‹ Œuvres complètes (volume 5)Chapitre 19 sur 51 · Papiers inédit-i, III · texte numérisé non relu

Papiers inédit-i, III

GGCXXI

Général Diéche à Robespierre (Strasbourg. 28 nivôse an II)

Il expose la situation à Strasbourg : « Leis aristocrates lèvent le nez, les assignats .baissent, les denrées augmentent excessivement. Dans les campagnes on réfuse le papier... Il eist temps qu'on s'occupe extraordinairement des mesures révolutionnaires à prendre pour extirper l'aristocratie et le fanatisme. »

{Papiers iucdits, III, 58-59.)

GOGXXII

Hecquet, Queinec, Ruault, St-Prix, Delamare, Blad, Vincent, députés, à Robespierre (La Force, 29 nivùse, an II)

« Nous avons emporté du sein de la Convention et nourri dans notre captivité un sentiment profond de reconnaissance excité pa?' l'opposition généreuse que tu formas, le 3 octobre, à l'accusation qui fut proposée contre nous. La mort aura flétri notre cœur avant que cet acte de ta bienfaisance en soit effacé... Trompés par des événements dont nous ne pénétrâmes ni TobjeL ni le motif, nous fumes égarés mais nous ne le fumes qu'un moment... Quatre mois d'une détention rigoureuse ne sont-ils point une expiation suffisante à cette erreur? Si nous étions rappelés (à la Convention) tu nous verrais, fidèles aux principes républicain.-?, animés par ton exemple, échauffés par le feu de ton patriotisme, marcher d'un pas ferme et ccmstant sur la ligne de la Révolution. »

(Blbliothèqii>e de Nantes. — Collection iHiCTst-MiitlfeuN-, n" 21. — Citée en partie pur E. lljunel, o. c, III, p. 157.)

cacxxiii

Boissel à Robespierre (I"' |iliivin"ii' an ÎI^

11 prute-te contre son exclusion de la société des .J;icoJ)ins. l'our rinq)ression du Jourmil tic la Monlarfnr, il a donné la

colllîI•;^^l'(J^•DA.^"(:E de Robespierre 245

préféi'ence à Février qui a olîcrt un prix inférieur de moitié cl celui de Nicolas, lequel n'a pa< cessé de l'injurier. Il a été exclu peu après sans avoir été entendu.

{Papiers inédits, III, 90-93.)

GGGXXIV

Mallarmé à Robespierre (Har-sur-Oinain, 3 jtlnviôse an II)

Il dénonce les intrigues de Brico et de Manger, et demande ce les faire surveiller.

(Bibliothèque de Nantes. Collection DufTiist-Matifeux, n" 156.)

GCGXXV Patterson à Robespierre (Boulogne-sur-mer, i phivi(Vse an II)

Il proteste contre les injures lancées au caraetère anglais. Ce n'est pas la calomnie qui éclairera le peuple anglais, il faut lui faire voir sa servitude avec bienveillance.

(Papiers inéfUts, II, 175-178.)

GCGWVl Gomaire à Robespierre Paiis. i pluviôse an H

Il assure avoir toujours été parmi les plus ardçnts défenseurs de la Révolution.

(Hlhliotliwiue (le Nantes. rolIe<'tion Diiira.st-Matifeux, n" 293.)

OOCXXVII

Jullien à Robespierre (Nanlos, 10 pluviAse an II

Il vient de parcourir les districts du Morbihan ; presque partout le fanatisme, et le modérantisme dominent. Les lois révolutionnaires ne sont pas plus exécutées que s'il n'y avait:

jamais eu de Révolution, les assignats sont méconnus et t agiotage infecte jusqu'aux campagnes. Les jeunes gens de ia 1" réquisition sont moins regardés comme des défenseurs que comme des ennemis de la liberté. Les uns ont arboré la cocarde blanche, les autres ont fait entendre le cri de : viv le Roi(l).

Il vient de quitter Lorient qu'il a reiiJu • aussi monfagnarde qu'elle pouvait l'être. Il est urgent de faire exécuter la mesure qu'il a proposée au Comité de Salui Public : 1,'éloignement des réquisitions qui seront remplacées par d'aulros venues de climats opposés. Cette mesure est surtout indispensable en Bretagne. Les Bretons, longtemps courbés sous le joug de la féodalité, ont besoin d'aller s'instruire et se républicaniser hors de leurs foyers où tout les attache encore à ieurs préjugés, à leurs habitudes, à leur ignorance. Ils iront s identifier avec les habitants des autres )iarties de la République et reviendront bons républicains, sachant parler français, ayant quelque teinture des arts et surtout de l'agriculture, trop négligée chez eux. Il faudrait que le dessechrmcnt fies marais fut confié aux réquisitionnaires du Nord qui viendraient remplacer ceux de l'Ouest. Jullien a combattu lo fanatisme par le seul langage de la raison. Dans chaque village, il faudrait des garnisons républicaines, les habitants fratei'uiseront avec les soldats et seront amenés au républicar.isme dont ils sont bien loin, car on peut les dire à v.n siècle en arrière de la Révolution. « Envoyons de Paris dans ces parages reculés des révolutionnaires propi'cs à diriger l'opinion et à instruire le peuple et appelons à Paris les patriol.es ce ce pays auxquels seront donnés des emplois momentanés qui les fixent quelque temps an point central dr- la République. C'est à Paris seulement, dans ce foyer révolutionnaire que peuvent se former les ardents apôtres de la Révolution, c'est là qu'iront s'électriser ceux qui reviendront ensuite dans leurs communes respectives électriser leurs concrtoyens. Vous avancerez de plusieui's années les progrès de l'esprit public par ce troc utile des i)atrioles des déparlements appelés à Paris <'l di'^ p;ilrioti'< d»' ]"*;u'is ;ippt']é< flaii< les (|é]);irlemenls.

