voudraient lui préparer ; mais en même temps ramenons à la vérité, par le langage de la raison, cette multitude qui n'est livrée à l'erreur et aux suggestions de l'intrigue que parce qu'el'le manque de lumières.

Plus le.s convulsions du fanatisme expirant sont violentes, plus nous avons de ménagements à garder. Ne lui redonnons pas des armes en substituant la violence à l'instruction

Pénétrez-vous de 'cett-e vérité, qu'on ne commande point aux consciences. Il est des superstitieux de bonne foi, parce qu'il existe des esprits faibles, parce que dans le passage rapide de la superstitution à la vérité, ce sont ceux qui ont médité et franchi tous les préjugés qui les premiers se trouvent au niveau. Le surplus, resté en arrière, exige des encouragements pour avancer à son tour. L'effrayer, c'est vouloir qu'il rétrograde. Ce sont des malades qu'il faut préparer à la guérison en les rassurant, et qu'on rendrait fanatiques par une cure forcée.

Circulaire signée : Robespierre, Carnoï, Gouthon, R. Lin- DET, C.-A. Prieur, Barère, Billaud-Varenne, J.-B. St-André, Collot d'Herbois.

(A. N. A F- II, S2. — De la main de Robespieri"e. — Citée par Hamel, o. c, III, 211-212.)

Saint-Prix à Robespierre iJi Idinuain- an II)

Ayant protesté contre la journée du .'U Mai, il déclare que sa signature a été surprise; il rappelle son passé en faveur de la Révolution; « je m'adresse à toi avec la confiance qu'inspire ton uniour pour la justice et l'Iiumanité. Tu prendras ia déft'nso de l'iimocent av<'C la mrtnc aidoiu' quo tu incLs à poursuivre Ir coupable ».

(Hiblinilu''i|u+' (le Nantie. — ('(tlItviioM I»inrii<i M.itilVux, II" 2CM!.>

CGLX

Blanqui à Robespierre (La Force, 25 brumaire an II

Il appelle Robespierre à sa défense. Sa signature a été surprise, la pièce qui semble l'accuser a été un pièg-e tendu à sa bonne foi.

(Bibl. de Nautes'. — Collection Duga-st- Matifeux, n" 270. — Extrait cité par E. Haïuel, o. c, III, 1.57.)

GGLXI

Les Représentans du peuple près l'Armée d'Italie à leurs collègues composant le Comité de Salut public (.Nice, 20 brtnnaire an II).

Citoyens Collègues,

Nous comptons au nombre des victoires i'éloignement du général Garteaux de l'armée sous Toulon. Le général Dugommier qui l'a remplacé est digne de la confiance des républicains. Il 'sait inspirer l'amour de la lit)erté, réchaufYer les âmes tièdes. Un jour qu'on lui demandait comment i'I faisait pour se faire aimer des sold'ats, il fit cette réponse qui vous peindra son âme : C'est que .je les aime.

L'ordre va régner dans cette armée ; les ingénieurs, écartés jusqu'à présent par 'le fol orgueil de Garteaux, vont y être appelés. Nous avons requis le pilus ancien de ceux qui sont à l'armée d'Italie de s'y rendre. Nous avons autorisé le payeur-général près cette armée, à s'y transporter de suite pour y établir la comptabilité et empêcher les dila- I)idations.

Toutes les parties d'administratjon y .sont dans un désordre effrayant. Nous le voyons d'après les arrestations -continuelles des objets qui sont destinés à l'armée d'Italie.

Les farines emmagasinées à Saint-Maximin sont enlevées par les régisseurs qui se trouvent pressés par le besoin. Il en cist de même des bœufs, des fourrages, etc. Cette situation est trop dangereuse pour négliger d'y apporter un prompt remède. Le mal vient de ce que les approvisionnemens ne se font que par réquisition, que plu'sieurs requérans tombent sur le même objet, de telle manière que ce n'est point la pre-

mière réquisition ni la plus pressante qui est exécutée, mais c'est la dernière. Le choc d'autorité est infiniment nuisible et inquiétant pour ceux qui comptent sur un objet d'absolue nécessité qui 'leur est enlevé, au moment où ils en ont le plus grand bosoin.

Nous vous avions déjà parlé de cet inconvénient majeur, néanmoins aucune mesure n'a encore été prise ; nous vous réitérons donc avec plus d'instance que jamais nos réclamations. Occupez-vous, citoyens collègues, de la brave armée d'Italie : elle n'a que pour quelques semaines d'approvisionnemens. Nous cherchons partout quelles sont nos ressources pour les moiis de janvier etsuivans; nous ne les apercevons pas. Ce qu'i'l y a de pilus effrayant, c'est que toutes les communes du département des Alpes maritimes et du Var sont dans une disette affreuse, que les régisseurs des vivres de '-'armée ont été obligés, pour épargner de grands malheurs, de céder quelques charges de blé, afin de leur faciliter les moyens de s'approvisionner, ce qui leur est presque impossible ; les armées d'Italie et sous Toulon ont épuisé ces départomens, d'ailleurs ppu productifs. L'administration des vivres sous Toulon, n'étant pas organisée en ce moment, a pris autour d'elle tout ce qui existait, ce qui met ce pays dans le plus grand danger. Au nom dt' la patrie, faites amener à grands frais des subsistamces dans cette contrée. Si vous n'ajoutez vos moyens aux nôtres, il sera difficile d'éviter les calamités qui nous menacent.

Nous avon's autorisé le régisseur des vivres d'user de tous Iles moyens possibles pour obtenir des blés de l'étranger ; quelque coûteuses que soient les mesures à prendre, nous les avons ref|ui'ses, et nous l'avons aussi autorisé à charger la République de tous lejs risques de la mer. C'est la seule mesure qui nous laisse quelque espérance. Nous croyons que la Convention ne désapprouvera point nos arrêtés à cet egaivl. Nou's croyons qu'i'i ne faut pas les rendre publics, afin de ne point (Innncr l'éveil ;'i nos ennemis.

Il serait un autre moyen infaillible de nous procurer de f,ran<ies ress()ui'ce.s, ce serait d'occuper le territoire de Gênes, délmire sur notre route Oneille et Loano, on nous trouverions des rich«'sses consifléi'ables, et pénétrer dans la liimibardie. Ccll*' ii-fiHiliiiri rji" riiiMîiéc (ril.'ilif rcfremper-ail s(tii én»M'gie

et ferait une diversion qui épouvanterait 'les coalisés. Nous VOUS avons déjà parlé de cette expédition ; elle devient chaque jour plus nécessaire et plus facile ; plus facile par les dispositions favorables des Génois, qui se déclarant pour la neutralité, ont déjoué et vaincu le ministre britannique, et n'ont plus d'autre parti à prendre pour leur gloire et leur intérêt que de se déclarer ouvertement pour les amis de la liberté ; plus nécessaire par les besoins de 4'armée et l'ennui qu'elle éprouve d'être inactive, campée sur les montagnes d'un accès difficile, et pour déjouer les projets des ennemis qui méditent de grands forfaits, afin d'obtenir quelque avantage sur la République, Nous sommes instruits très sûrement qu'ils payent le crime et versent l'or à grands flots pour produire un mouvement dans l'armée, et commettre une nouvelle Saint-Barthélemi.

Ils ont de grandes ressources dans ce pays où, chaque jour, les défenseurs de la patrie sont égorgés dans nos lignes à un quart de lieue des villes et des garnisons. Tous ces faits doivent provoquer voti'e extrême 'solUicitude sur la position de l'armée d'Italie, sur le renfort nécessaire pour tenii- l'armée ennemie en échec ; i'I est évident que les coalisés doivent chercher à faire reculer l'armée d'Italie qui est le boulevard de l'armée sous Touilon, et qui, par sa position, nous conserve des communications dans la Méditerranée et nous offre encore des ressources de l'étranger pour des approvisionnemens, munitions et subsistances.

Nous avons donné commission pour acheter le plomb qui existe à Gènes, nous le renverrons en balles au tyran sarde, qui en manque et qui cherche à 'l'accaparer.

Nous avons suspendu l'exécution de l'arrêté que vous avez priis de faire rentrer dans la caisse de la trésorerie le numéraire qui pouvait exister dans la caisse du payeur de l'armée. Cette mesure nous serait préjudiciable, puisque nous ne pouvons obtenir du blé de l'étranger qu'avec du numéraire, et que, dussions-nous échanger tout le numéraire de France pour du pain, nous ne devons pas le ménager ; les troupes qui sont en Ck)rse recevant une partie de leur prêt en argent, Iles envois de fonds se faisant par le payeur de l'armée d'Italie, il nous est impossible d'exécuter votre arrêté, et nous solUicitons au contraire un envoi de numéraire pour agrandir et assurer nos subsistances.

Xoiis VOUS avuus marqué, ii y a quelques jours, que nous avions expédié à Tunis un aviso pour conserver à la République les vaisseaux qui se trouvaient dans ce port ; nous apprenons que quatre frégates sont entrées dans les ports de la République en Corse, qu'el'les ont attaqué le bâtiment anglais qui a commis l'attentat dans le port de Gènes, el l'ont fort maltraité.

Provoquez, nous vous en conjurons, le ministre de la guerre, que ses regards se tournent vers l'armée d'Italie, qu'il lui fasse expédier "la poudre dont elle manque déjà. La grande consomination de l'armée^ sous la ville infâme, ne nous permet plus d'en tirer des deux fabriques les plus voisines; qu'il veuille bien aussi nous envoyer des baïonnettes, c'est l'arme des républicains; la moitié de l'armée en demande à grands cris. Les grenadiers ont brisé leurs sabres sur la tête des esclaves ; ils demandent qu'on leur on donne pour les briser encore de la même manière.

Nous vous demandons le brevet de général de brigade pour le citoyen Macquart, qui s'est distingué par son courage, son exactitude et ses dispositions militaires dans î'armée d'Italie. Il a eu l'avantage de conduire plusieurs fois ses frères d'armes à la victoire, c'est une justice de le récompenser. Le citoyen Martin a droit au grade de chef de brigade, il a déployé des tailens militaires ; il s'est distingué à l'affaire de Grrllette. Le citoyen Lebrun, capitaine des grenadiers, excellent militaire, a montré dans toutes les occasions beaucoup de courage, de fermeté, et sert bien la république. On ne peut, sans injustice, lui refuser le grade d'adjudantgénéral chef de brigade.

Le citoyen Guillot, capitaine des chasseurs, a mérité le grade d'adjudant-généra^l ; il s'est distingué à la dernière affaire de Gillette et sa conduite a beaucoup contribué aux derniers avantages que nous avons obtenus sur les ennemis. Le général Dugommier nous en a rendu un compte avantageux. Ces promotions sont indispensables ; elles sont conformes aux vœux des républicains qui veulent i'écompens«'r le mérite et les vertus civiques.

Nous avons essayé de guérir un notaire de Nice de son liorrcur pour les as-signats. S'élaiil tait payer 30 fr. pour la rédaction d'une procuration dont l'objet était de rJOO livros,

nous le fîmes mettre en état d'arrestation et visiter ses papiers; on nous rapporta qu'il n'avait aucun assignat. Cette singularité nous fit croire qu'il les craignait ; en conséquence nous avons donné ordre au payeur général de donner à ce cit^oyen des assignats républicains en échange au pair des écus royalistes vieillis dans son secrétaire. On nous assure que, depuis, il se familiarise avec 'les attributs de la liberté.

Un quidam, arrivé depuis deux jours à Nice, débitait que Garteaux était en état d'arrestation, que Robespierre et Ricord allaient éprouver le même sort. Cette nouvelle compromettait la tranquillité publique; nous crûmes devoir mettre ce citoyen en arrestation et le livrer aux tribunaux. Cet individu se trouve être 'le frère d'un de nos collègues, officier dans l'armée d'Italie, à qui nous avions refusé une permission de s'éloigner de Tarmée, convaincus qu'il devait suivre la loi générale et rester à son poste. Ne voulant pas faire des parens des représentans une classe privilégiée, c'est notre constant refus qui nous a valu le ressentiment du citoyen Escudier(l). Notre conduite irréprochable nous met au-dessus de toutes les ca-lomnies, et nous laisse le droit de poursuivre les coupables, quels qu'ils soient.

Nous avons écrit à nos collègues de l'armée des Alpes, pour se concerter avec nous sur les moyens de réduire la ville infâme ; nous n'avons pas eu de nouvel'les, non ])lus que du général.

Il est très urgent de faire un rapport sur les prisonniers de guerre piémontais retenus comme suspects d'émigration, et de décider si ces esclaves du Piémont, avant la réunion de leur pays à la République, doivent être regardés comme des émigrés. Le général ennemi use de représailles, ma'lfraite les défenseurs de la République ; nous recevons des réclamations sans nombre ; faites terminer au plus tôt cette affaire.

Nous devons vous instruire des horreurs commises par les ennemis contre les défenseurs de la République. Des milices du tyran saille, appelés barbets, sous l'habit de paysans, qu'ils ne quittent point, pénétrent chaque jour dans nos lignes; ces barbares ont saisi, il y a quelques jours, trois

(1) Escudiei-, député du Var à la Convention, avait ôtS envoyé en mission dans cette régrion en août 1793; rappelé le 13 octobre, comme modéré, il demanda un congé et resta à Toulon, usant de son Influence pour provoquer, avec son fière, officiel- à l'armée d'Italie, certains troubles dans le Midi. I,a Convontion le lappela définitivement, dans .son sein, le m pluviôse.

républicains, en ont fait précipiter deux du liant des montagnes, après les avoir dépouillés même de leurs chemises. Provoquez enfin une loi qui venge tant d'atrocités.

La loi qui met en arrestation tous les Anglais doit-elle s'étendre aux déserteurs qui se sauvent de Toulon ? Nous attendons un décret de la Convention qui détermine leur sort.

Il (serait nécessaire, citoyens collègues, que vous fissiez nommer une commission pour examiner Iles lois rendues sur diverses matières, afin d'en faire disparaître l'incohérence, et que l'on soit assuré qu\m décret n'est pas détruit ou amendé par un décret postérieurement rendu. La faction anéantie, qui a trop long-temps gouverné la France, a proposé et fait adopter tant de décrets, corrigés depuis par des lois nouvelles, qu'il serait très utile à l'ordre social de faire un code simple et uniforme dans les diverses parties d'administration, qui servît de guide à tous les fonctionnaires publics, qui s'exécuterait en élaguant les nombreux décrets souvent contradictoires, rendus sur un même objet ; les ad'ministrations se trouvent souvent très embarrassées dans l'exécution par cette multitude de lois rendues au milieu des orages oîi les patriotes étaient très souvent vaincus.

Robespierre jeune.

P. S. Nous joignons une lettre trouvée sur un Piémontais, qui atteste qu'ils avaient des intelligences à Entrevaux. Elle peut servir dans ie procès de l'E.... On nous a assuré que ce général avait des liaisons intimes avec des femmes, parentes cm capitaine dont il es! parlé dans cette lettre.