(Kf^risirc (le .lullit'ii. p. llM-lStti. - - l.ockn».\, <). f.. 1210-221 iivir liii-uiu^.)

(1) PHt'ikKriiplu- tiim ii'pi'odiilt ii.'ir liOckfoy.

CGGXXVIII

Gravier (1) à Robespierre (13 pluviôse an II)

Il rapporte que la veille, il a été dit, aux Gordeliers, qu'il ne fallait plus reconnaître le Comité de Salut Public, car il ne voulait pas terminer ralîaire de Vincent et de Ronsin. Il apprend que Massieu, évêque de Beauvais, et Leroy, maire de Givet, dont il a épousé la fille, font emprisonner tous les bons patriotes.

(Papiers inédits, II, 196-197.)

GGGXXIX Gravier à Robespierre (sans date,

Il isignale des rassemblements suspects aux environs de Toul et Nancy.

(Ibid., II, 197-199.)

GGGXXX Buissart à Robespierre (Arras, 14 pluviôse an II)

Il approuve la conduite de Joseph Lebon, il insiste pour que les ex-nobles, les prêtres et moines soient exclus de toutes les fonctions publiques et des sociétés populaires, et que dans celles-ci aucun fonctionnaire ne soit admis. L'obéissance au maximum « nous rend la victime de la désobéissance des communes qui nous environnent... Il faut tuer 1 aristocratie mercantile, comme on a tué celle des prêtres et des nobles ; les communes avec un comité de subsistances et de marchandises doivent seules être admises à faire le commerce. »

(A. N. F-7/4436. — Courtois, LXXXV, 278. — Papiers inédits, I, 252-253.)

GGGXXXI

Jullien à Robespierre (Angers, 15 pluviôse an II)

Les généraux perdent leur temps à Nantes et ne dissimulent pas leur système de prolonger la guerre, Jullien continue

(1) Juré au tribunal révoluUonnaire.

■de dénoncer Carrier, qui vit au sein des plaisirs; «l'esprit

public est étouffé, la liberté n'existe plus... Rappelez Carrier ».

Il faut éteindre la Vendée, réprimer les élans despotiques de

Carrier.

(Registi-e de Jullien, p. 198-199. — Non citée par Lockroy. — A. N. Ancien F-18/413. — Courtois, GVII (') 362- 363.)

GGGXXXII Jullien à Robespierre (Tours, 16 pluviôse)

« On veut éterniser la guerre de Vendée... D'un 'CÔté l'on pille et de l'autre on tue la République... Carrier s'est très mal entouré, il a rebuté les républicains... » Parlant des noyades, Jullien ajoute : « Il m'a dit à moi-même qu'on ne révolutionnait que par de semblables mesures et il a traité d'imbécile Prieur (de la Marne) qui ne savait qu'enfermer les suspects... Il faut sans délai rappeler Carrier. »

(Registre de Jullien, p. 199-200. — Lockroy, 0. c, 225-229. — A. N. Andeu F-18/411. — Courtois, CVII (k), 359- 362.)

GGGXXXII I

Uber, président du tribunal révolutionnaire de St-Quentin, à Robespierre (16 i)luviAse)

La République, dit-il, n'est plus en danger, il faut la faire aimer. « J'imp'loré les principes dans l'affaire Daumale »... « Prend.s garde airx ministrti-; du culte protestant, j'en vois qui ont de tiéres préicnlions. »

{Papwrs wcdits, t. I, pp. 364-365.)

GGGXXXIV Augustin Robespierre à X (Vcsnnl, Ki pliiN ii'isc an II)

(Ciitulogue Clmraviiy, sept. 1900, p. 29, n" 57889. — Cité par H. Flelsohmann,.

(1) La Ifttro n'est qu'Indiquée sanH .uicuno nnnlyse.

GGGXXXV Lechesne à Robespierre (18 pluviôse an II.

Il sollicite une place dans les bureaux du comité de Salut Public d'où il vient d'être exclu.

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