(A. N. A F-II, 144. — Papiers iuédUs, II, 103-111.)

ncLXii

Herman à Robespierre ^l)^unlai^(' an IP

il signale une fausse a|)plieati()n de la loi à d'Ozouville, condamné par erreur au bannissement au lieu de ia mort. Il demande l'annulation du jugement. Il approuve le projet d'organisation du tribunal présenté par Dumas et il propose un juge ihi Iribuna! criminel <iu Pas-(ie-C;ilais nommé Caron pour rtMnpIaerr un des juges malades ihi Irilmiiiil l'évolulioniiaiw.

(Pnpifrx iiK'dits, l, :jSO.)

GOLXIII

Dathé à Robespierre (Joigny, 29 brumaire aii II

Robespierre seul est resté sain au milieu de la corruption.

(A. N. F-7/4435. — Courtois, o. c, XV, 112. — Papiers inédits, II, 126-127.)

GGLXIV Niveau à Robespierre (Amsterdam, 1" frimaire an II;

Il fait part de l'impression produite en Hollande par les événements accomplis en France. Il préconise les repas publics et en commun dans les sections pour arriver à régalité. Il conseille à Robespierre de prendre la dictature. Il le met en garde contre Barère.

Celte pièce semble l'œuvre d'un royaliste déguisé.

(Papiers inédits, I, 261-267.)

OOLXV Boissel à Robespierre (2 frimaire an II)

Il proteste contre son renvoi de la société des Jacobins et demande à Robespierre copie de sa lettre au comité de présentation en sa faveur.

. (A. N. : A. F-II, 30. Plaq. 242.)

GGLXVI

Gollot d'Herbois à Robespierre (Ville atïranchie, 3 frimaire an II)

Il dépeint la situation à Lyon ; point d'autorités agissantes, des vengeances particulières agitant les comités ré\olutionnaires. L'armée révolutionnaire va arriver le 5 et il pourra accomplir de plus grandes choses. « Plusieurs fois vingt coupables ont subi la peine due à leurs forfaits le même jour. G'est encore lent pour la justice d'un peuple entier qui doit foudroyer tous ses ennemis à la fois, et nous nous occuperons à forger la foudre. » Il semble se plaindre que Cou-

thon n'ait pas été assez énergique et que Rdbespierro ne lui écrive pas.

(A. N. F-7/4435. Courtois, LXXXVII, 282-28."). — Papiers inMits. I, 318-322.

— .\uliird, 0. c, YIII, G<:;7-070.)

CGLXVII Chabot à Robespierre (Prison du Luxembourg, 4 frimaire an II)

Il supplie Robespierre de ne pas Tabandonner à la fureur de ses ennemis.

(l'iccefi trouvées chez Ro'bespierre, p. 24.

— B. X. Ive 38/1008.)

GOLXVIII Bouchotte, ministre de la Guerre, à Robespierre (i frimaire an II)

II iransmot à Robespierre une lettre d'Ysabeau qui se plaint du personnel des bureaux de la guerre. « Absorbé par un travail hors de toute proportion », écrit Bouchotte, il n'a « même pas le temps d'être au courant de la Révolution ei cie lire les papiers publics ». Il ne peut pas « commander aux opinions » des patriotes de la guerre. Bouchotte répond point par point en marge aux attaques d'Yisabeau.

{Papiers inédits, II, 323-332.)

CCFAIX Chambon Latour à Robespierre v^:"is dale

Il envoie un mémoire de Randoii qui réclame justice de la sectidM des Piques.

(r.il»li(iili«''(|Ut' de Xaiites. — Collection lUiyust-Miitifeux, 11° 24ri.)

CGI.XX

Flachat à Robespierre d riiinaiie an 11^

< MTre de fournil" à la Méfiubiique eini] niillinns de (|uinlaux de blé.

((Niurldis, <». <■., XXW, 171-172.)

CORRESPONDAN'liE DE ROBESPIERRE 223

GGLXXI

Beffroy à Robespierre (9 frimaire an Ily

Il demande un rendez- vous pour causer avec lui de plusieurs objets intéressant le salut public.

(Biblioth. (le Nautes. — (ullection Dugast-Matifeux, n" 244.)

Gollot d'Herbois à Robespierre

(GoniniiiiK- alVi-aiichic, Il fi-iiiiain- an II

H lui recommande un commis.>aur de la commune do Marseille tpii lui exposera la situation de cette ville et de Lyon.

H'ii l'iris inciiits. J, 8H3-;W4.)

COLXXIII

Gay-Vernon à Robespierre 12 liiniain' an 11

Intercède en laveur de Vernon, détenu à la Conciergerie

(BlbliotlitHiue de Nantes. — Collection Du^'ast-Matifeux, n" 250.)

Sergent à Robespierre (ii Irimaire an II

Il transmet une lettre de Marceau, son beau-frère, « sanscu'lotte plein de courage et de probité » qui se croit incapable de commander les armées de Brest et de l'Ouest « et trouve aue l'on confie trop tôt dans ses mains le sort peut-être de la République ». Il se joint à lui pour demander qu'on l'envoie à l'armée du Nord.

(Hibliothèque de Nantes. — Colh><-tion Duffa.st-Matifeiix, n" 177. — Citôe en partie par K. HaniH, o. c, TU, 27ô-27fi.)

GGLXXV Gillet, représentant du peuple, à Robespierre (16 fiMmaire an .11)

La cause des défaites de la Vendée est dans le mauvais choix des généraux. « On a rassemblé dans cette malheureuse armée tout ce qu'il y a de plus inepte et de moins propre à commandei* des hommes. »

(A. N. F-7/4436. Courtois, LXIX, 239- 241.)

GŒXXVI

Faure à Robespierre (Nancy, 16 frimaire an II)

Il se plaint de ce que St-Just et Lebas, qui sont passés par Nancy, n'aient pas cherché à le voir. On frappe la ville de contributions sans le consulter. On a dit que Nancy était contre-révolutionnaire ; il y a des feuillants, des modérés, mais la masse du peuple est excellente, l'esprit public est très, bon. Il dénonce Mauger qui a semé le découragement dans la population. St-Just et Lebas au lieu d'avoir confiance dans Faure, ont cru les dénonciations des intrigants.

(Bibl. de Nantes. Collection Dugast-Matifeux, n° 154.)

OGLXXVII

Anonyme à Robespierre (sans" date)

Il signale les masseicres de Lyon, qui ont fait mourir beaucoup d'innocents, même des sans-culottes comme ceux des compagnies de la garde nationale du centre. Il dénonce les fusillades des Brotteaux.

OGLXXVIII

Le Comité de Salut public à Hentz, représentant du peuple, envoie à l'Armée du Nord (20 l'riniaire an 11).

Cher collègue, il est nécessaire que tu examines l'état des affaires à Lille, à Dunkei^fue et dans l'armée du Nord, avec lu plus grande circonspection. En appi'ofondissant davantage nous crnions apercevoir (ju'il faut ra'battr'i> qii(M(|ue chose des

premièi-es idées que nous avions adoptées. Il paraît certain que l'on cherche à accuser à Lille et dans les autres villes le .parti populaire pour favoriser les projets de nos ennemis qui semblent disposés à tenter de grands coups ?ur la frontière du Nord. Nous avons cru voir des exagérations révolutionnaires, surtout pour ce qui concerne les objets religieux, de la part de la société populaire de Lille, nous t'avons recommandé de les arrêter, si tu trouvais que les faits justifiassent nos inquiétudes. Mais d'un autre côté nous voions aussi un système de calomnie contre les i-eprésentants du peuple dans lii département du Nord qui ont approuvé tous les actes de ia société populaire, contre cette société et contre les officiers qui commandent dans la place' et contre la garnison. Ces hommes sont ceux qui ont lutté contre le parti de Custine et de Lamarlière ; et ils sont aujourd'hui dénoncés avec un acharnement suspect, comme ils le furent - au tems où ils terrassèrent la faction des traîtres. Nous voions, au nombre de leurs dénonciateurs, ceux qui ont défendu Cuistine et Lamarlière tels que Duhem et les muscadins de Lille. On vient de procurer ici un triomphe à de riches bourgeois de Lille envoies par Isoré au tribunal révolutionnaire pour avoir voulu se réunir en sections permanentes, dans le tems où l'aristocratie et le fèdéralv^me luttaient contre le patriotisme et contre le peupli'. Nous ne jugeons point ce jugement maii nous croions que les efforts que l'on a faits pour ériger les accusés en héros persécutés et pour perdre les représentants du peuple et les adversaires des généraux perfides annoncent des vues dangereuses qu'il faut déjouer.

Nous pensons donc qu'il faut se conduire de manière à empêcher les excès si tu en découvres, sans accabler les patriotes et sans assurer à l'aristocratie un triomphe qui entraînerait celui de l'Angleterre et de l'.Xutriche.

Nous te prions, cher collègue, d'examiner les faits avec ces dispositions et de nous rendre compte le plutcjt possible de tes observations. N'oublie rien pour sauver Lille. Dunkerque et la frontière, nous les croions véritablement menacées de nouvelles trahisons.

Paris 20 frimaire an 2 de la République. Robespierre, Garnot, Barère, Billai d-'Varenne, R. Lindet.

(B. N. Collection A. Bixio, t° 306. N. a. fr. 22740.)

'-??<) COriRl.SPO.NDAiNCE DE ROBESPIERRE

GGLXXIX

Nicolas à Robespeirre (22 friniaii'o an II

En faveur des membres du comité de surveillance du département qui viennent d'être cassés.

(F-7/443C. — Court(jiS', lAX, 223.)

GGLXXX

Jullien à Robespierre idu Port Liberté [Lorient] 23 frimaire an II)

A la nouvelle de l'envoi auprès de lui du cousin de Barère» il prie Robespierre d'empêcher que personne ne lui soit adjoint : « Tant que je suis seul responsable de ma conduite, je ne crains rien ; j'ai la conscience de mon civisme, mais si je suis adjoint à un second, je ne puis plus répondre des choses dont le mérite ou le blâme sera partagé avec un autre. S'il est républicain, son républicanisme est à lui et je n'ai rien à y prétendre ; s'il est mauvais citoyen, son incivisme appartient à lui-même ; je ne dois en rien m'associer à ses fautes. » Il a reeu la lettre de Robespierre et y a répondu.

(Registre de .Tullien, p, 125. — Lockroy. Une mi-sftion eti ^'e^l(l('e, p. 143-144.)

ca^xxxi

Chabot à Robespierre (Au secret du Luxembourg. 2.'! l'iimaii'e)

Il lui demande de liàlei' le miuueni (|ui <loil tei'miner ses pcini's : il justifie son mariapc (pTon lui l'epi'oeiie. Il a Jeniandé que « tous les étranger.s fussent enfermés mais ([u'on établît des tribunaux pour les juger dans un ou deux mois et faire périr les conspirati'ui-s. relenir l(>s suspects et donner la libri'lé à ceux (pii en sont dignes ». Sa fortune consiste en 11.800 livres de biens nationaux aelielés il y a longtems avec se.s économies et celles de sa t'amillc. 11 a dénoncé i:ne faction liberlieide, un des accusés a fait contre lui une liMiguc « l'écriminalion » de cinquante pages et c'est sur eWa

que l'un informe contre lui. « Grand Dieu ! Tu me punis des écarts de ma jeunesse au moment où je commençais à être vertueux !... Je m'adresse à toi, Robespierre, avec cette confiance que ta vertu m'a toujours inspiré. Je t'avoue que je ne suis plus Chabot. Mon courage a disparu depuis qu'il m'est impossible de mourir puui' la liberté. »

(A. N. F-7/4637. — Citée in extetiso par A. ^Nlathiez. L'affaire de lu Cie des Indefs, p. 209-211). Il est probable <iue la lettre h'ji jins (^ic' eiivoyiée.

GGLXXXII

Chabot à Robespierre Au secri'l du Luxembourg, 24 frimaire)

Il se plaint de la longueur de l'inlerrogatoire de Delaunai. Les instructions qu'il a reçues du dehors lui ont. recommandé de traîner l'afTaire en longueur, de charger ses dénonciateurs, afin d'obliger les comités à recommencer l'instruction. On a intercepté ses communications avec sa mère, sa sœur et sa femme. Il est heureux que ceux qu'il avait soupçonnés soient exclus des Jacobins. Il dit à Robespierre ses inquiétudes sur les retards apportés au rapport de son affaire, il le conjure de ne pas laisser sommei'ller ceux qui en sont chargés.

(l'iicrs trouvi'efi chez Rolicxpienc, p. 32- 33. — Citée par A. Matliiez, o. c, p.

nnLxxxiit

Lebas et Saint- Just à Robespierre Strasliourg, 2i frimaire an II)

Ils sont arrivés iiier. Ils ont vu Pichegru.

Les affaires sont en assez bon état, Landau sera bientôt délivré. Ce serait livrer la République que d'adopter un système défensif. Ils envoient au Comité de Salut Public l'accusateur près le tribunal révolutionnaire de Strasbourg (1).

« Les fabricans ne sont pas patriotes, ils ne veulent point travailler, il les y faut conti^aindre. »

(Papiers inMlta, H, 2.^0-261.)

(1 ) Kiilotro S(hn«>i<l«^r.

GGLXXXIV

Jérôme Gillet à Robespierre (D'Eschalas, district de Commune-AfTrauehie, 24 frimaire an II)

Ceux qui portent atteinte à la liberté des cultes allument partout la guerre civile ; les campagnes ne sont plus reconnaissables, l'agriculture et le commerce sont dans le plus déplorable état ; il recommande à Robespierre de se hâter « d'arracher la mèche » en proclamant la liberté des cultes.

{Papiers inédits, I, 217-220.)

GGLXXXV

Chabot à Robespierre (Au secret du liUxembourg. 26 frimaire)

.< C'est d'après ton conseil que je crus devoir taire quelques faits dans ma déclaration qui, cependant, serviraient aujourd'hui à mettre les deux comités en garde contre les manœuvres de la faction. » Il précitse les relations de Batz avec Benoît, Delaunay et Lullier, ses efforts pour le séduire evec Alquier. Il précise aussi les menées de Delaunay, il déclare qu'il n'a jamais eu des liaisons avec les banquiers. Les comités lui ont ôté plusieurs moyens de prouver son mnocence. « Je sais que l'on dirige une instruction contre moi pour diminuer l'intérêt do la grande affaire, en calomniant celui qui l'a le premier dénoncée... Robespierre! Delaunay s'est vanté de me conduire à l'échafaud avec lui, m'y laisscras-tu monter poui' avoir voulu déjouer le plus infernal des complots, et pour avoir tû, d'après tes observations, une foule de faitis qui pou voient assurer le triomphe de mon innocence, et parce que les comités m'ont refusé les moyens de compléter la preuve de celte innocence? » La femme qu'on lui reproche d'avoir épousée, n'a pas de fortune; « si la nation s'enipai'e du liiru de «.(><> frères, uù prciidnii-jo celte fortune? »

{l'iùccs trouvCc^ chez Rohcsinvrrr, p. .S.S- 37. — Citée pur A. Mnthlez, o. c, p.

GOLXXXVI

Chabot à Robespierre (Au st'cri't ilii Luxpnibouviif. 2S frimaire)

11 demande à Robespierre de lui donner des nouvelles de sa femme et de sa SŒ»ur, Il se défend d'avoir reçu cent mille livres, d'en avoir donné à ses beaux-frères. Il affirme qu'il ne possède au monde que ses meubles évalués à 6.000 livres et coûtant 2.800 livres en 1791 ; que l'on garde la fortune de sa femme, il divorcera même, s'il le faut, en mourant à ses pieds, mais qu'on ne le traite pas de contre-révolutionnaire et de fripon. Au Lieu de faire le procès aux fripons qu'il a dénoncés, on le fait à lui-même. Il accuse encore Delaunay.

(Pk^'CS- trouvées chez Robespierre, p. 37- 41. — Citée par A. Miitliiez, o. c, p.

CGLXXXVII

Augustin Robespierre à son frère (Ullioules, 28 frimaire an II)

La République est triomplianle; les puissances coalisées sont anéanties ; demain 29, au plus tard, nous entrerons dans la ville infâme (1). Le plan du comité de salut public a été suivi et hâté par les représcntans près l'armée. Le 26, à deux heures après minuit, malgré la i)luye la plus forte, l'armée de la Hé|)ul)lique, a attaqué la l'edoute anglai.se élevée sur une hauteur ([ui défend les forts de Balaguiér et de l'Aiguillette, et qui par conséquent maîtrise la rade, ce que tu verras facilement à l'inspection de la carte. Les tyrans avaient épuisé toutes les ressources de l'art, l'aspect de cette forteresse étoit effroyable ; les i-épul)licains ont bravé cet asile de la tyrannie... Cette formidable redoute a été emportée de vive force, après un combat meurtrier. Nous avons pris cinq cents prisonniers dans la redoute, tué ou blessé le reste, La déroute des esclaves est complette ; nous avons percé le cœur c'e la coalition en nous emparant de cette forteresse. Aussitôt après, les postes les plus importants ont été abandonnés ; nous les avons occupés successivement. TiC sang républicain

(1) Toulon, que les troupes républicaines devaient occuper le lendemain.

a cessé de couler. La redoute et le fort Faron, les forts d'Artiques, Lamalgiie sont au ipouvoir des arme.s de la République... La vengeance nationale commence, les défenseurs de la liberté sont aux portes de l'infâme Toulon. Tu t'arrètcrois très peu aux détails, je me dispense de te les donner aujourd'hui ; je partirai demain ou après demain pour Paris... Je suis tout étonné de me trouver un héros; on m'assure que je le suis, je m'en doutois pas. J'étois dans les rangs, je n'ai aperçu pendant l'action ny balles, ny boulets, ny bombes ; je ne voyois que la redoute à enlever. A la redoute ! elle est à nous, allons, courage, mes amis .' Je suis arrivé sans m'en apercevoir au pied de la redoute...

Il (1) est ardent, et se connaît en mesures militaires; il a prévu, calculé bien des opérations ; il est excellent auprès d'une armée ; il a du caractère et de la fermeté... ». En tei-minant, A. Robespierre réclame l'intervention de son frère en faveur de deux députés qui ont presque toujours voté avec la Montagne, Casabianca et Moltédo, qui craignent d'être exclus des Jacobins.

(Collection Portiez (de l'Oise). — Cité par E. Hainel, o. c. III, 278-279.)

GCLXXXyiII

Fréron, Robespierre, Ricord, Saliceti, représentants du peuple envoyés par la Convention nationale près l'armée dirigée contre Toulon au Comité de Salut public (Ollioules, 28 frimaire an 11^

Au sujet de la prise de Toulon.

(C. 287, n" S()0, pièce 14. — Aulard. o. c, I\, .-»<rv..->07. )

COLXXXIX

Ibid. (Ollioult'.s. 25» Ifiniairc, 11» d^'c. 1793)

(A. N. C. 287, II* 860, pièce 13. — Aulard, o. c, IX, r.37.)

(1) Il H'iiKit <Ui ronvontlonni'l .^îiliicU «iiil f*o trouvait avoc A. Roboaplerrc mi «lèBe de Toulon.

OCX G

Chabot à Robespierre {An secret du Luxembourg, 29 frimaire)

Il s'est trouvée une pièce qui démontre son innocence et le crime de Delaunay et de ses complices, c'est un décret expédié de l'écriture de Benoît, interligné par Delaunay qui prétendait n'avoir pais de relations avec lui, et dans lequel il a eu la témérité de faire trois signatures de sa main, surtout celle de Gliabot. Il a trouvé bien dure la rigueur de Robespierre envers lui. Il le prie de lui donner des nouvelles de sa femme et de sa sœur.

{Picccs trouvce.s chez Robcsiik'rrc, p. 41- 42. — rit(^e par A. Matliiez. o. c, p. 229-230. 1

GGXGI Chabot à Robespierre (.Vu secret du Luxembourg, M frimaire)

Il se justifie des accusations lancées contre lui par Delaunay ; la pièce apocriphe a ranimé ses espérances ; il e:;père que les principes de justice de Robespierre l'engageront à se défendre. « Mes beaux-frères (1) sont étrangens, mais je ne le suis pas ; ils peuvent être suispects, mais je ne le suis pas, et je vous ai écrit que je séparais ma cause de la leur. Je n'ai jamais manqué à ce qu'exigeoit le salut û'? ma patrie ; toujours inébranlable dans les principes, je les ai constamment défendus. Si mon mariage offusque, que Ton me le dise ; aucun saci'ilice ne me coûte pour la liberté ; si l'on veut me laisser ma femme toute nue, je la prends et je gagnerai sa vie et la mienne. Voilà ma profession de foi. »

{Pièces trouvées chez Roiespiene, p. 42- 4e, — Cité par A. Mathiez, o. c, p. 229- 230.)

GGXGII

Fréron, Robespierre, Ricord, Saliceti, représentants du peuple près l'armée dirigée contre Toulon au Comité de Salut public

(Ollioulos. 30 frimaire, 20 décembre).

(Ministère de la guerre. — Année devant Toulon. — Aulard, o. c, IX, 556-557.)

(1) Les banquiers autrichiens Frey.

GCXGIII

Guffroy à Robespierre (nivôse an II)

Je prie mon collègue Robespierre de vouloir bien se souvenir que lui-même avait m,inuté divers arrêtés essentiels indispensables, concernant les indemnités dues aux sans culottes des sections de Paris qui sacrifient leur tems dans les comités révolutionnaires et de surveillance. Il ne peut être question que de mandats sur les f ouds dont le comité de salut public a la faculté de disposer et non pas d'autres fonds.

Frère fais délivrer un mandat à la section de la réunion et à celle Poissonnière et à celle du Luxembourg. Le comité de sûreté générale a pris des arrêtés qui ont été envoyés au comité de salut public.

(Bibliotli. de Nantes. — Collection Du- Dtigagt-Matifeux, n° 306.)

GCXCIV Guffroy à Robespierre jeune (nivôse an II)

J'avais hier soir minuté l'arrêté deis comités de sûreté générale pour t'envoyer à Arras, plusieurs membres en sentaient l'importance et la nécessité surtout Elle Lacoste qui ne sait faire trop d'éloges de nos Républicains et qui convient que sans l'adminiistration du Pas de Calais l'armée du Nord aurait manqué de vivres. Mais un membre nous fit l'observation que le décret sur le gouvernement révolutionnaire s'opposait à cette commission et portail que le comité de salut public seul en donnerait. Gomme ton frère par délicatesse s'est oppoisé à ce que ce dernier comité te donnât cette commission indispensable, il faut ou revenir sur cette délibération ou faire ce que je vais te dire.

Tu as iK'soin de repos, l'air natal te fera du bien, je demanderai si tu le veux pour toi ce matin un congé de quinzaine pour aller à Arras et je suis cert^iin qu'il sera accordé.

Mais je peniso à une chose. Ta mission à Toulon n'est pas f}nie, pars et fais-l(ji autoriser seulement par le comité de salut public à passrr par .\rTas. Duiikei'qu(^ pour jireudre des rcnscignenu'iits.

(Hlhl. (le Nantes. — Collection Dugnst- Matlfeux, n° 301 ft/^s.)

GGXGV Jullien à Robespierre (Lorienf, 2 nivôsi' an II)

Il est temps que le Comité de Salut Public s'occupe très sérieusement de Lorient, car il existe un projet d'incendier les magasins, de livrer le porl. L'administration de la marine est plus que suspecte. Il faut envoyer un Représentant qui fasse justice de tous. Rien ne va dans le port, la défiance est la plus forte. Lorient est sanis troupes, sans munitions, sans boucties à feu, sans commandant, sans vivres. Il faudrait un commandant républicain intelligent et actif (1).

« La commune de Lorient a tout fait depuis la révolution et sans elle on eût vu dans le Morbihan une .seconde Vendée. » Il lui demande de faire déclarer par la Convention que Lorient a bien mérité de la République, d'envoyer un Représentant du peuple ferme qui renouvelle l'administration de la marine, et de rappeler le trop faible et vacillant T (2); que le ministre de la marine envoie quelques patriotes instruits pour les remplacements aux post-es les plus essentiels. « On parle presque ouvertement de se donner à l'Angleterre... Les côtes, désertets de soldats, sont infectées de prèti*es, de cidevant nobles, d'émigrés, d'agents de l'armée catholique et royale... »

A Saint-Malo, les autorités constituées ont grand besoin d'un l'cnouvellement, et dos intelligences qui existent avec Jersey et Guernosey réclament une surveillance active et sévère. A Brest, les fédéralistes ont en Bréard un protiectcur, et les sans-culottes se plaignent ajnèrement de l'ab-sence lie Pi'itMir (lo la M;irii<' et de Jean Bon.

(Uefàstre de Jullleii, p. 135-137. Lockroy, o. c. [». l.")-ir»7. )

CCXGVI

Fabre d'Eglantine à Robespierre (3 nivAse an IF

Celle lettre a été écrite par moi en 1786 à Sambat, alors secrétaire de légation près de Mirabeau à Berlin, ce Sambat dont vouis avez reconnu si hautement le patriotisme, en quoi

(1) Paragraphe non cité par Lockioy.

(2) Il s'agit du député Tréhouart envoyé en mission dans le Morbihan.

234 COURESPONDANCE DE ROBESPIERRE

VOUS avez dit 'la vérité. Cette lettre a été tenue et lue par Dufourny il y a plus de 6 mois. C'est Sambat qui la lui communiqua, je ne prévoyais pas, quand je l'écrivis, qu'elle pourrait servir aux circonstances actuelles. Lisez-là, je vous prie, avec attention. Accordez un 'peu d'estime à celui qui l'a écrite. Si vous n'allez pas aux Jacobins ce soir, je n'irai pas. Cela serait trop inutile. Je n'y demande pas votre faveur, mais l'impulsion di' votre conscience. Venez m'y condamner, si je le mérite (1).

(Kibliotlièque de Nantes. — Collection Dugast-Matifeux, n" 248.)

Jullien à Robespierre (Lorienf, 5 nivùse an II)

Le l'eu couve encore sous la cendre... hier une insurrection a éclaté dans le port. Le prétexte était le mauvais pain; «force muscadins de Paris, Saumur, Angers et autres lieux, ont évité la réquisition en se faisant inscrire matelots, et servent, dans les ports et les bâtiments de la République, la plus dangereuse aristocratie. Ils donnent l'exemple de l'indiscipline, refusent de se rendre aux travaux, prétendent loujours que les bonnes nouvelles sont autant de fables pour abuser le peuple ». Il faut éloigner le HT régiment de Lorient, dont les officiers offrent une collection de contrerévolutionnaires dont les discours, la conduite et surtout les liaisons éveillent les craintes les plus fondées, et le rcmpla-. cer par une bonne garnison.

(Registre de Jullien, p. 139-140. Lockroy, o. c. |>. 159-1 r»0.)

(1) Cette lettre date du Jour où le.s jacobins vont soumettre Phillppoaux à l'enquête. Fabre d'Eglantine qui a fait Incarcérer les chefs hébertistes, craint d'fitre attaqué au club et il essaie de .se concilier la faveur de Robespierre. Il cite ses cautions .Sambat et Dufo\nny qui furent ses complices dans ses attaques contre les hébertistes. Sa lettre à Sambat de 1786 contenait vraisemblablement des critiques à l'adresse de la Prusse et de l'Autriche, qui devaient persuader Robespierre que l'^iibre n'était pas de la faction prussienne ou de la faction autrichienne. Uol)<\spierre parla de Phllippeaux aux Jacobins, le 3 nivÔHt\ mais ne dit rien de l<'abre. I^'orlKlnal du faux décret de liquidation de la Oompa>înie de^Indes n'allait pas tarder à t'tre découvert. (Voir A. Mathlez. Ktudes Hoi>e.splerrlstes. Ln Conspiration de l'Etrnnyvr, p. 16 et sulv. L'affairr <lr la Couipapiiii- <h's Indes).

GGXGVIII

Chabot à Robespierre (Au secret du Luxembourg. 5 nivôse, 6 lioures 63 secondes ou 43 minutes du soir).

...Kiiliii après bien des larmes de désespoir, ton sublime discours aux Jacobins ;lj vient de m'en faire verser de consolation. Je me prosterne, la face contre terre ,pour adorer la providence qui t'a établi le protecteur des patriotes... j'applaudis, de grand cojur, aux mesures que l'on a prises contre moi. Vous sauvez la patrie...

(l'ièvcH Irotirces chez Hobeisiiierre, p. .ô2. — Cité par A. Matliiez, o. c, p. 240- 241.)

GCXCIX

Chabot à Robespierre

(Au secrel du l^uxemboury, .S nivôse à 4 heures)

11 rinfornie que la police a mandé sa s«i3ur ; la section de la République a fait arrêter un de ses amis, par cela seul qu'il était logé chez lui. Un jeune homme qui allait consoler sa femme et sa sœur est arrêté en sortant de chez lui (2). La section a gardé sa sœur cinq ou six heures, Ta interrogée comme une criminelle et lui a refusé une carte de sûreté. Il conjure Robespierre de hâter son rapport, qui peut opérer la révolution à Londres. Une plus longue détention de Basire et de lui serait une injustice, dans un moment où l'on médite un mouvement contre la Gonvention.

(l'i<\es trouvées chez Robespierre, p. 52- 54. — Citée par A. Mathiéz, o. c, p. 259- 2G0.)

CGG

Le Comité de Salut public à Saint-Just et Lebas, représentants! aux armées du Rhin et de la Moselle

Paris, 9 nivôse an 11-29 décembre 1793

Ghers collègues.

Nos principes, nos vues et nos cœurs sont d'accord avec les vôtres. Le remède à C(^malentendu ou à cette intrigue,

(1) Le discours du 26 frimaire où Robespierre avait pris les prêtres constitutionnels sous sa protection.

(2) Glandy. (A. N. F-7/4727) note de M. A. Mathiez.

'^:M\ correspondance de ROBESPIERRE

qui intervient au milieu de nus succès, c'est l'amour de la patrie et la sagesse dont vous nous avez déjà donné des preuves non équivoques. C'est dans de" pareilles circonstances que les défen'seurs de la liberté honorent à la fois et leur caractère personnel et la cause qu'ils soutiennent. Nous avons écrit à Baudot et Lacoste une lettre conforme à nos principes et aux circonstances. Nous vous en envoyons copie (1). Nous ne doutons pas qu'ils ne partagent les sentiments qui vous animent et votre zèle à défendre la cause commune. Nous estimons, nous aimons comme vous le civisme et les talents de Pichegru (2). Nous nous reposons sur votre dévouement civique avec une confiance entière. Faites ce que vous inspirera l'amour de la concorde et de la patrie et que la République triomphe.

Robespierre. Billaud-Varenne. B. Barère

(A. N. A F-II, 244. — De la main de Robespierre. — A. Aulartl, o. c, IX, 753-754.)

ceci

Robespierre à Saint-Just et à Lebas

Paris, 9 nivôse l'an II de la République Amis.

J'ai craint, au milieu de nos succès, et à la veille d'une victoire décisive, les con'séquences funest.es d'un malentendu eu d'une rhisérable intrigue. Vos principes et vos vertus m'ont rassuré. Je les ai secondés autant qu'il étoit en moi. La lettre que le comité de Salut public vous adresse en même temps que la mienne vous dira le reste. Je vous embrasse de toute mon âme.

Robespierre.

(Bibliothèque de Nantes. — Cîollectlon Dusasl-Matifeux, n" 19. — Cité par E. Maniel, o. c. TTI, 035.)

(1) Voir 1.1 Ifttro (lu Comité «lu 7 nlvô.sc mu If. A. Aulartl, o. r. IX, (!98-e99.

(2) PicbeKi-u avait été nommé commandant on chef de l'année du Rhin, le 3 «xfobrp, À la aulte de In prise j):>r l'ennoml dis llpnes de Wls.sombourg.

GGGII

Le Comité de Salut public au rédacteur du Moniteur

Au sujet des fautes d'impresision, présentées dans le Moniteur du 7 nivôse, dans la copie du rapport fait au nom du Comité de Salut public sur les Principes du gouvernement révolutionnaire.

Robespierre, Collot d'Herbois, B. Barère.

{Moniteur du 10 nivôse an II, XIX, 84.)

OGGIII Soulavie (I; à Robespierre (sans date)

11 dénonce Kellermann et envoie des pièces contre lui. Il se plaint des résidents en Valais. 11 réclame l'expulsion de tous les élrang^ers, un pou plus de langage d'hunianilé et de bienfaisance, un ministre des affaires étrangères anti-anglais et anti-autrichien.

11 annonce une conspiration contre la République et la Convention, il dénonce Kellermann, raconte sa réception dans le Valais.

11 signale à Robespierre les généraux, les négociants, les prêtres et les riches, qui peuvent tout culbuter, tout ruiner de fond en comble.

(J'((lticis inédits. I. 122 à ISO.)

CCCl\ Gravier à Robespierre (sans dat'-

11 signale des rassemblements de prêtres ifiraciauf^ et autres personnes isuspectes au château de Vennesl (2) dans la Meurthe.

(Pap. incdits, II, 197.)

GGCV

Le colonel suisse de Weiss, bailli de Mondon à Robespierre i^sans date

11 demande la liberté d'un de ses parents, récemment arrêté : Aug. Roguin, bourgeois d'Yverdon, associé à la mai- Ci) Soulavie (1752-181;!), ministre de France à Genève. (2) Peut-être Vennezey, ar. de Lunéville, c. de Gerbévlller.

son de Illens, Van Berchem et Roguin, suisses et armateurs à Marseille, où il habite depuis huit afis.

{Papiers inédits, I, 226-230.)

GGGVI

Duelle à Robespierre (9 nivôso an II)

Il demande des nouvelles de sa dénonciation au Comité de sûreté générale sur des faits intéressant essentiellement ia chose publique.

(Hibliotli. de Nantes. — Collection Dugasi- Matifeux, n° 212.)

COCVII Godefroy à Robespierre (Courtalain. 10 nivùso an H) '

Député de l'Oise envoyé dans l'Eure-et-Loir, Godefroy critique l'œuvre de déchristianisation, «Les comités sont, composés en majeure partie de bons citoyens, .mais parmi eux il y a encore de ces hommeis faux ou intrigants qui croient servir la chose publique en propageant des principes d'athéismie, que je regarde comme très dangereux, d'autant qu'ils les portent à troubler l'exercice du culte... ces hommes aveugles qui se targuent fièrement du nom de philosophes tombent en contradiction avec eux-mêmes... Il faut que le décret sur la liberté des cultes ait son exécution et que le peuple sache co.mment il peut exercer son culte lorsque des effrénés de sa commune ou des envii'ons se permeltroni d'éluder la loi et se serviront de ])rétenduis prétextes de philosophie et de progrès <le la raison pour vouloii' a'ss(M*vir à leur système t^Jul ce qui les environne. »

(P.il»li(itliè(|m' dt' .Nantes. — Collection Dn- .i,'a.st-]\Iatifeu.\, n° 23S. — Cité en partie j.ar K. Haniel, ITT, 229.)

GGGVIII

Le Comité de Salut Public à Hérault de Séchelles, ex-représentant dans le Haut-Rhin et membre du Comité de Salut Public.

Paris, il nivôse an II Gitoyen collègue, Tu avais été dénoncé à la Gonvcnlioii nationale. <|ui nous avait renvoyé celte dénonciation. Nous avons besoin de savoir

bi lu persistes dans la démission que tu as, dit-on, offerte hier à la Convention nationale. Nou's le prions d'opter entre la persévérance dans la démission et un rapport du Comité sur la dénonciation dont tu as été l'objet ; car nous avons ici un devoir à remplir. Nous attendons ta réponse écrite dans le jour, ou demain au plus tard (1).

COLLOT d'HeHBOIS. HuiiKSPlERRE. BiLLAUU-VaRENNE.

Garnot, B. Barère.

(A. X. A F-II, 22. — De la main de Kol>esplerre. — A. Au lard, o. c, IX, 774.)

COGI.X Jullien à Robespierre Loi-ii'ul. i;i nivôse au II

Vive criticpie de Carrier qui a donné sa confiance à des hommes qui (jnt pillé, tué, brûlé, les a déclarés inviolables et a défendu de reconnaître Tréhouarl pour représentant du peuple. " iiiK' parcilh^ conduite est révoltante ».

(Ueîxistre de .Tuliien, p. 142-143. — A. N. Aiicitii F-1S/411. — Courtx>is, o. c, <'VII (m), 1». 3e>3-364. — Cité par Loi'liroy, o. c, p. 169, avec omission (lu dernier iiaragraphe. )

GCCX

Daubigny 2 à Robespierre (l.{ nivôse an IT

Il envoie les placards de Vincent contenant -a vie et sa ]M(ifi'>.<i(tn (h» fdi.

GGGXI

Peys et Rompillon (3 à Robespierre (St-Calai.><. 15 nivôse an II)

En faveur de la société populaire et des patriotes opprimés, « l'esprit public est jterdu par l'or e( l'intrigue des honnêtes gens. »

(A. X. F-7/4435. — Comtois, XX, 117- 119.)

(1) Tour l'intellig^ence de cette lettre, voir l'étxide de M. A. Mathiez, sur Hérault do .Séchelles, dans Etudts robespierristes, l""' série.

(2) .\dJoint au ministre de la gueri'e.

l3) Pié.'îident et secrétaire du comité de .surveillance de Saint-Calais.

GGGXII

Jullien à Robespierre (Lorienl, 19 nivôse an II)

Il dénonce le contre-révolutionnaire Guerrard, agent du ministre. Il critique Bréard, Tréhouart, faible et au-dessous de sa place, Garrier qui a méconnu les pouvoirs de la Gonvcntion dans celui qu'elle avait envoyé et dont il a voulu annuler le caractère. Il s'est associé au délit de ses agents par son opiniâtreté à les soutenir. 11 faut « envoyer un agent de la commission des subsistances dans chaque département pour vérifier sur les lieux l'état de la production et de la consommation, et en faire un tableau général ». La France sei-a ainsi plus facilement alimentée.

(Registre de Jullien, p. 174-175. — I^ockroy, 0. c, p. 209-211.)

GGGXIII

Le Comité de Salut Public à Gouly, Représentant dans l'Ain et en Saône-et-Loire, à Bourg

Paris (19 nivôse an 11) 8 Janvier 1794.

Gitoyen collègue, Le Goniité de salut public, pour donner au gouvernement lévolutionnaire un mouvement prompt, exact, égal et fort, conformément à la loi du 14 frimaire, a nommé pour cette organi'sation plusieurs de nos collègues dont chacun dirigera ses opérations sur deux départe.ments à la fois. Le citoyen Albitte a des pouvoirs pour ceux de l'Ain et du Mont-Blanc. Tous les autres représentants du peuple en mission dans ces différents départements devront rentrer au sein de la Gonvent.jon, où ils deviennent nécessaires. Nous te prévenons, citoyen collègue, de ces nouvelles dispositions. Le Gomité pense que l'objet spécial de la mission qui t'a été confiée par le décret du 14 frimaire, relatif à la pétition du citoyen Sii-iat, est rempli (1). Dans le cas où il resterait quelques insliiiclions à prendi'f. notre collègue .Mbilte, en dirigeant l'orga-

' I ' '■'■ \.u|-,.-.|, -,. r^ IN, HT. Ils.

liisatioii du gouvernement révolutionnaire, pourra se charger de les recueillir.

Salut et fraternité.

(A. .\. A F-II, 37. — De la main de ltolM?.siiierre. — A. Aulard, o. c, X, 126.)

GGCXIV

Le Comité de Salut Public à Âlbitte, Représentant du peuple à Commune Affranchie

Paris, 10 iiivose an II-8 janvier 1794.

Citoyen collègue.

Le Comité de salut public a ix'usé qu'avant de quitter le poste que tu occupes et do rentrer à la Convention, tu pourrais, en visitant les départements du Mont-Blanc et de l'Ain, j mettre en vigueur le gouveincment révolutionnaire, en coniséquence de l'arrêté ci-joint (1), Ces opérations te seront d'autant plus faciles que les observations que tu as pu faire depuis ton séjour à Commune-Affranchie doivent l'avoir mis en état de connaître l'esprit public de ces deux départements, et que .mieux qu'un autre lu pourras concerter avec les mesures prises par tes collègues à Commune-Affranchie celles qui sont nécessaires pour donner au gouvernement i-évolutionnaire toute la force et l'activité qu'il doit avoir conformément à la loi du l-'i frimaire. Tu pourras quitter Commune-Affranchie dès que Méaulle, que le Comité a choisi pour te remplacer, sera arrrivé.

Tu as paru désirer toi-même un changement de position, et la destination que nous t'indiquons, citoyen collègue, te conviendra d'autant mieux qu'il y aura moins de fatigue que dans celle des Pyrénées que tu nous indiquais, et que tu nous as dit que ta santé n'était point encore tout à fait rétablie.

Salut et fraternité,

(A. N. A F-II, 37. — De la main de Itobespierre. — A. Aulard, o. c, X, Vil.)

(1) Cf. Aulaicl, IX. 746, no\^- 1.

r.ccxv

Le Comité de Salut Public à Petitjean, Représentant à l'Armée des Alpes à Grenoble

Paris, 19 nivôse.

Citoyen collègue.

Le Comité de salut public te fait passer pn arrêté qui tend à donner au gouvernement révolutionnaire une action prompte, exacte et forte (1), Il t'a choisi pour org-aniser ce gouvernement dans les départtnnents de l'Allier et de la Creuse.

Les représentants du peuple à Commune-Affranchie, usant des pouvoirs qui leur ont été confiés pour les départemimts environnants, ont déjà procédé à l'épuration de plusieurs administrations du département de l'Aliiej*. Ces opérations :-ont approuvées par le Comité. Concerte-toi donc a\ec tes collègues en passant à Commune-Affranchie. Les instructions que Fouché a acquises relativement au départerncnt de l'Allier, où il a résidé long-temps, te seront d'autant plus utiles qu'animé des mêmes principes, les mêmes effets doivent résulter de votre commune énergi(\

Salut et fraternité.

(Aivli. Nat. A F-II, 37. — De lu main de Ko1)esi)ieri*e. — A. Aiilard, o. c, X, 127-12S.)

COCXVI Duquesnoy à Robespierre (Bonio-s (2), 23 nivôse an TI)

Il sera bientôt rétabli et tleinande s'il doit relounier à l'armée ou à la Convention.

(Hibliotli. (Iv Xaiitt's. ■ — Cdllwtioii Dnffast-MaliCoux, ii" ',10.)

Amans, aide de camp à la prison du Luxembourg à Robespierre

(:Jâ iiivùs(> an II)

I)(''ii(iiiri;iliiiii cuiih'f Dillun.

(A. \. F-7/443(i. — <N>urt<)is, XXX, 143- 14;"» et l'tiiiiiifi iurilits, I, 141-144.)

(1) !..• iU-rvr{ ilu M frliiuilic nn II.

(2) HoffloH, PaB-(1t-CnlaI», an: de Saint-Pol. c. <rAuxi-l(>-ChAtonu.

GCCXVIII

Chabot à Robespierre

Au Hft-ret (lu Luxembourg, 2G nivùrse au 11;

Après .avoir dénoncé Fabro d'Bglantine, il affirme qu'il Ignorait l'existence du faux décret signé par Delaunai et ■J'Eglantine, La marche d'Amar dans cette affaire tendait à sauver Delauuai et à perdre Ciiabot seul. Il prie Robespierre ce ne pas perdre de vue ces faits lorsqu'il donnera son avis sur les conclusions du rapporteur. « J'ai toute ma confiance en ta justice, et elJe a augmenté à la lecture de tes discours c'iix JaiMjJjins. »

(Pièces trouvées chez Robespierre, p. 54- 50. — Cité par A. Matlilez, o. c, p. 29'i-

cncxLX

Julllen à Robespierre (Lorient. 2(5 nivj'ise an W

Les travaux du port acquièrent une grande activité, la société popuiiiire énergique et bien régénérée, a empêché la Vendée dans le Morbih.ui. Il dénonec jr député MirliH] rjui a prêché le fédéralismr.

(Ilefristre de .lullieii, 177-17S. Cité incon.plètemetit par Lot-kroy, p. 215. — Pi'y piers hu'dUs, III, .53.)

ITA.W ' Cousin à Robespierre (Cos.sé, 21 nivAse an II

Cousin, T' sergent à la 3' Compagnie du 7" bataillon de Paris, sollicite une place dans une commission militaire, en raison des fatigues éprouvées dans la guerre de Vendée. Il est père de famille et ne veut rentrer, ainsi que .ses deux fils, dans ses foyers, « que lorsque les tyrans d'Europe «seront tous extirpés. »

(A. N. F-7/4436. — Courtois, LXXIV, p.

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